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Garanties tirées des règles que la supérieure doit faire observer. — La supérieure ne peut pas dans sa communauté faire des commandements arbitraires; elle n’est établie que pour faire observer une règle composée le plus souvent par des saints, — longtemps pratiquée par des personnes qu'elle a fait avancer dans la sainteté — longtemps étudiée, discutée dans ses menus détails, approuvée enfin par la plus grande autorité de la terre : celle du Souverain Pontife, celle au moins de l’'Evêque.
Et avant que ces règles soient approuvées à Rome, voyez avec quelle prudence et avec quelle maturité procède le Saint-Siége.
Il a été nécessaire que ces règles écrites et approuvées par l’évêque du lieu aient été pratiquées pendant un certain temps et d’une manière édifiante ; il est permis alors de les présenter à Rome, munies d’une recommandation et d’une attestation de l’évêque.
Le Saint Siége, s’il le juge opportun, donne un premier bref renfermant des encouragements et des éloges ; c’est ce qu’on appelle bref ou décret de louange.
Lorsqu'un temps suffisant s'est encore écoulé après ce bref de louange, et qu’une nourvelle supplique à été présentée au Saint Siége par l'organe de la sacrée congrégation
des Evêques et des Réguliers, il intervient, ‘s'il y a lieu, un nouveau décret portant ap-
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probation et confirmation de l'Institut. sans approbation formelle encore des Constitutions.
Cette approbation des constitutions se donne par un troisième décret rendu sur de nouvelles instances toujours appuyées de la recommandation de l’'Evêque du lieu ou réside l’Institut et de chacun des évêques des différents diocèses où se trouvent des maisons dépendantes de l’Institut. Encore cette a probation est-elle d’abord limitée à un certain nombre d'années (trois, cinq ou sept ans ordinairement), à la fin desquelles il faut de nouveau recourir au souverain Pontife pour obtenir l'autorisation définitive.
De plus, ces règles n’ont pas été imposées
par force à la religieuse ; avant de l’obliger à
se soumettre à ce qu’elles ordonnent, on les lui a expliquées toùs leurs détails, dans toute leur étendue, avec leurs exigences et leur sévérité, — pendant un an de postulat, un an ou même deux ans de noviciat, on a voulu que sans autre sanction que celle de sa volonté, elle pratiquât chacune de ces règles, se rendant bien compte qu'aucune d'elles n'était au-dessus de ses forces, — de sorte que
lorsque la religieuse fait des vœux, elle peut
dire en toute vérité : je sais ce que je fais : je ne m'engage pas à la légère.
Vous le voyez donc, au point de vue humain, le gouvernement de l’état religieux offre toute garantie de science, de sagesse, de
‘piété. | Au point de vue divin, ce gouvernement .
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