Dieu veut que nous ne posions jamais de
MN
ee limites à notre dévouement. Ne disons donc me pas dans notre âme, jamais je ne pourrai faire urs tel sacrifice, — jamais je ne pourrai accepter — telle charge, — jamais je ne me résoudrai à tel pas renoncement. [Il n'y a qu’une âme lâche et . sans amour qui parle ainsi.
us 6. Dieu veut que nous fassions passer avant nais tous nos goûts, avant tous nos attraits, avant voir même nos dévotions particulières, le commandence, | ment qui nous esl fait par nos supérieurs. Ainsi sac M nous devons laisser nos prières commencées eou VW ctauitter la chapelle pour un travail qu’on | nous demande alors même que ce travail dant nous contrarierait ; ainsi nous devons channous ger l’heure de notre méditation ou l’abréger, état changer notre jour de communion ou même tous | laisser la Ste communion si notre supérieure ison- croit devoir l’exiger. Et si nous surprenons Go sur nos lèvres un murmure ou une plainte, AU nous pourrons dire que nous ne sommes pas OUrs encore souples.
| 7. Dieu veut enfin que, entre ses mains | divines ou plutôt entre les mains de nos supérieurs à qui il a remis son autorité, nous soyons d’après les paroles des Saints : comme des agneaux qui obéissent aveuglement au pasteur, — se laissent conduire sans rélexion, — le suivent sans s'inquiéter où ils vont,—marchent ou s'arrêtent sans demander pourquoi ;
Comme un corps sans vie qui ne désire plus, qui ne se plaint plus, qui reste en paix où on e-
a | $ ; } ELLE CR Ras y # î AA DT:
H Ÿ UML.
‘yitt NS 4 \ Qu # à hit MU PA > n'1 * Ê GS MA n È DR T) DATE LUE 4A% € 4, r
le dépose, et qui se contente de ce qu’on lui donne ;
Comme un béton qui se laisse porter partout où on veut, qui se laisse employer à tout ce qu’on veut, qui passe entre les mains de qui l'on veut.
Avec cette différence que si l’agneau, le cadavre, le bâton sont purement passifs, vous devez, vous qui comprenez, qui voyez, qui sentez, soumettre pleinement votre jugement et votre manière de voir à ceux qui ont autorité sur vous.
Lisez les pages suivantes écrites par une âme consacrée à Dieu comme vous. Elles vous sembleront, au premier abord, écrites seulement pour ces heures de ferveur pendant lesquelles le cœur plein d'amour ne trouve rien d’impossible, — mais lues posément et dans le silence paisible de la méditation, elles ne vous paraîtront plus que l’expression du devoir d’une dme consacrée à Dieu par amour pour lui, qui par conséquent ne s’appartient plus et reste souple sous la main paternelle de son maître.—Elles ne sont du reste que le commentaire de cette parole de Jésus-Christ à son père: Me voici pour faire votre saint:
volonté.
C’est un dialogue entre Jésus et l'âme.
‘ Me livres-tu sans réserve et sans retour ton cœur, ton âme, ton esprit, ta volonté, ton corps, tout ton être et toutes ses facultés, pour en disposer souverainement et selon
on lui
partout tout ce de qui
eau, le fs, vous rez, qui gement qui ont
Jar une , Elles écrites pendant
trouve ment el on, elles sion du Tr amou' partient ternelle e que le
1s-Christ |
re sainit
me.
s retour onté, ton facultés, et selon
mes, SalSisseméents, délai
mon plaisir, sans qu'il te reste aucun droit sur toi-même à l'avenir ! ”
Oui, Seigneur, Par votre grâce, ainsi.
‘ Consens-tu à te soumettre tellement à ma volonté, que rien au Monde ne puisse l'arrêter lorsqu'il s'agira de l'ex moindres choses ;
je le veux
ui, Seigneur, J'Y consens de âme ; mais donne « C ?
qu'il me plaira que soit de l'esprit, soit
1, Seigneur, J'y Consens,
attendant de votre Miséricorde | a. |
a force dont J'ai besoin
‘ Consens-tu suriOut à souffrir, toutes sortes de peines intérieures : tentations de toute espèce, tristesse, dégoûts, ennuis, désolation e Cœur, afiction de l'esprit, craintes, alar-
ui te causent tant d'effroi et que tu as tant de répugnance à Supporter ? Dis-moi, ma fill Souffrir tout cela ? ”
€, Consens-tu à :
espoir en vous.
voir méprisée, rejetée, bafouée.. deshonorée,
Couverte d'ignominie,
Le
et l’objet de l’opprobre public, comme je le fus moi-même ? ”
Oui, Seigneur, j'y consens de tout mon cœur.
‘“ Consens-tu à supporter les injures, les outrages, les plus mauvais traitements de la part de tes meilleurs amis et de ceux pour qui tu feras le plus et souffriras le »lus ?”
Oui, Seigneur, j'y consens.
‘ Consens-tu à entendre traiter de folie et d’extravagance tes plus saintes entreprises et tes plus louables désirs ? ”
Oui, Seigneur, j'y consens : mais, hélas!
que l’opprobre retombe sur moi seule et non pas sur vous. |
Consens-tu à voir :a conduite intérieure |
et extérieure, quoique gouvernée et réglée tout entière par moi-même, à la voir, dis-je, condamnée. blâmée, calomniée, et couverte d’un vernis odieux, par la malice et la jalouse envie ? ”
Oui, Seigneur, j'y consens ; pourvu que je demeure soumise à mes supérieurs, que me faut-il de plus ?
‘ Consens-tu à te voir abandonnée de tes meilleurs amis et de ceux même sur l’attachement, le soutien et la fidélité desquels tu pouvais et tu dévais le mieux compter ? ”
Vous qui découvrez tous les replis de mon cœur, vous Yo’’ez, mon bon maître, ce qu'il souffre dans ce moment; cependant, si tel est votre bon plaisir, et s’il faut que je sup porte cela pour votre amonr, ah ! j'y consens
me je le Jut mon
ures, les nts de la ux pour lus ?”
à folie et prises et
, hélas!
le et non
itérieure t réglée r', dis-je, couverte a jalouse
yu que je que me
e de tes tr ps s tu ee?”
s de mon ce quil nt, si tel à Je SUPÿ consens
que j'ose vous de.
{oujours l'esprit Pour mes Supérieurs, P
“ Consens-tu à voir COntraires aux tiennes lants SUCCès, tandis que les suggérées par ton méprisées ? ”
Ah ! Seigneur, J'Y Consens encore, si telle est votre adorable volonté.
“ Consens-tu à Süpporter Continuellement sans relâche, soit les SOuffrauces du Corps, soit les peines de l'esprit, soit les afflictions extérieures, et sou
vent iôût cela ensemble ? ” Oui, Seigneur, J'Y consens, [T: ;
Consens-tu à te voir ces peines que je viens de de travaux et plus nécessaire, de la n même la plus indispensable. dénuée de Consolations et d'appui sensible, enfin pri
,€ Ivée de tout agrét, de tout amusement, de tous
e tous biens extérieurs et S
lus Dril-
Jésus, si Je sens en:
Si Je professe toujours Ja
avez-vous même besoin de demander mon consentement ?
Et si, ce consentement que vous me demandez, Jésus, si je vous le donne avec tant de joie, n’est-ce pas parce que je sais que vous êtes monPère et qu’un père, alors même qu’il frappe, est toujours bon. ”
oilà les dispositions d’une âme qui aime Dieu et qui est souple sous la main de Dieu ; d’une âme qui simplement et sans enthouslasme, mais avec fermeté et avec calme peut dire avec St Paul : Qui me séparera de l'amour de Jésus-Christ ? sera-ce l'affection, l'ennui; la persécution, la faim, la privation de tout, les dangers, le fer, la violence ?.… Non, Non! je puis dire avec assurance que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes et futures, ni la violence, ni tout ce qu'il y a de plus haut ou de plus profond, ni aucune créature, ne pourra jamais me séparer de Dneu en Jésus-Christ Notre-Seigneur (1).
Si Dieu est devenu votre maitre et vous a choisies pour ses servantes, il veut donc se servir de vous.
Si Dieu veut se servir de vous, il est donc tenu à vous procurer tout ce qui vous est nécessaire pour le travail auquel il vous destine et pour tout le temps qu’il l’exigera
(1) Rom. vin. 35 à 39.
En. Aa, n,
non
detant vous qu'il
aime )ieu ; thou- > peut mour ui; La ut, les on ! Je ni la LS
ni les res, nt aut où pourra Christ
vous à onc se
st dOnC pus. ESi ] vous exigera
es LA es
de vous: intelligence pour comprendre, — force pour résister à la fatigue, à l'ennui et au dégoût, — énergie pour continuer jusqu’à la fin, — patience pour attendre l'heure du succès ou ne pas s'a)attre d’un insuccès, — esprit de foi pour rapporter tout à Dieu.
Si Dieu veut se servir de vous, il est donc tenu à prendre soin de votre santé et de votre âme, à mettre l’une et l’autre dans l’état qui est le plus utile à sa gloire et à ne jamais les laisser sans secours. |
Cette pensée simplement énoncée et méditée pieusement devant le St. Sacrement remplit l’âme de paix, de sécurité, et la porte à l'abandon le plus complet entre les mains de Dieu.
Croyez-vous que si Dieu voyait que vous ne puissiez pas faire tel travail, il permettrait qu'on vous l'imposât.
Croyez-vous que si Dieu voyait que dans tel poste votre salut serait gravement compromis, il permettrait qu’on vous y envoyât ?
Ah ! si vous saviez comme Dieu commande à vos supérieurs de vous aimer, de vous protéger, de ne pas trop vous charger, de veiller à ce que rien ne vous manque ni pour l’âme, ni pour le corps! Et comme lui-même remplace par des grâces extraordinaires ce que vos supérieurs négligent de vous donner!
Soyez en bien convaincues, la volonté de
| Dieu rend possible tout ce qu’elle commande, | parce qu’elle joint toujours à son commandement les moyens de l’accomplir. Dieu serait
— 44 ue
injuste si lorsqu'il témoigne désirer quelque chose, il ne donnait pas les secours nécessaires.
Ne vous troublez donc pas en lisant certains actes héroïques pratiqués par les Saints et ne dites pas : je ne pourrai pas faire comme eux.— Si Dieu le demandait de vous, il vous donne.
rait la force qu’il a donnée à ces Saints.
Croyez-vous donc qu’ils étaient d’une nature différente de la vôtre ? Ils étaient plus unis à Dieu ei plus abandonnés à lui, voilà tout.
Ne vous troublez donc pas quand vous vous sentez menacées de quelque grave infirmité ou que vous prévoyez qu'une humiliation ou une autre peine va peser sur vous.— Si Dieu permet cette maladie, cette humiliation ou cette peine, il vous donnera la force pour la supporter et mieux encore la grâce d'en profiter pour vous sanctifier.—Croyezvous que si Dieu ne voyait pas dans sa sagesse que cette épreuve vous est nécessaire, il vous l’enverrait ? Tenez-vous donc en paix sous sa main paternelle et permettez-lui d'agir en vous, sur vous, autour de vous, comme il voudra. FRE
J’ai oui raconter, dit Mgr Gay, qu’un saint religieux noimé Bernard, s’étonnait un jour devant Dieu de ce que es croix étant authentiquement et partout annoncées aux fidèles serviteurs du Christ, il ne se rappelait pas jamais avoir souffert en le servant, mais s'était toujours trouvé l’homme le plus heureux Gu. monde, . Son étonnement allant à
uelque néces-
ertains ts ét ne > EUT.— donne- Saints.
nature s unis À ut.
d vous ve infirumilia- YOUS.— umiliala force 3 À grâce Croyezans sa ‘essaire, en paix si d'agir
un saint un jour autnenfidèles lait pas Is mais us heuallant à
l'inquiétude, No me : B
) ui di érnard, j'ai souffert pour re
mots-là. J'ignore le reste de à io de ç es
lens pour Certaine :
ARTICLE TROISIÈME [
PRATI ; pt QUE DE L'AMOUR DÙÜ À DIEU.
Oujours :
affections
|, “SSayOns d'indique ans la pratique à :
cette donation, ce q
I ue nous d 1 e Dieu à qui nous no
devons tout,
Aimer Dieu c’est pensér à Dieu
Penser à Dieu c’est avoir son souvenir comme en permanence dans notre mémoire ou mieux dans notre cœur, en ce sens non pas qu’il n’y ait jamais en nous d'autre pose mais en ce sens que ia pensée de
ieu y domine toujours, comme domine toujours dans le cœur de la mère la pensée !
de son enfant. Quelle que soit l'heure à À
Ld L]
laquelle vous demandiez à une mère: À qui \ | pensez-vous ? Tout de suite et comme par #Æ instinct: à mon enfant? répondra-t-elle. Ë
Ah ! les Saints eux aussi n'avaient qu’une D
pensée : Dieu ! Dieu ! toujours Dieu.—Restezvous longtemps sans penser à Dieu ? demandait un iour naïivement Ste Chantal à St François de Sales.— Presque un quart d'heure, répondit la encore plus naïvement le Saint Evêque. no
1. Cette pensée de Dieu n’est pas stérile, elle anime, elle réveille, elle encourage, elle K ày relève. |
Dieu est là! murmure le cœur; et le tra- Æ Je vail est plus actif, et la souffrance est mieux E à supportée. | hei
Dieu est là ! et l’ohéissance est plus facile, K et la pauvreté est moins pénible, et la tentation plus généreusement repoussée.
Dieu est là! et le dévouement qui se ralentissait pe qu son ardeur, et les forces physiques elles-mêmes semblent éprouver une nouvelle vigueur. ik
Ah ! sous le regard du Père bien aimé à
le tramieux
facile, a tenta-
e ralen-
es phyer une
aimé à
qui on veut faire plaisir, —du père si compatissant à toutes nos faiblesses et à toutes nos chutes,—du Père si aimant et qui rétribue si largement la moindre petite action faite pour lui et en union avec lui, la moindre petite souffrance acceptée comme venant de lui,— comment ne pas se sentir soutenue, encouragée, excitée ?
Et c’est ainsi que notre intention devient plus pure et que s’acroissent presque indéfiniment nos mérites.
Ce qui donne leur valeur à nos actions n'est-ce pas l'intention habituelle d’obéir à Dieu, de plaire à Dieu, de glorifier Dieu? et l’âme qui a habituellement la pensée de Dieu ne veut-elle pas tout cela ? ‘ Plus ce souvenir de Dieu présent aura été fréquent et pieux sur la terre, plus dans le ciel, dit St Bonaventure, notre joie sera parfaite et enivrante.”
Et puis, peut on penser à Dieu sans produire fréquemment des actes d'amour.
Et chaque acte d'amour n'est-il pas, selon le langage des Saints, une augmentation de la gloire de Dieu,—un tressaillement de bon- heur dans tout le ciel.—une multiplication de grâces en nous et autour de nous,—un allégement de peines procuré aux âmes du.
| purgatoire,—un retard apporté dans la puni- | tion des pécheurs de la terre ? -