‹ Le livre des professes [microforme] (volume 2)Chapitre 5 sur 37 · PS · texte numérisé non relu

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après le baptême, de ne pas permettre que nous soyons tentées au-delà de nos forces, — à venir à notre secours chaque fois que nous l’appellerions,—à nous pardonner chaque fois que nous lui demanderions sincèrement pardon,—à nous donner notre pain quotidien.

Dieu a pris avec nous des engagements en rapport avec notre donation ; nous n'avons rien réservé, il ne réserve rien ; nous nous sommes données tout entières à lui, il se donne tout entier à nous.

Voyez, c’est, en ce monde, le centuple de tout ce que nous avons quitté. Nous avons renoncé aux joies du cœur, et ces joies Dieu nous les fait retrouver dans une famille où nos lèvres émues pourront encore dire ma mère, mes sœurs ; — Il nous les fait retrouver aux pieds du Tabernacle où Jésus se montre plus tendre, plus affectueux, plus communicatif ; — il nous les fait retrouver même dans la souffrance dont il nous permet de com-

rendre la valeur, que nous acceptons voontiers parce qu’elle nous fait ressembler à J ésus, et que nous allons même quelquefois jusqu à désirer.

ous avons quitté des biens terrestres et il nous fait trouver, sans inquiétude, et trouver largement ce nécessaire de la vie qui procure plus de bien-être que le superflu si désiré et si pranpiement à charge.

Et puis, au ciel! Ah! s’il y a une récomense qui fasse palpiter le cœur du chrétien dèle, comme il doit palpiter au souvenir.du

ciel, le cœur de la religieuse ! C’est à elle, oui à elle, qui a quitté son père, sa mère, ses frères, ses champs pour suivre Jésus, à elle qu’à été formellemeut promise la vie éternelle.

Une simple reflexion maintenant.

Ce contrat accepté par Dieu est tou, à lavantage de la religieuse, car Dieu, après tout, n’a besoin d'aucune de ses créatures ; et cette condescendance si paternelle de Dieu à vous appeler à le servir, à accepter vos promesses, à vous faire les siennes, n’exige-t-elle pas reconnaissance et amour ?

Et ne sentez-vous pas que, si vous n’aimiez pas Dieu, retomberait sur vous, vous écrasant pendant toute l'éternité, cette malédiction énergique de S. Paul : Si quelqu'un n'aime-pas Jésus-Christ qu'il soit anathème !

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