LA SARIGUE
La sarigue nous offre un admirable modèle d'amour maternel, et la nature semble l'avoir créée pour montrer aux mères les devoirs que ce beau titre leur impose. Elle a une poche placée à la partie inférieure du ventre; c'est laque séjournent ses petits jusqu'à ce qu'elle les juge assez forts pour se passer de son assistance. Rien n'est plus intéressant à observer qu'une sarigue environnée de ses petits, au moment où quelque bruit sinistre vient éveiller sa sollicitude : elle se dresse sur
ses pattes de derrière, et, par un cri d'alarme, elle avertit ses petits ; les plus forts accourent les premiers et d'eux-mêmes se précipitent dans la poche de refuge ; elle aide les plus petits à y monter, en les saisissant avec la gueule ; puis elle se met à fuir aussi vite que le lui permet son cher fardeau. Quand on parvient à Papprivoiser, ce qui est d'ailleurs assez facile, elle laisse approcher ceux qui ont gagné sa confiance ; elle leur laisse visiter et même prendre ses petits jusque dans cette poche. Elle est facile à nourrir et d'un naturel très doux, ce qui la rendrait très propre à la domesticité, si Todeur infecte qu'elle répand n'éloignait, presque autant que sa laideur, du désir de l'élever.
L€s^ élèves traduiront cette dictée au pluriel, en prenant