‹ Le livre des professes [microforme] (volume 2)Chapitre 21 sur 37 · ACTES DE LA CHARITÉ FRATERNELLE · texte numérisé non relu

ACTES DE LA CHARITÉ FRATERNELLE

Aimer le prochain, c’est ne laisser passer aucan

jour sans lui rendre quelque service

Si nous connaïssions la valeur, aux yeux de Dieu, d’une œuvre de charité, même la plus petite, comme nous soupirerions après les occasions de pouvoir en pratiquer quelqu'une ! Et ces accasions, non seulement nqus les acvepterions avec joie, mais nous les chercherions, nous les ferions naître à chaque instant du jour. |

Chaque fois que nous verrions une de nos sœurs, nous nous dirions, comme l'agent d'affaires qui voit un client: voilà une occasion de bénéficier pour le ciel, et nous épierions le moyen de lui être utile. Que nous importerait de ne pouvoir lui remdre qu'un léger service ? Le mégociant ne néglige pas les petits gains : 1l sait que souvent répétés, ces petits gains forment de gros profits.

Rappelez-vous cette gracieuse page emprumtée à un recueil de pieux conseils :

‘“ Une jeune fille dans une de ces heures pendant lesquelles le cœur déborde du besoin de se déveuer, écrivait : Si j’osais je demanderais à Dieu pourquoi je suis au monde ; qu'y fais-je ? qu'ai-je à faire ? je n'en sais rien. mes jours s'en vont inutiles, œussi je ne les

regrette pas. Sije pouvais me faire du bien ou en faire à quelqu'un, seulement une minute par jour ! — Quelques jours après, relisant ces lignes dans un moment plus calme, elle ajouta : Eh! mon Dieu rien n’est plus facile; je n'avais qu'à prendre un verre d’eau et le donner à un pauvre.”

Oui st peu que cela donné au nom de lieu nous permet d’être utile et d’espérer une récompense au ciel; moins que cela encore :

un bon conseil, — un objet prêté, — une contrariété soufferte doucemerit, — une prière adressée à Dieu en faveur de quelqu'un, — la faute ou l’oubli d’un autre réparé à son insu, — Dieu tient compte de tout (1). |

Et Dieu, dans son désir de nous récompenser, a la bonté de multiplier autour de nous, les occasions d’être utiles.

Ne négligeons donc aucune de ces occasions. Non, pas de journées, pas d'heures peut-être, où nous ne puissions faire un neu de bien à ces sœurs avec qui nous vivons, — à ces enfants ou à ces pauvres qui nous sont confiés, — à ces personnes qui viennent au parloir nous prendre quelques minutes de notre lemps.

Dans le détail :

1. Ne refusons jamais un service demandé, quand pour le rendre nous n'avons pas à violer un commandement précis, ou quand nous pouvons simplement supposer que nos

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supérieurs ne désapprouveraient pas notre randescendance. Ainsi remplacer momentanément une sœur dans l'emploi dont elle est chargée, -—lui communiquer les petits moyens que l'expérience nous a fait découvrir et qui lui viendront en aide pour accomplir plus facilement sa mission, — se déranger volontiers pour faire une commission qui dérangerait üne autre, — prêter tout de suite un livre ou un objet quelconque. — N’attendons même pas qu’un service nous soit demandé : rendons-le dès qu’il nous semble utile ou agréable à une compagne (1).

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