LES VÉGÉTAUX MARINS
Quand les vents contraires ont éloigné un navire de sa route, quand Téquipage a consommé toutes les provisions, une mort affreuse paraît inévitable et un découragement profond accable les matelots les plus hardis. Tout à coup le pilote aperçoit des herbes marines, formant comme une épaisse forêt à la surface de Teau; l'espérance ranime les matelots. Ces hommes, qui allaient mourir de faim, arrachent les longues tiges et les racines de ces plantes bienfaisantes et en raniment leurs forces épuisées. Peu de temps après, la direction du vent est changée ; quelques tiges de ces misérables fucus, qui, lorsque la mer les rejette sur ses rivages, ne sont jugés propres qu'à servir d'engrais pour nos campagnes, ont sauvé le navire et l'équipage.
On peut aussi compter parmi les végétaux marins le corail, que les bijoutiers emploient souvent, et dont les pierres précieuses elles-mêmes ne surpassent guère l'éclat. A la vérité, les naturalistes regardent cette production brillante comme appartenant au règne animal ; mais ce sera toujours un arbre pour ceux aux yeux do qui on le présentera pour la première fois.
Les élèves mettront au passif tous les verbes en italique.
Quand un navire a été éloigné de sa route par les vents contraires, quand toutes les provisions ont été consommées par l'équipage, une mort affreuse paraît inévitable et les matelots les plus hardis sont accablés d'un découragement profond. Tout à coup des herbes marines, formant comme une épaisse forêt à la surface de Teau, sont aperçues par le pilote ; les matelots sont ranimés par l'espérance. Les longues tiges et les racines de ces plantes bienfaisantes sont arrachées par ces hommes qui allaient mourir de faim, et leurs forces épuisées en sont ranimées. Peu de temps après, la direction du vent est changée ; le navire et l'équipage ont été sauvés par quelques tiges de ces misérables fucus, qui, lorsqu'ils sont rejetés par la mer sur ses rivages, ne sont jugés propres qu'à servir d'engrais pour nos campagnes.
Le corail, qui est souvent employé par les bijoutiers, et dont l'éclat n'est guère surpassé par les pierres précieuses elles-mêmes, peut aussi être compté parmi les végétaux marins. A la vérité, cette production brillante est regardée par les naturalistes comme appartenant au règne animal ; mais ce sera toujours un arbre pour ceux aux yeux de qui il sera présenté pour la première fois.
Cent vingt-neuvième Exercice