‹ Le livre des professes [microforme] (volume 2)Chapitre 9 sur 37 · SUITES DU PÉCHÉ VÉNIEL · texte numérisé non relu

SUITES DU PÉCHÉ VÉNIEL

O vous, âmes si chères à Jésus-Christ, vous qui peut-être vous mettez peu en peine d'éviter ce qui peut vous conduire au péché véniel, pénétrez-vous des vérités suivantes :

1. Pendant votre vie, un péché véniel prive votre âme non pas absolument de l’amour de

Ve

sus

Dieu,—c'est le résultat seulement du péché mortel,—mais il la prive :

D'une grâce que Dieu lui préparait et que Dieu a dû lui refuser, d’une grâce qui peutêtre était le commencement d’une série de faveurs que Dieu, réservait à votre générosité.

D'un degré de gloire qu'elle aurait acquis pour l’éternité et qu’elle a perdu,

D'un degré d'amour que le cœur de Dieu se préparait à lui faire et que Dieu a du arrêter.

D'une force qu’elle aurait acquise pour résister à une nouvelle tentation et qu’elle n'aura plus quand viendra cette nouvelle et plus forte épreuve.

Oh ! n’est il pas vrai qu’il y a quelque chose d’effrayant dans le simple exposé de ces privations ? Et si, plusieurs fois par jour, je fais

des péchés véniels, si, plusieurs fois par jour, je renouvelle ces privations, Ô ma pauvre âme, comme, chaque soir, tu te sentiras affaiblie ! comme tu te verras appauvrie !

2. Après votre vie, un péché véniel s’il n’a pas été effacé par vos larmes et réparé par une sincère pénitence, ce péché :

Retardera pour un temps, bien long peutêtre, le bonheur que vous éprouveriez de la présence de Dieu. : #0

Il vous fera soufirir, dans le Purgatoire, une peine que la langue humaine ne peut dire : la peine de l’amour qui veut et qui ne peut pas, qui s’élance et qui est repoussé.

Ah ! si dans l’enfer, là où cependant Dieu

est haï, cette privation de Dieu est le plus intolérable des supplices, que ne souffrira pas au Dr UaIgre une âme qui aime Dieu, qui désire Dieu, qui a faim et soif de Dieu ! Sa souffrance n'aura pas sans doute la torture du désespoir, mais elle aura, nous le croyons, quelque chose de plus sensible.

3. Et pendant l'éternité! oh ! non, il n’existera plus ce péché véniel expié par le purgatoire et pardonné sans retour; mais ses suüles !

elles seront éternelles.

Ecoutez. Cette minute pendant laquelle, aux jours de votre vie, vous avez commis un péché véniel, vous auriez pu la remplir par un acte d'amour de Dieu; la grâce vous poussait à résister à la tentation et cette résistance faite par amour, oh! qu’elle eut été douce au cœur de Dieu, —et cet acte d'amour vous aurait pendant toute l'éternité procuré une joie que jamais, jamais vous ne sentirez, — cet acte d'amour vous aurait mérité pendant toute l'éternité un épanchement de plus de la tendresse de Dieu et cette marque de tendresse dont le plus petit rayonnement ravit les anges, jamais, jamais vous ne l'aurez!

Oh ! encore une fois n'est-il pas vrai, qu’elles font une impression profonde ces réflexions si simples cependant sur les suites du péché véniel, de ce péché, que nous appelons léger sans doute quand nous le comparons au péché mortel, maïs qui est si opposé à la sainteté divine que les théologiens ont pu dire : Quand même nous pourrions fermer à jamais l'enfer,

—sauver toutes les âmes qui y gémissent,— faire évacuer le purgatoire, rendre tous les hommes sur la terre aussi saints que les bienheureux apôtres Pierre et Paul, en disant le moindre mensonge, nous ne devrions pas le dire; car la gloire de Dieu souffrirait plus de ce petit mensonge qu’elle ne gagnerait par tout ce bien que nous aurions fait.

Puissut-diles dès maintenant nous préserver du péché véniel et nous porter non seulement à effacer ceux que nous avons commis, mais à remplacer les tristes minutes pendant lesquelles nous les avons Commis, par une intensité d'amour de Dieu et de dévouement au prochain qui nous permette de retrouver au ciel tout le bonheur et tout l'amour que Dieu nous réservait !

‘ Non, dit Ste Thérèse, j° ne voudrais pas par une lé:ère faute volontaire, perdre le moindre degré de la jouissance de Dieu pendant l'éternité.

‘ Je déclare que si le choix m'était donné je préférerais rester en proie à toutes les afflictions de la vie, jusqu’à la fin du monde, si je pouvais acquérir ainsi un seul degré de la vision de Dieu, plutôt que d'achever ma vie, sans aucune affliction, mais sans augmentation de cette vision bienheureuse. ” |

re

RER Pr ‘I

PRINCIPALES FAUTES AUXQUELLES LES RELI- GIEUSES SE LAISSENT FACILEMENT ALLER

1° La paresse dans les exercices spirituels.

Cette paresse porte à les omettre, à les abréger, à les faire avec négligence, avec ennui, avec un esprit volontairement distrait, sans ardeur, et dans une tenue lâche, molle, quelquefois inconvenante. Il y a là plus de gravité qu'on ne suppose, non pas certes que cette paresse soit, par elle-même, un péché mortel, mais parce qu’elle prive d’une grâce actuelle sans laquelle nous restons, pour résister au démon et pour accom lir nos devoirs, privés de la force et de la lumière qui nous seraient nécessaires, vu notre faiblesse. Malheur à la religieuse qui ne sait

pas vaincre la paresse lorsque sonne un exercice religieux.

2° L’Affection sensuelle.

C'est une faute très-commune celle-là et elle est à peine regardée comme faute. Une religieuse doit être Mg M à quitter, au premier signe et sans le moindre trouble intérieur les personnes qu’elle aime, et à s'éloigner d’elles si on le lui commande sans laisser voir au dehors l’émotion qu’elle ressent. Si elle n’est pas dans cette disposition, son affection n’est pas assez pure, elle a même

quelque chose de déréglé. Oh! que de mal produit dans une religieuse une faible affection tant soit peu sensuelle! Ste Thérèse vit un jour la place qu’elle aurait occupé en enfer si elle n’avait pas rompu complètement avec certaines amitiés sensibles qu'elle avait eues pour des personnes du monde.

3° La colère et l’impatience.

Garder volontairement un mécontentement,—réfléchir à une injure reçue avec des sentiments d’indignation ou de colère, — montrer le trouble de son âme par un visage irrité ou par des paroles dures et piquantes, —éviter par ur sentiment d’antipathie, volontairement nourri, la rencontre de telle ou telle sœur, — nourrir des pensées presque rancuneuses, — renvoyer brusquement une compagne qui vient à nous, parce qu’elle nous déplait, — ne pouvoir supporter qu’une sœur soit lente dans sa manière d'agir, qu’une autre ne fasse pas tout de suite ce que nous lui disons. — Voilà des actes qui déplaiseut à Dieu, parce que ce que nous faisons contre le srochaïin nous le faisons contre la personne même de Jésus-Christ.

Lo La mollesse et la sensualité.

Il est des religieuses qui, en tout et partout, cherchent leurs aises et ne veulent se gêner en rien. Cellule, vêtements, nourriture tout doit être comme elles le veulent etelles veulent

Ca

La lan et

ou che d'a

rèner tout ulent

d’après leur amor:r-propre ou leur sensualité. N'a-t-on pas adhéré à leur fantaisie et à ce qu'elles apellent leur besoin réel ? elles murmurent, elles se plaignent, elles restent siler : cieuses, tristes, mécontentes. Ces religieus :: sont la plaie d’une communauté, le tourmet d’une Supérieure ! Oh! tant qu elles serout ainsi, non, non elles n’aimeront pas le bon Dieu comme elles doivent l'aimer.

5° La moquerie et les petites médisances.

C’est surtout l’amour-propre qui rend moqueuse -— qui porte à parler des défauts des autres, de leurs travers, de leur caractère difficile, de leurs manières grossières, — qu: excite à dire une parole piquante, à relever une parole échappée, à accuser même les intentions. La religieuse qui a ce défaut peut renoncer à posséder jamais la paix de l’âme et le recueillement.

6° Le babil.

Il est très peu de religeuses qui n'aient plus ou moins à déplorer en elles ce défaut ; celles chez qui il domime sont bien à plaindre, d'autant plus qu’elles ne croient pas l'avoir. La religieuse qui ne met aucun frein à sa langue peut bien renoncer à l'esprit de prière et aux douceurs de l’amowr de Dieu. Elle ramasse partout ce qui se dit, ce à se fait, ce qu elle voit, ce qu’elle entend et il faut qu’elle le dise. Elle raconte à celle-ci ce

nant mm. nv

me « Se = — — — , EE ERR— me = rte Lai ram à he ; —— L ” Un - — ds À = 2-8 A FA, = mt un o D 5: sen De A Duel D: — Di cie - :

= == LE 2 Sr Lee : S NT TR 5 3 vu PRE : « É 2 = > # = = es — - — À

qu'une autre a dit sur son compte ; elle n’a pas sans doute de méchantes intentions ; elle ne veut que satisfaire le besoin qu’elle éprouve de parler, mais que de mal elle fait sans s’en douter : elle fait naître des soupçons, elle monte les têtes, elle crée des inmimitiés, elle détruit petit à petit l’esprit d’union et de charité, elle s’accoutume aux jugements téméraires, elle n’épargne pas même ses supérieures. Elle se prépare de terribles punitions de la part du bon Dieu.

7° La vanité et l’orgueil.

Ce pêché se commet d’une foule de mamières.-—C'est la vaine complaisance en nousmémes qui fait que nous nous occupons de nous avec plaisir et que nous passons de longs moments à repasser dans notre esprit ce que nous appelons nos mérites.—C'est La conviction de notre valeur qui nous fait concevoir du mépris pour les autres et nous porte à penser que nous ferions mieux si nous avions leur emploi, —c’est cette même conviction qui nous fait mal prendre une observation de notre supérieure et de notre confesseur dans la pensée qu'ils ne nous comprennent pas. —C'est le désir d'être estimée et appréciée qui nous fait rechercher la louange, nous rend heureuse quand nous sommes flattée, triste quand nous nous croyons oubliée, et va même jusqu’à nous faire pour ainsi dire gwéter des éloges. —Ce seul péché suffit peur arrêter l'épanche-

n’a elle elle

fait ons, tiés, 2 de émésu pétions

> maänoUsns de longs e que iction ir du penser s leur i ROUS motre a penest le s fait reuse i nous squ'à sloges.

anche-

ment des grâces de Dieu etmême pour obliger Dieu à se retirer : 1 donne sa grâce aux humbles, il résiste aux âmes superbes.

Aimer Dieu c’est chercher à pratiquer à chaque instant ce qui lui plait.

Ne pas déplaire à Dieu c’est la résolution d'une âme qui a plus de crainte que d'amour.

Chercher à plaire à Dieu c’est la résolution d’une âme qui aime.

Plaire à Dieu c’est faire avec toute la perfection dont on est capable ce que Dieu commande, ce qu’il conseille, ce qu’il désire.

C’est remplir sa journée d'œuvre bien faites c'est-a-dire faites au temps prescrit, de la mamère prescrite, avec l'intention de contenter Dieu, —et ces œuvres, ce sont celles de tous les jours, œuvres nécessaires, œuvres COmMmunes, œuvres que tout le monde accomplit, telles que les repas, Les récréations, le som: mel, le travail matériel,—ce sont les œuvres indiquées une fois pour toutes par notre règle dans le détail de la jeurnée, soit celles qu’un ordre direct de mos supérieurs nous impose, soit celles que la chamité nous demande, —ce sont les œuvres faites dans l’obscurité de notre cellule où nous avons Dieu seul pour témoin, celles qu’exigent l’ordre et la propreté de la maison, dont tout le monde profitera mais dent personne me songera à nous remercier.

Plaire à Dieu, c’est ne jamais hésiter devant! ürle OCCasion qui se présente pour procurer sa gloire ou soulager le prochain. ‘“ Aimon:

Dieu, disait St-Vincent de Paul aux prêtres de la Mission, aimons Dieu ; mais que ce soi aux dépens de nos bras et à la sueur de 10:

visages; car bien souventtant d’actes d'imour,

de complaisance, de bienveillance ex autres semblables affections d’un cœur tendre, quo:

que bonnes et désirables, sont néanmoins tre: suspectes quand on n'en vient pas à l'amour effectif. Plusieurs se flattent dans leur imagination échauffée ; ils se contentent des dou: entretiens qu'ils ont avec Dieu dans l’oraison mais au sortir de là, est-il question de tra: vailler pour Dieu, de souffrir, de se mortifier. d’'instruire les pauvres, d'aller chercher !: brebis égarée, d'aimer qu'il leur manqu:

quelaue chose, d’agréer les maladies ou que que disgrâce, à n'y a plus personne.”

Plaire à Dieu c’est faire toutes ies œuvre:

simplement, joyeusement, sans contentio:

d'esprit, sans ces craintes continuelles : je #” fais pas ce que je pourrais faire,— je ne réuss': pas comme je le voudrais, — je ne puis venir bout de contenter personne. L’âme qui travail! pour plaire à Dieu est toujours contente no:

par amour-propre mais par le principe © l'amour de Dieu qu’elle sent en elle ; elle sa

ue Dieu voit ses intentions, ses efforts, s°: aiblesses, ses luttes, son peu d'aptitude, soin qu’elle prend afin de se rendre plus c:

pable. et elle continue doucement et pai:

evan!

curer morts rêtres *e soi le 110€ mour, autres ) quoi ns tre:

amour r inas dou:

raison le tra:

rtifier.

her ji:

anti:

qu e|

muvre:

entioi . je ne réuss's venir

avail!

nie n°:

lle sa:

ude, :

plus (a pai:

1 e de

ris, £°°

Nu

blement son travail alors même qu'il ne lui :onne aucune satisfaction.

Plaire à Dieu, c'est ne rien refuser à Dieu ; non pas vouloir faire ce que demandent des inspirations que nous sentons en nous lumineuses et pressantes,— ces inspirations ne sont souvent que des ilusions, — mais tout ce qui aous est demandé par noire règle, par nos Supérieurs, par notre emploi, par la charité ou la bienveillance, tout ce qui nous rend plus souples entre les mains de nos Supérieurs et plus douces envers nos compagnes, plus dévouées à l’œuvre de notre institut.

La religieuse qui cherche ainsi à plaire à Dieu parce qu’elle l'aime, éprouve sans doute des moments pénibles : lassitude dans tous les membres de son corps, — affaissement dans les facultés de son esprit, — impuissance d'agir encore, — humiliation de se voir inutile...

mais parce qu'elle n’a rien exagéré dans sa conduite ni dans son travail, parce qu’elle n’a fait que ce qu’on lui a dit et comme on le lui a dit, elle ne s'inquiète pas, elle sait que tout est compté par Dieu, que tout sera récompensé par Dieu et éprouverait-elle quelques reproches injustes, elle demeure en paix, sans plaintes ni murmures.

TE de

Aimer Dieu c’est détruire chez les autres tout ce qu’on sait déplaire à Dieu.

Ce qui déplait à Dieu c’est surtout le péché, et l’âme qui aime, ne voudrait pas qu’il se 1 1 commit jamais un seul péché. ‘Tous ceux (1 ’ qui aiment vraiment Dieu, dit St-Liguori, ne

‘il cessent de prier et d’agir pour les pauvres

pos Est-il possible d’aimer Dieu, de voir

‘amour qu’il porte aux âmes, de considérer tout ce que Jésus-Christ a souffert pour elles, le désir qu’il a de nous voir prier pour leur salut, — et de rester indifférents à la vue de tant de malheureux qui se damnent ! ”

‘ Pour arracher une âme au péché et à l'enfer où la conduit le péché dit Ste-Thérèse, je serais prête, je le sens, à sacrifier mille fois ma vie.”

‘Si le Seigneur me demandait comme à St-Thomäs d'Aquin, écrivait Ste-Magdeleine.

dé Pazzi, quelle récompense je désire de sa bonté, je lui répondrais : Seigneur qu’on ne vous offease plus ! ”

De là, Le zèle pour le salut des âmes. C'est là, pour ainsi dire, le fond de toute âme religieuse. ‘Cette soif des âmes, disait Ste-Thérèse, est l'attrait que le Seigneur m'a donné. Aussi quand je lis la vie des Saints, le récit des travaux apostoliques de ceux qui ont conquis des adorateurs à Dieu et peuplé le ciel excite bien plus ma dévotion, mes larmes,

s tout

péché, u’il se s ceux pri, ne au vres le voir idérer r elles, ir leur vue de ?

é et à érèse, Ile fois

me à

deleine.

de sa on ne

. C'est e relie-Thédonné.

e récit 1 ont plé le armes,

nt ne

mon envie, que le tableau de tous les tourments endurés par les martyrs. Selon moi, Notre-Seigneur met à plus haut prix une âme que nous lui aurons gagnée par notre industrie et nos oraisons aidées de sa miséricorde, que tous les services que nous pouvons lui rendre.”

Zèle qui prie pour attirer des grâces de conversion aux pauvres pécheurs et des gràces de préservation aux âmes pieuses.—Rappelezvous, pieuses et saintes religieuses, que pendant que vous êtes en prière, dans cette immobilité de l’oraison qui étonnerait les personnes du monde si elles vous voyaient, vous retenez la justice divine a à frapper, —vous arrachez du cœur de Dieu des grâces de miséricorde, — vous obtenez qu’un péché mortel qui, à cette heure, est sur le point de se commettre ne se commet pas,—vous faites naître dans l’âme d’un agonisant une pensée de repentir et de confiance. — “ Si chaque soir, avant de prendre notre repos, dit le P. Faber, nous prions la Ste-Vierge, d'offrir à Dieu le précieux sang de son fils afin d’empécher un péché mortel d’être commis quelque part dans le monde, pendant la nuit, — si nous renouvellions la même prière chaque malin pour les heures du jour, une pareille offrande faite par de telles mains né saurait manquer de plaire à Dieu et d'obtenir la grâce désirée ; et ainsi nous Dore empêcher un grand nombre de péchés mortels chaque année... Supposons que mille religieuses

fassent cette offrande et persévèrent dans cette conduite pendant vingt ans, oh ! sans parler des mérites acquis par nous, quel nombre prodigieux 4e péchés mortels nous aurions fait éviter ! et quelle joie nous aurions procurée au cœur de Dieu !”

Zèle qui protège les âmes saintes,-—les âmes d'enfants surtout, -- contre les entraînements de la vanité, du luxe, de la coquetterie, contre les maximes peu chrétiennes, contre les lectures dangereuses, contre les amitiés qui tendent à la sensualité.

Ecoutez la prière ardente d’un religieux voué à l’enseignement de la jeunesse ; Elle doit être la prière de toute religieuse.

‘Jai soif, Ô mon Dieu, soif de conquérir des âmes à votre amour.

* Des âmes ! des âmes ! il me faut des âmes!

Je suis prêt à tout donner, à tout quitter, à tout souffrir pour sauver les âmes!

‘ O âmes bien-aimées, qui avez coûté le sang

de mon Sauveur, rendez-vous à mes brulants

désirs. Venez embrasser ce Dieu crucifié que j'aime et que j'adore. Venez vous enrôler sous l’étendard glorieux de sa sainte croix ! ‘Pour vous assurer ce bonheur, j'ai dit adieu à ma patrie, à mes parents, à tout ce que j'aimais sur la terre ; mais si je puis gagner vos âmes, si je puis vous emmener au ciel, je n’ai rien souffert, je n’ai rien donné, je compte tout pour rien, et mes souffrances et mes sacrifices deviennent la source de toutes mes joies et de tout mon bonheur.

; cette parler )ymbre 1rions s pro-

âmes ments contre es lec- $ qui

igieux Elle quérir âmes | tter, à

e sang ulants fié que nrôler roix !

’ai dit out ce e puis ner au donné, rances ce de r.

ais LT ns

‘“ L'univers entier est ma patrie, parce que tout l’univers est le domaine de la charité.

-# Pourvu que je puisse conquérir des âmes et les rendre à Jésus-Christ, je ne connais plus d’exil.

‘: Seigneur ! ôtez-moi tout, mais donnez-moi des âmes ! ”

Zèle qui sacrifie son repos, son temps, ses forces, pour venir en aide à une pauvre âme qui s’en va loin de Dieu. St-Ignace s’entretenant un jour avec le P. Lainez lui disait.

‘Que feriez-vous, mon Père, si Dieu venait vous dire : ‘ Si vous voulez mourir présen- ‘‘tement je vous donne le ciel, maïs si vous ‘ voulez vivre encore pour travailler je ne ‘vous assure point votre salut et je vous juge- ‘ rai à votre mort, selon l’état où vous serez.” Que choisiriez-vous ? — Mon Père, repondit Lainez, je vous avoue que je prendrais le parti le plus sûr et je demanderais à mourir.—Pour moi, dit St-Ignace, je ne le ferais pas ; et si je jugeais pouvoir avancer la gloire de Dieu en quelque chose, je le supplierais de me laisser vivre. Après tout, ajouta-til pourrais-je craindre d’être repoussé pour avoir sacrifié mes intérets à la gloire de Dieu ? Oh! que les autres pensent ce qu’ils voudront, je ne penserai rien de semblable d’un Dieu si bon, si fidèle et si magnifique.”

Zèle qui va jusqu’à s’offrir à Dieu en victime pour le salut des autres ; “ Souffrir, travailler, convertir voilà tous mes désirs écrivait un saint missionnaire,” C'est aussi le désir de

Le.

LC2 rep T en

er.

LI = a, APE PER PO RC 2e RE ES

ré = Ve:

Page 1