‹ Le livre des professes [microforme] (volume 3)Chapitre 34 sur 49 · BR VIE · texte numérisé non relu

BR VIE

grand acte de charité que l’homme puisse, produire avec l’aide de la grâce, on peut dire que la vie religieuse, avec le sacrifice héroïque qu'elle a demandé de l’âme qu'elle a arrachée à sa famille, avec son dépouillement complet de tout bien matériel, son renoncement de tous les instants à ce que l’âme a de plus intime : /a volonté, sa privation continuelle de tous les plaisirs sensuels, multiplie tellement les actes de charité que ces actes sont capables peut-être d’égaler ou même quelquefois de su passer le mérite de l’effusion du sang.

Le martyre du sang, d’ailleurs, dure peu de temps, et un élan généreux de la volonté peut suffire pour s’en assurer le prix; le martyre de la profession religieuse dure toute une vie, car toute la vie les sens demandent leur part de jouissance, la volonté sa part d'indépendance, la cupidité sa part de possession ; et toute la vie et à toute heure il faut réprimer Ces sens, cette volonté, cette cupidité ; la vie religieuse rachète ainsi par la durée ce qui, pour avoir le mérite complet du martyre, lui manque du côté de la violence et de l’intensité.

Cependant, ajoutons avec St. Thomas:

Comme ceci n’est que probable recourons pour avoir quelque chose de ceririn à l’indulgence plénière accordée le jour où l’on prend lhabit et où l’on fait la profession. Et d’ailleurs ce jour là l'âme purifiée par l’absolution et se donnant à Dieu avec la plus grande force de volonté dont elle est capable, produit un de

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