LES PLANTES
Admirez les plantes qui naissent de la terre; elles fournissent des aliments aux hommes sains et des remèdes aux malades. Leurs espèces et leurs vertus sont innombrables : elles ornent la terre; elles donnent delà verdure, des fleurs odoriférantes et des fruits délicieux. Voyez ces vastes forêts : elles paraissent aussi anciennes que le monde. Ces arbres s'enfoncent di^ns la terre par leurs racines, et leurs branches s'élèvent vers le ciel , leurs racines les d^/enrfenif contre les vents et trémf chercher, comme par de petits tuyaux souterrains, tous les
SUCS destinés à la nourriture de leur tige ; la tige ellemême se revêt d'une dure écorce, et le bois tendre est mis à Tabri des injures de l'air; les branches distribuent par divers canaux la sève que les racines avaient réunie dans le tronc. En été, ces rameaux nous protègent de leur ombre contre les rayons du soleil ; en hiver, ils nourrissent la flamme qui conserve en nous la chaleur naturelle. Leur bois n^est pas utile que pour le feu ; c'^est une matière solide, à laquelle la main de Fhomme donne sans peine toutes les formes qu'il lui plaît. De plus, les arbres fruitiers, en penchant leur rameaux vers la terre, semblent oiïrïr leurs fruits à l'homme. Les arbres et les plantes, en laissant tomber leurs fruits ou leurs graines, se préparent autour d'eux une nombreuse postérité* La plus faible plante, le moindre légume contient enpe* lit volume, dans une graine, le germe de tout ce qui se déploie dans les plus hautes plantes et dans les plus hauts arbres. La terre, qui ne change jamais, fait ioixa ces changements dans son sein.
Regardons maintenant ce qu'on appelle l'eau. Cest un corps liquide et transparent. D'un côté, il couk^ il échappe^ \\ s* enfuit; de l'autre, W prend toutes les formes des corps qui l'environnent, n'en ayant aucune par luimême. Si l'eau était un peu plus raréfiée, elle deviens drait une espèce d'air ; toute la surface de la terre serait sèche et stérile, et il n'y atirat^ autre chose que des animaux volatiles.
Les élèves traduiront cette dictée en donnant la forme de /'interrogation à tous les verbes en italique.
Admirez les plantes qui naissent de la terre; ne fournissent-elles pas des aliments aux hommes sains et des remèdes aux malades? Leurs espèces et leurs vertus ne sont-elles pas innombrables? û'ornent-elles pas
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la terre? ne lui donnent-elles pas la verdure, des fleurs odoriférantes et des fruits délicieux? Voyez ces vastes forêts : ne paraissent-elles pas aussi anciennes que le monde? Ces arbres ne s'enfoncent-ils pas dans la terre par leurs racines, et leurs branches ne s'élèvent-elles pas vers le ciel? leurs racines ne les défendent-elles pas contre les vents, et ne vont-eljes pas chercher, comme par de petits tuyaux souterrains, tous les sucs destinés à la nourriture de leur tige? la tige elle-même ne se revêt-elle pas d'une dure écorce, et le bois tendre n'est-il pas mis à l'abri des injures de l'air? les branches ne distribuent-elles pas par divers canaux la sève que les racines avaient réunie dans le tronc? En été, ces rameaux ne nous protègentrils pas de leur ombre contre les rayons du soleil? en hiver, ne nous fournissent-ils pas la flamme qui conserve en nous la chaleur naturelle? Leur bois n'est-il utile que pour le feu? n'est-ce pas une matière solide, à laquelle la main de l'homme donne sans peine toutes les formes qu'il lui plaît? De plus, les arbres fruitiers, en penchant leurs rameaux vers la terre, ne semblent-ils pas offrir leurs fruits à l'homme? Les arbres et les plantes, en laissant tomber leurs fruits ou leurs graines, ne se préparentils pas autour d'eux une nombreuse postérité? La plus faible plante, le moindre légume ne contient-il pas en petit volume, dans une graine, le germe de tout ce qui se déploie dans les plus hautes plantes et dans les plus hauts arbres? La terre, qui ne change jamais, ne fait-elle pas tous ces changements dans son sein?
Regardons maintenant ce qu'on appelle l'eau. N'estce pas un corps liquide et transparent? D'un côté, ne coule-t-ii pas, n'échappe-t-il pas, ne s'enfuit-il pas? de l'autre, ne reprend-il pas toutes les formes des corps qui l'environnent, n'en ayant aucune par lui-même?
Si Teau était un peu plus raréfiée, ne deviendrait-elle pas une espèce d*air? toute la surface de la terre ne serait-elle pas sèche et stérile, et y aurait-^il autre chose que des animaux volatiles?
Cent vingtième Exercice