‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 50 sur 174 · LES CASTORS · texte numérisé non relu

LES CASTORS

Les castors Qxécutent da» trav^u» 5i parfait?, il y a tant de calcul dans leurs plans, tant de précision dans leur exécution, qu'on ne saurait leur refuser une intelligence supérieure, Mais ils ne déploient leurs rares talents que dans un état de pleine liberté; s'ils viennent ^ craindre les poursuites de l'homme, ils ne songent plus à bâtir et ils vivent solitaires. Ils n'ont pas de saisoi^ fl^Q pour commencer leurs travaux ; ils ouvrent leurs ateliers plus tôt ou plus tard, selon que l'édifice qu'ils se proposent de construire doit être plus ou moins considérable. Lorsqu'une inondation subite vient enlever leurs digues et leurs cabanes, ils se remettent à l'ouvrage dès que les eaux baissent et consacrent aux fatigues le temps qu'ils devaient passer au milieu des plaisirs et des douceurs de la vie domestique. Los castors sont moins fins que le renard, moins prudents que l'éléphant, moins spirituels que le chien ; ils commercent difficilement avec l'homme; leurs qualités sont, pour ainsi dire, tout intérieures, et ils ne les développent que dans leurs rapports avec ceux de leur espèce. Ils furent longtemps regardés comme des animaux peu industrieux et dédaignés par les savants eux-mêmes, qui n'avaient pas suffisamment étudié leurs habitudes. Aujourd'hui que des observateurs plus attentifs nous ont révélé leurs talents, ils sont le symbole du travail, de l'activité et de l'industrie.

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Trente-quatrième Exercice

LE» CASTORS (mte)

Pour asseoir les fondements de Tédifice qu'ils veulent construire, les castors commencent par couper plusieurs arbres de diverses grosseurs. Ils les rongent au pied de manière à les faire tomber dans la rivière où ils ont résolu de se faire une demeure. Ensuite ils coupent avec leurs dents les branches superflues et enlèvent Técorce, qui empêcherait le bois de se durcir. Puis ils vont chercher, souvent fort loin, de la terre argileuse ; ils en remplissent tous les interstices restés vides, et, se servant de leur queue comme d'une truelle, ils battent cette terre, la rendent compacte et unie, maçonnent le tout avec une solidité et une perfection qui égale presque les travaux de Thomme. Si la nature n'avait pas chargé leur corps d'écaillés et de poils; s'ils avaient le don du toucher dans tous leurs membres, comme nous; si leur main, applicable comme la nôtre sur toutes les faces des objets les plus irréguliers, leur permettait d'opposer un de leurs doigts à tous les autres, ils nous surpasseraient peut-être en habileté et feraient des ouvrages plus grandioses, plus durables que les nôtres.

Les élèves traduiront cette dictée au singulier, en prenant pour titre:

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