LA TERRE
La terre, si elle était bien cultivée, nourrirait cent fois plus d*hommes qu'elle n'en nourrit. L'inégalité môme des terroirs, qui paraît d'abord un défaut, se tourne en ornement et en utilité. Les montagnes se sont élevées et les vallons sont descendus en la place que le Seigneur leur a marquée. Ces diverses terres, suivant les divers aspects du soleil, ont leurs avantages. Dans les profondes vallées, on voit croître l'herbe fraîche pour nourrir les troupeaux ; auprès d'elles s'ouvrent de vastes campagnes, revêtues de riches moissons. Ici des coteaux s'élèvent en amphithéâtre, et sont couronnés de vignobles et d'arbres fruitiers; là, de hautes montagnes vont porter leur front glacé jusque dans les nues, et les torrents qui en tombent sont les sources des rivières. Les rochers, qui montrent leur cime escarpée, soutiennent la terre des montagnes, comme les os du corps humain en soutiennent les chairs. Cette variété fait le charme des paysages, et en môme temps elle satisfait aux divers besoins des peuples.
Les élèves donneront à ce devoir la forme de rinterrogation négative.
Nota. Ce devoir et les qaatre suivants diffèrent des précédents, en ce qu'ici nous laissons à l'élève le soin de trouver lui-môme les verbes qui sont susceptibles de changer de forme.
La terre, si elle était bien cultivée, ne nourrirait-elle
PERMUTATIONS. — LtVRB DU MaItRE. 8
226 LIVRE DES PEEMUTATIONS.
pas cent fois plus d'hommes qu'elle n*en nourrit? L*i« négalité même des terroirs, qui parait d*abord un défaut, ne se tourne-t-elle pas en ornement et en utilité? Les montagnes ne se sont-elles pas élevées et les vallons ne sont-ils pas descendus en la place que le Seigneur leur a marquée? Ces diverses terres, suivant les divers aspects du soleil, n'ont-elles pas leurs avantages? Dans les profondes vallées, ne voit-on pas croître Therbe fraîche pour nourrir les troupeaux? Auprès d'elles de vastes campagnes ne s'ouvrent-elles pas, revêtues de riches moissons? Ici des coteaux ne s'élèvent-ils pas en amphithéâtre, et ne sont-ils pas couronnés de vignobles et d'arbres fruitiers? Là, de hautes montagnes ne vont-elles pas porter leur front glacé jusque dans les nues, et les torrents qui en tombent ne sont-ils pas la source des rivières? Les rochers, qui montrent leur cime escarpée, ne soutiennent-ils pas la terre des montagnes, comme les os du corps humain en soutiennent les chairs? Cette variété ne fait-elle pas le charme des paysages, et en même temps ne satisfait-elle pas aux divers besoins des peuples?
Cent vingt et unième Exercice