‹ Le livre des professes [microforme] (volume 3)Chapitre 40 sur 49 · RES · texte numérisé non relu

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entier, quand Jésus-Christ se communique à elle! | j | Et les autres joies plus douces quirayonnent

«de la statue bien-aimée de la Sainte-Vierge au .

pied de laquelle la religieuse vient tous les jours lui dire comme elle le disait à sa mère de la terre tout ce qui se passe dans son cœur |

3. Dans le corps. Qui donc oserait dire que les plaisirs du corps consistent dans les jouissances sensuelles et coupables qui amènent le remords ?

Oh! ily a pour le corps d’autres jouis- -Sances! Celles-là se résument dans ce seul mot: bien-être.

Or, ce bien-être qui se compose de santé, de paix, de repos, de joie intérieure, est plus

Commun que partout ailleurs dans les mai-

sons religieuses.

L'esprit libre de soucis, contribue à équilibrer les humeurs. La vertu de résignation à la Providence qui croît si abondante dans ces maisons, laisse un perpétuel sourire.

Des récréations de tous les jours, réglées avec sagesse, font éprouver au tempérament la réalité de ce que signifie le mot: elles récréent, elles font revivre, elles rajeunissent. Nulle part ne se fontentendre de si bons rires Que dans les récréations des cloîtres. Un rien amuse, un irait épanouit, une méprise fait éclater. L'esprit a conservé la vivacité de l'enfance qui lui permet de sentir la grâce et J'amabilité de toutes choses. Le cœur que ‘plus rien ne ternit, reflète tout ce qui est

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agréable et tout ce qui est beau. C’est là que: se voit à la lettre cette parole de saint Paul : Que tout ce qui est véritable et sincère, tout ce qui est honnête, tout ce qui est juste et ce. qui est saint, tout ce qui peut rendre aimable, tout ce qui est d'édification et de bonne odeur, tout ce qui est vertueux, et tout ce qui: est bon et louable soit l'entretien de vos:

pensées (1).

(1) Saint Paul aux Philippiens, 1v, 8.

Des promenades sans autre but que le délassement, sans autre préoccupation que celle de passer une bonne journée, toujours sous le regard paternel de Dieu, viennent.

multiplier les jouissances des yeux et de l’ouie.

Ah ! ces sens laissés délicats par la chasteté, comme ils voient mieux la nature, comme ils.

la sentent mieux, comme ils la respirent.

mieux !

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