‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 15 sur 174 · LA SARIGUE · texte numérisé non relu

LA SARIGUE

La sarigue nous offre un admirable modèle d'amour maternel, et la nature semble l'avoir créée pour montrer aux mères les devoirs que ce beau titre leur impose. Elle a une poche placée à la partie inférieure du ventre; c'est laque séjournent ses petits jusqu'à ce qu'elle les juge assez forts pour se passer de son assistance. Rien n'est plus intéressant à observer qu'une sarigue environnée de ses petits, au moment où quelque bruit sinistre vient éveiller sa sollicitude : elle se dresse sur

ses pattes de derrière, et, par un cri d'alarme, elle avertit ses petits ; les plus forts accourent les premiers et d'eux-mêmes se précipitent dans la poche de refuge ; elle aide les plus petits à y monter, en les saisissant avec la gueule ; puis elle se met à fuir aussi vite que le lui permet son cher fardeau. Quand on parvient à Papprivoiser, ce qui est d'ailleurs assez facile, elle laisse approcher ceux qui ont gagné sa confiance ; elle leur laisse visiter et même prendre ses petits jusque dans cette poche. Elle est facile à nourrir et d'un naturel très doux, ce qui la rendrait très propre à la domesticité, si Todeur infecte qu'elle répand n'éloignait, presque autant que sa laideur, du désir de l'élever.

L€s^ élèves traduiront cette dictée au pluriel, en prenant

Page 1