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Taiséz-vous, pauvre raisonneuse. Ce qui était bon hier pour vous est encore bon en lui-même, mais ne vous vu plus. Vous ne le voyez pas, vous, Dieu le voit, il agit en conséquence. |
Ah ! si c'était bien la gloire de Dieu que vous cherchez dans ces communions, dans ces prières, dans ces mortifications, vous pourriez éprouver une certaine contrariété mais vous ne murmureriez pas. Allez bien au fond de votre âme, c’est moins la privation de la mortification ou de la communion qui vous occasionne ce murmure, que la déception que vous éprouvez. Il y a, dans vos murmures, plus d'amour propre que de regret.
2 N'avoir pas assez d'horreur des plus petits manquements volontaires.
Pour rester unis il faut se ressembler ; or Dieu, la pureté même, ne peut rester uni qu'avec la pureté. Non certes vous n'aimez pas le péché, même le plus petit péché, ni le
lus léger manquement, et si avant de vous aisser aller à ce manquement au silence,—à ce murmure, — à cette nonchalance pendant la prière, — à cette lecture qui trouble votre imagination, vous vous disiez : je vais faire un acte que Dieu désire que je ne fasse pas, non, vous ne le.feriez pas.
Mais ces actes commis par légèreté, par entrainement, par habitude ne vous laissent pas assez de regret et ne vous portent pas assez à prendre de sérieuses précautions ; — n’ou-
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bliez pas que précaution vaut mieux que résolution.— Voilà ce qui empêche votre union à Dieu. Oh ! si vous aimiez bien réellement le bon Dieu, vous les commettriez encore peutêtre ces fautes légères, mais comme, après chacune d’elles,vous vous humilieriez, comme vous vous repentiriez ; comme vous chercheriez à les réparer par plus de fidélité ! Oh! ne restez pas désunie a Dieu ! Vite, vite un acte de contrition et un acte d'amour bien paisibles, mais bien sincères. Le péché, quelque petit qu’il soit, quand il séjourne dans le cœur, CN obscurcit la lumière de la grâce, —appesantit : :5:048 lâme, — empêche toujours un peu la douce sensation de la présence de Dieu... et peu à . peu il rend plus sensible à l'affection et aux charmes des créatures.
39 S'inquiéter et se troubler de ses fautes et de ses infidélités.
Dieu est la pair; pour rester uni à Dieu, il faut avoir la paix, aimer la paix, chercher la purs or elle ne l’a pas, cette paix du ciel, ‘âme qui se trouble de ses chüûtes et de ses infidélités, — qui se désole quand elle est tombée même par inadvertance dans quelque faute, — qui s'étonne de se voir faible, — # qui se dépite, qui n'ose plus s'approcher de de
ieu,—qui réfléchit de longues heures sur la % cause de ses oublis et qui, nécessairement alors, ou néglige de faire son devoir ou le fait avec beaucoup de nonchalance. . |
Les Saints n’agissaient pas ainsi. ‘ Quand
vous êtes tombé, dit St-François de Sales, reconnaissez votre faute, humiliez-vous devant Dieu et demeurez en paix. Il faut apprendre non seulement à supporter les défauts des autres, mais les nôtres 1ussi et les supporter avec douceur et patience.” Si le voyageur tombé dans sa route, se contentait de se lamenter et de dire, tout désolé : que je suis malheureux ! que vais-je faire maintenant, à quoi serviraient ces plaintes ? Ne doit-il pas se lever promptement et continuer sa course, plus précautionné sans doute mais plus courageux ? ‘“Fuyez, dit Ste-Thérèse, fuyez la gêne et la contrainte dans vos rapports avec Dieu ; l’âme qui se replie trop sur elle-même devient lâche dans l'action, elle tombe dans le scrupule, elle est à charge à elle même et aux autres.” — Je viens de faire une faute, se dit simplement l’âme unie à Dieu en jetant un regard sur son crucifix, eh! bien, je vais la réparer en faisant plus pieusement et plus parfaitement l’action que j'ai à faire à cette heure.
4 N'’avoir pas assez d'ordre dans ses actions.
Dieu est l’ordre par excellence, il agit suavement et fortement tendant toujours vers la fin qu'il s’est proposée. — Voulez-vous donc être unie à lui, aimez l'ordre, aimez la règle. Dans votre communauté, il n’est pas une heure au commencement de laquelle vous
uissiez dire : Je ne sais que faire. — Faites Hs ce qui vous est mo «36 Faites-le su2vement, mais fortement, Ne vous empressez
3, r'eyvant ndre s des Jorter ageur se lae suis ant, à -il pas OUrSe, 18 COUayez la ts avec - mème be dans 1ème et que, se j1 jetani » vais La lus pare heure.
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pas, voulant tout faire à la fois, ayant toujours peur de ne pas assez bien faire. Ne soyez pas comme cette pauvre Marthe, si dévouée cependant, à qui Jésus-Christ disait : Marthe, Marthe vous vous embarrassez dans une multi.
plicité de choses qui vous trouble, une seule est nécessaire.
Commencez, continuez, interrompez quand un autre travail vous est imposé, mais sans trouble, c’est ainsi que Dieu travaillera avec vous. — Même chose pour vos dévotions ; ne restez pas à la chapelle plus longtemps que ne le permet votre règle ; laissez votre prière quand votre supérieure vous appelle. Vivez pour tout, zu Jour le jour, mieux encore heure a heure. — Oh! si Dieu vous faisait comprendre le bonheur de vivre en communauté, là où votre âme peut doucement, sans secousse violente, s’acheminer vers l'éternité, cueillant, à chaque heure, le long du chemin, les fleurs qui doivent former votre couronne !
5 Se laisser facilement aller à s'occuper des affaires des autres.
Défaut bien commun et d'autant plus à craindre qu'il ne parait pas un défaut. Oui sans doute, il faut s'occuper des autres pour leur être utile, pour leu” épargner une fatigue, mais non pas pour s'embarrasser l'esprit de ce qu'ils disent et de ce qu'ils font.
Soyez tout entière à votre travail, soyez-y avec le bon Dieu et votre esprit n’ira pas se porter sur le travail des autres. Un grand
secret pour parvenir à l'union avec Dieu et pour s'y conserver, est de ne se mêler des affaires KE 8! des autres qu'aütant que la nécessité ou la charité nous y oblige. C'est acheter bien chèrement le petit plaisir qu’on prend à contenter sa curiosité que de se priver pour cela de la vue de Dieu. C’est de là que viennent d
la plupart de nos distractions et de nos trou- ° bles. Oh ! dans notre communauté, ignorons
beaucoup, beaucoup de choses ! Que vous ii importe et ce que fait notre supérieure, et ce ni
que font nos sœurs ? Que vous importe ce dét etit événement qui sera oublié demain? & ; fa estons, restons avec Dieu ! C
| c'es!
Aimer Dieu c’est aimer la Ste-Eucharistie
La sainte Eucharistie, c’est Jésus-Christ, c'est Dieu lui-même ! Dieu, ayant pris, par une condescendance que son amour pour nous peut seul expliquer, un corps et une âme pour venir habiter parmi nous,--et, par un miracle plus pa encore que ce premier miracle de l’incarnation, s'étant fait norre nourriture saus la forme d’une hostie et, sous cette forme, demeurant perpétuellement avec nous. AGE AE |
La sainte Eucharistie, c’est, pour la religieuse surtout, la possibilité ou mieux l’heureuse nécessité de témoigner à Dieu, enk quelque sorte matériellement, l'amour et la re-
pour aires pu la bien \ CONr cela nnent y tr OU- L0Orons , VOUS À et ce rte ce main ?
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Christ, ris, par r pour ne àme par un D remiler t noire et, SOUS sont avec
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connaissance qu'elle sent pour toutes les grâces qu'elle a reçues.
C'est pouvoir rendre à Dieu les soins matériels qu’elle rendrait à son père et à sa mère, si elles les avait auprès d'efle.
C’est approprier le sanctuaire où Jésus demeure comme elle approprierait la demeure de son père, — c’est parer l’autel où il repose, —cultiver les fleurs qui l’embaument de leur parfum, — donàer une blancheur éclatante aux linges sacrés sur lesquels reposera Jésus.
C’est le savoir là dans un endroit spécial et déterminé,—c'est le voir pour ainsi dire face à face, puisque l’hostie qu’elle voit, c’est Jésus.
C'est vivre sous le même toit que Jésus, — c'est être le gardien de Jésus, puisque dans ces communautés ce n'est pas le prêtre maïs une religieuse qui tient la clef de la chapelle où est renfermé Jésus.
C'est veiller à la petite lampe qui brûle continuellement devant Jésus, petite lampe qui arrachait à M. Oilier ce cri du cœur, “O
lampes du sanctuaire, que vous êtes heureuses
de vous consumer toutes à la gloire du Seigneur ! Oh ! que je voudrais particirer à la nature de l'huile pour pouvoir toujours me consumer devant le T. S. Sacrement !” —
La sainte Eucharistie, c’est surtout le bonheur de pouvoir communier (1).
La sainte Eucharistie, c’est pour toute âme
A (1) Nous parlerons, dans la troisième partie, de la
sainte communion et de la visite au St-Sacrement.
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chrétienne, sans doute, mais tout spécialement pour la religieuse, son centre, sa vie, son tout, puisqu’en l’Eucharistie se trouve celui qui est le principe, le centre, la fin de toute béatitude et de toute vie!
“ L'Eucharistie, dit le P. Giraud, c’est Jésus vivant parmi nous avec toutes ses grâces, avec toutes ses amabilités, avec l'esprit de tous ses mystères, avee la beauté de toutes ses gloires. La Judée, les Apôtres, la Sairite Vierge Marie n'eurent pas davantage pendant les années de la vie mortelle de Jésus ; le ciel ne possède rien de ne Là haut c’est Jésus possédé dans l’éternelle joie ; ici c’est Jésus possédé dans l'obscurité de la foi, mais c’est toujours Lui, et Lui toutentier. Marie, sur la terre le possédait d’une manière ineffable ; maïs celui qui était sa joie est aussi la nôtre. Quand les voiles seront tombés, quand les ombres se seront évanouies, quand l’exil aura fait son temps et que nous serons entrés dans la lumière béatifique ; quand nous saurons ce que nous possédions ici-bas et que nous comprendrons combien notre -ignorance ou notre aveuglement ont été grands, nous serons dans un étonnement extrême, en voyant la patience et la ienganimité de Jésus au T. S. Sacrement et hélas ! otre peu de zèle et d'ardeur pour un tel mystère de tendresse et de condescendance divine”
La sainte Eucharistie, c’est Jésus nous appartenant, Jésus daignant se mettre à notre disposition, Jésus nous communiquant de
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Jésus y, AVEC us S6S loires.
Marie ées de ossède é dans é dans Lui, et ssédait ui était , voiles seront temps umière e nous ndrons veugle-
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lui-même tout ce que nous pouvons en recevoir.
‘ C'est Jésus nous aimant, dit le P. Faber, d’un amour qu'aucun langage ne saurait exprimer, nous aimant au delà de ce que notre intelligence peut comprendre, au delà de ce que notre imagination peut concevoir, et condescendant à désirer avec une ardeur, indicible comme son amour, que nous l’aimions et que nous concentrions sur lui toute la puissance de nos affections.
Les mérites de Jésus peuvent être appelés les nôtres aussi bien que les siens.
Ses satisfactions sont moins ses trésors que les nôtres. Il nous aide dans nos pénitences, — nous console dans nos peines, — nous soutient dans nos épreuves. Ïl n’est rien de bon, rien de saint, rien de beau, rien d’agréahle que ses serviteurs ne trouvent en lui.
Pourquoi serait-on pauvre, quand, si l’on veut, on peut avoir Jésus en sa possession ?
Pourquoi s’abandonner à la tristesse puisque Jésus est la joie du ciel et que sa joie est
‘entrer dans les cœurs afligés ?
Nous pouvonsexagérerbien des choses,mais Jamais nous ne pourrons exagérer l'amour de Jésus pour nous, la miséricorde de Jésus pour nous. l'obligation que nous avons d'aimer Jésus.
Pendant toute notre vie nous pourrions parler de Jésus sans jamais épuiser cettedouce et aimable matière. L’éternité ne suffira pas
ur apprendre tout ce qu’il est, et pour le ouer de tont ce qu’il a fait pour nous.”
Oh ! aimez-le donc, religieuses, aimez J'ésus- Eucharistie, car c'est lui qui vous a appelées à la vie ‘ inte que vous menez.
C’est aux pieds de l’autel, devant le St-Sacrement, que pour la première fois vous avez entendu cette voix qui vous a dit: Quilte ta mère, viens à moi !
C’est la sainte Communion reçue, tous les jours peut-être, qui vous a donné la force de vous arracher à votre famille.
Aïmez-la donc cette sainte Eucharistie !
Pour ce Jésus qui maintenant est fout pour vous, qui est votre père, votre mère, votre famille tout entière, ayez, dii le P. Eymarü, ayez un amiour de passion; aimez-le avec toute l'ardeur dont on s'aime sur la terre, mais pour des motifs surnaturels.
Oh! dites, n’aimez-vous personne au monde?
N’aimez-vous pas votre père, votre mère, vo:
sœurs ? Eh! bien, cet amour qui vous fait
tressaillir quand vous pensez à eux ; cetamour |
qui vous émeut chaque fois qu’on prononce leur nom, cet amour qui vous met presque hors de vous quand vous les revoyez après une longue absence, — reportez-le sur Notre- Seigneur !
Demandez à Jésus de l’aimer ainsi ; demandez-le lui tous les jours, et Jésus vous l’accordere ! PL
Ah! ajoute le P. Eymard, au jugement dernier ce ne sont pas tant nos péchés qui nous effraieront, ni qui nous seront le plus reprochés ; ils sont pardonnés sans retour,
Jésuspelées
St-Sa- LS AVEZ uilte ta
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Mais NotreSeigneur nous reprochera son amour. ‘“ Vous m'avez aimé moins que les créatures! nous dira-till Vous n'avez pas fait de moi le bonheur de votre vie! Vous m'avez aimé assez pour ne pas m'offenser mortellement ; pas assez pour vivre de moi ! ” Mais l'amour que vous devez à Jésus ne doit pas être seulement un sentiment vif et ardent qui pénètre le cœur, l’embrase un instant, puis disparait ; cet amour doit être perpéluel comme est perpétuei l'amour de Jésus pour nous dans l’Eucharistie, et afin qu’ii reste toujours, non pas le même dans son ardeur, parce que l’ardeur de l'amour ne
" dépend pas de notre volonté, mais le même
dans sa. réalité, il. faut l’entretenir par des actes extérieurs comme on entretient, par l'huile qui l’alimente, la flamme de la lampe qui brûle devant l'autel.
Cet amour doit être perpétuel comme est perpétuel l'amour de Jésus pour nous, dans l'Eucharistie.
Il doit être pratique comme est pratique l'amour de Jésus dans l’'Eucharistie et se traduire par des actes de respect et de dévouement à la personne de ce divin Sauveur.
Il doit tendre à faire continuellement plaisir à Jésus, à chercher surtout à imiter Jésus dans tout ce qu’il ferait s’il était actuellement à notre place.
Nous étudierons plus tard la conduits de Jésus dans les actions de la journée; vaici seulement quelques-uns de ces actes extérieurs
qui par leur nature ont pour but d'entretenir en nous l’amour intérieur.
1. N'omettez jamais les génufleæions en pas sant devant le Tabernacle où reste enfermé Notre-Seigneur Jésus-Christ, “ cette belle génuflexion liturgique, dit Mgr de Ségur, par laquelle le genou droit touche la terre et qui se fait non par manière d’acquit, non par routine, mais posément, religieusement, er union avec l’âme qui s’abaisse devant son Dieu et qui l'adore. "
‘ On doit faire la génuflexion toutes les fois que l’on se présente devant Jésus au Saint- Sacrement ou que l’on passe devant lui, et cette règle ne souffre aucune exception. Elle concerne les laïques comme les prêtres, ‘les enfants comme les grandes personnes. Rier n’est petit, dès qu'il s’agit du Saint-Sacremen: Aussi, voit-on dans la vie des Saints, les plus grands serviteurs de Dieu attacher une im.
portance considérable aux moindres prescrit:
tions destinées à entourer de respect le Très. Saint Sacrement. Saint Charles Borromée, saint Ignace, saint François de Sales, saint
Vincent de Paul, ne toléraient aucune infraction à ces règles de la liturgie, pas plus chez les autres que pour eux-mêmes.
‘ Mais c’est surtout quand le Très-Saint Sacrement est exposé, que vous devez redoi:bler de fidélité dans l’accomplissement de toutes ces règles. A moins d’en être empêché matériellement, il faut alors ne pas se contenter de la simple génuflexion ; il faut
tenir
n pas fermé belle ‘g par et qui h par b, er 1t son
les fois Saintlui, et a. Elle res, les Rie:
eme!
es pl us ne imescripre Tres romée, S, saint infracus che?
bs-Saini redoiinent de 18 chè se COonil faut
mettre les deux genoux à terre et s’incliner profondément. Cette prescription n’est pas un simple conseil de piété, comme quelquesuns pourraient le croire, c’est une loi liturgique, à laquelle tous doivent se conformer autant qu'ils le peuvent, et qui est d’ailleurs aussi belle que salutaire.
On ne saurait croire, en effet, quelle importance ont toutes ces observances extérieures, au point de vue de la religion intérieure, de la conservation et du développement de l'esprit de foi, et par conséquent de la vraie piété envers la sainte Eucharistie. C'est la coquille qui enveloppe le fruit, et sans laquelle le fruit se gâterait promptement, infailliblement.
‘ Aussi est-ce une grande imprudence et une infidélité manifeste que de ne pas veiller de près à toutes ces choses qui semblent du luxe aux esprits frivoles et vulgaires. C'est le cas d'appliquer la grande règle évangélique : Celui qui sera fidèle dans les petrtes choses, sera fidèle dans les grandes ; et celui qui ne sera pas fidèle dans les petites occasions, ne le sera non plus dans les grandes. |
2. Puisque Jésus-Christ veut bien rester avec vous sous le même toit que vous et que c'est à vous qu'il a fait confier la garde de son corps adorable, soyez réellement et dans toute la force des termes, les servantes de Jésus- Eucharistie.
Que le tabernacle, que l'autel, que le sanctuaire soient resplendissants de propreté ;
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+5 ee Re: > = Re - Re ne 2 SES se Re: D ie Rs 4" PL ET
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Que la chapelle tout entière inspire le recueillement par l’ordre et le bon goût qu’elle présentera aux regards ;
Qu’aucune autre chambre de la maison ne soit mieux ornée que la chapelle
La chapelle n'est-ce pas la chambre du père bien-aimé, — du maître si doux auquel vous vous êtes donnée, — de l’époux avec qui vous avez promis de vivre jusqu’à la mort? Etquel est l'enfant, quel est le serviteur aimarrt,
quelle est l’épouse qui ne parent pas de ce
qu'ils ont de plus beau la chambre de leur père, de leur maître, de leur époux ?
3, Heureuses les religieuses que Dieu par un amour spécial, un amour dont .elles ne comprendront jamais assez toute l’étendue, a appelées à être les. Filles du St-Sacrement, les Adoratrices perpéluelles, les Gardes-d'honneur de son corps sacré et qui, sans interruption, le jour et la nuit, restent devant le Tabernacle, se succédant d'heure en heure, faisant visiblement ce que les anges font invisiblement et feront jusqu’à la fin des siècles ?
Toutes les religieuses n'ont pas cette voca- À
tion spéciale comme tous les Anges n’ont pas la mème mission, mais toutes doivent aspirer
de toute D de leur volonté à l'adoration À
perpéluelle de Jésus-Eucharistie en remplis sent leur pensée du souvenir de ce maître si bon qui reste dans leur maison.
Voici les pratiques qu’un pieux auteur conseillait aux personnes du monde pour leur venir en aide dans le désir qu’elles avaient
e re- d’adorer perpétuellement Jésus-Christ. Ces elle pratiques sont bien plus spécialement pour vous, âmes consacrés à Jésus.
nm ne ‘“ Vous avez communié ce matin etemporté Notre-Seigneur Jésus-Christ dans votre cœur, | père votre âme invisible a donc trouvé le Dieu vous invisible paur l’adorer et le bénir par l'hymne vous de son amour, car Dieu s’est répandu par sa tquel E grâce dans tout votre être, il a même voulu matt, vous servir de nourriture, vous êtes devenues de ce Æ en quelque sorte d’autres lui-même. Oh! ae leur hâtez-vous donc d'offrir vos adorations à cet hôte divin ; que votre recueillement et votre su par R piété ne le perdent jamais de vue, afin que les ne À vous puissiez l’adorer sans cesse reposant et due, à Ê vivant en vous.
nt, les onneur ion, le
‘ Vous êtes à côté d’une âme qui a eu le même bonheur que vous, qui vient de quitter peut-être la table sainte, adorez Notre-Seigneur Jésus-Christ dans cette âme en la saluant avec respect et vénération, et vous l'aimeriez bien davantage quand vous saurez qu’elle est Le tabernacle vivant de Dieu et que les anges du ciel sont empressés autour d'elle pour faire cortége à leur souverain Roi. Oh!
que la charité gagnerait de précieuses richesses à cette simple pratique d’adorer Dieu dans l’âme de notre prochain !
‘“ Vous passez près de la chapelle où la sainte réserve est conservée ; votre travail ne vous permet pas de vous y arrêter, envoyez cependant votre cœur à travers. les murailles du sanctuaire pour adorer par un acte de foi
avaient
ee re Me He re mes D
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! a Lg D. SRE ARE TEDSRES 2 te uns mere
et un soupir d'amour, jetés en passant comme k l’'aumône que l’on donne à un malheureux, et vous entendrez le Dieu qui réside, pauvre et prisonnier dans ce saint tabernacle, vous dire au fond de votre cœur le merci de la bé. nédiction et de la reconnaissance.
‘“ Vous êtes surprises par les heures qui sonnent à une horloge ; que ce son vous rappelle qu’en ce moment une messe se dit peutêtre à des distances infinies de vous. «: Qu’importe la distance, puisque par la pensée vous pouvez la franchir sans peine et vous agenouiller en esprit devant l'autel où vous êtes sûre que le divin agneau s’immole en holocauste de pacification et d'amour et pour tous les hommes coupables !
‘ Vos yeux aperçoivent une croix ; que votre foi prenne alors toute son agilité et vous fasse prosterner, toujcurs par la pensée, sur la montagne du Calvaire, devant le premier autel sanglant sur lequel s’est payée la rançon de toutes les âmes et de la vôtre en particulier.
‘ Un prêtre se présente à vous ; regardez-le aussitôt, non comme un homme ordinaire, mais comme le grand consécrateur de la divine hostie de l’adoration perpétuelle, et en k pensant à tous les augustes sacrifices offerts | par ses mains ; adcrez tous ces sacrifices même passés, adorez ceux qu’elles doivent offrir encore, puisque rien ne saurait vous en empre et que vous pouvez en retirer un grand
ien pour votre âme. Par sa parole, aussi infirme en apparence que toutes les paroles
band et bd M 1, 1,
mme k reux, xauvre vous la bé-
8 qui [S TaP- , peutju'im- > VOUS s ageas êtes \ holoar tous
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humaines, ce prêtre va prendre au sein même de la divinité Notre-Seigneur Jésus-Christ, comme autrefois le Saint-Esprit lui-même alla prendre au Ciel le Verbe de Dieu pour le faire naître des chastes entrailles de la bienheurreuse Vierge Marie ; lui, il dépose son préœeux trésor sur un petit carré de fin linge blanc, que vos mains peut-être ont confectionné, et l’expose ainsi à vos adorations perpétuelles.
‘ Ah! je le sais, le monde ne voit rien, ne comprend rien à toutes ces choses, mais, vous, demandez à votre foi de vous les faire bien voir et bien comprendre, afin que votre adoration puisse suppléer à toutes les adorations:+ qui manquent à cette divine et sainte hostie de la part des hommes si nombreux qui sont voués à l'indifférence. Hâtez-vous dès le matin, à votre réveil, de l’adorer cette divine hostie partout où elle est offerte et immolée en vous prosternant le plus humblement qu’il vous sera nossible ; que votre adoration soit persévérante dans la .journée, que le soir votre dernier acte, avant de prendre votre repos, soit une adoration pour tous les sacrifices qui sont offerts en ce moment même sur les divers points du globe opposés à ceux que vous habitez, et qu'ainsi vous puissiez toujours, voir votre Dieus’immoler pour vous ; qu'il reçoive toujours vos adorations, Car alors du haut du ciel, ou du fond de son saint tabernacle, celui que vous aurez adoré viendra lui-même recevoir l’offrande que vous lui aurez faite de
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vous-même, pour la présenter avec la sienne à son Père céleste, et ainsi identifiées en quelque sorte à Dieu le Fils, il vous transortera avec lui dans son ciel éternel, là où ’adoration ne cesse jamais et où elle devient l'occupation et la vie éternelle des bienheureux, et bienheureuses vous-mêmes vous adorerez éternellement le Dieu que vous aurez ainsi appris à adorer sur la terre (1).”
Aimer Dieu c’est aimer Marie
On ne peut aimer Dieu sans aimer Jésus- Christ ; on ne peut aimer Jésus-Christ sans aimer Marie, sa sainte mère.
Marie tient de si près à Jésus que ne pas avoir pour Marie, non pas seulement ce respect et cette affection que nous ressentons pour toute créature qui se montre à nous grande et digne, bonne et généreuse, mais un respect, une vénération, une affection toute spéciale, c’est déplaire à Jésus-Christ, c’est en quelque sorte injurier Jésus-Christ.
Un fils! une mère! n’y a-til pas quelque chose de tellement intime que les séparer dans l'affection et le respect, c’est les blesser l’'unet autre ? Ah! il y a ici une différence sans doute, car ce privilége de Mère de Dieu a été donné à Marie par Dieu lui-même, mais c’est Dieu aussi qui à voulu que ce privilége
| (1) Le livre de l’âme pieuse.
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fut reconau par le ciel et par la terre, par les anges et par les hommes, et que devant cette grandeur ineffable toutes les créatures vinssent se prosterner, s’humilier, prier comme des sujets devant leur Reine, comme des serviteurs devant leur maîtresse. * |
Respecter et aimer Marie, c’est indépendamment des vertus éminentes que Dieu a mises en Elle et qui par elles-mêmes attirent le respect et l'affection, c’est la volonté expresse de Dieu.
Vous le savez bien, vous, âmes religieuses, à qui tant de fois on a développé les preuves de cette vérité et vous comprenez surtout que. s’il est sur la terre un cœur qui doive, pour’ cette mère de Jésus-Christ, avoir des sentiments tendres, affectueux, soumis, filials, c’est bien, après le prêtre, le cœur de la religieuse.
Par cela même qu'elle s’est consacrée à Dieu et qu’elle est devenue l’épouse de Jésus- Christ, la religieuse n’est-elle pas entrée dans la famille de Jésus-Christ et la mère de Jésus n'est-elle pas devenue doublement sa mère ?
Sur la terre l'épouse dit ma mère à celle qui a donné le jour à son époux ; oh ! appelez Marie de ce nom, âme religieuse, elle est votre mère plus encore que la mère des autres chrétiens! Et plus qu'aux autres chrétiens elle doit vous prouver son amour de mère.
Voyez quels titres à son amour vous donne votre vocation de religieuse, |
1. Vous aimez son Fils plus que l’aiment tous les autres, puisque par amour pour lui vous avez renoncé à tout ce qui sur la terre pouvait offrir quelque attrait à votre cœur et qe pour rester avec lui vous vous êtes
épouillée de tout ce qui pouvait flatter vos sens,—comment Marie ne vous aimerait-elle pas ; et comment ne vous procurerait-elle pas, goes embellir votre âme et pour faire honneur son Fils Jésus, des grâces toutes particulières, Elle qui en est la trésorière ? N'’estce pas un honneur pour elle que l'épouse de son Fils soit plus sainte, plus pieuse, plus patiente, pis pure que toutes les autres créatures
2. Vous vivez dans la maison de son Fils, —en compagnie de son Fils ;—vous rendez à son Fils tous les services matériels que son humanité sainte réclame d’une créature humaine,—comment Marie ne vous serait-elle pas reconnaissante, ne serait-elle pas prête à vous accorder tout ce que vous lui demanderiez, à vous qui ne refusez rien à son Fils. Et si quelquefois, par suite de la faiblesse humaine, vous êtes tombée dans le relâchement ou si vous vivez dans la tiédeur, ne doit-elle pas, à cause de son Fils, faire tout ce qui dépend d'elle pour vous aider à sortir de cet.état? Et pour peu que vous ayez bonne volonté, ne sentez-vous pas, qu’avec le secours de celle que l'Eglise appelle: Toute. Puissante, il vous sera facile de revenir fervente, pieuse et de faire des progrès dans la vertu ?
3. Vous travaillez directement pour son Fils Jésus :—Si vous élevez des enfants, c’est pour leur faire connaitre Jésus-Christ,--si vous prenez soin des orphelins, c’est pour leur faire aimer Jésus-Christ,—si vous soignez des malades, c’est pour les préparer à aller à Jésus-Christ,— si votre vie se passe dans la prière, c'est pour adorer Jésus-Christ,—si vous vous mortifiez. c’est pour expier les outrages faits à Jésus-Christ, —comment Marie ne serait-elle pas disposée à vous aider en toutes choses, à vous enrichir, à vous protéger, à vous encourager, à être pour vous plus tendre, plus affectueuse, plus dévouée que pour tous les autres ?
Réunissez toutes les pages dans lesquelles les Saints ont exalté la miséricorde de Marie po les pécheurs, sa pitié pour les mal-
eureypx, sa bonté pour les justes, son amour en un mot pour toutes les âmes et quand vous n'aurez [lus de mots pour exprimer ce que votre esprit et votre cœur et votre imagination peuvent concevoir de bon dans le cœur de celle mère, dites: Marie est, pour moi, plus tendre, plus miséricordieuse, plus aimante que lout cela !
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Vous l’aimerez donc cette mère de Jésus et votre mère à vous, vous l’aimerez de toute la tendresse de votre cœur !
Vous laimerez plus que tous les autres chrétiens parce que, à ce titre d'enfant qui
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