BONHEUR DE L'ÉTAT RELIGIEUX AU POINT DE VUE SPIRITUEL
Nous pourrions ici présenter des pages.
ravissantes en transcrivant les sentiments que quelques religieuses ont laissé échapper de leur cœur, en parlant du bonheur qu'elles éprouvaient de pouvoir se dire les épouses de Vésus-Christ.. Mais ces pages intimes parai-. traient trop particulières : toutes les religieuses. ne peuvent pas sentir de la même manière; et:
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Ja lecture des sentiments qu’elles n’ont jamais éprouvés les découragerait peut-être.
Nous allons neus contenter d’exposer les raisons qui démontrent à ivute religieuse que le choix qu'elle a fait de Jésus-Christ pour son époux est, pour l'affaire la plus importante: le salut, ce qu’il y a de plus avantageux et de plus sûr.
‘’ La vocation religieuse, dit saint Laurent Justinien est après le baptème la plus grande grâce que Dieu puisse faire à une âme; c’est une marque de prédestination. |
“ L'état religieux, dit sainte Magdeleine de Pazzi, est un paradis terrestre où l’âme unie plus étroitement à Dieu participe plus abondamment aux trésors de l'Eglise, — goûte une paix perpétuelle, — honore Dieu autant qu'une créature peut l’honorer. L'état religieux est le chemin Le plus court, le plus facile, le plus sûr pour arriver au ciel.” |
1. Ecoutez d’abord Massillon exposant avec calme ce qu’il a vu dans les cioîtres.
‘ L'innocence et la paix du cœur que le monde ne connaît pas ;
La joie de la bonne conscience qui est la seule source des vrais plaisirs :
Des devoirs où l'on est toujours payé comptant de la peine, par la consolation qui Æn facilite l’accomplissement ;
Une société sainte dont la charité est le lien, dont la paix fait toute la douceur; où l’on:
n’envie rien, parce que tout est à nous Comme : à nos sœurs ; où l’on ne se défie de rien parce
que l’on n’a chacun que les mêmes biens à espérer, et les mêmes maux à craindre ; où la diversité des intérêts ne divise pas les cœurs, parce que c’est le même intérêt qui les lie; où tous les chagrins qui empoisonnent la vie humaine sont inconnus, parce que les passions qui les cansent sont bannies ; où nous trouvons des ressources à toutes nos peines, des précautions contre toutes nos faiblesses, des appuis dans tous nos découragements, des attraits pour tous nos devoirs ;
Une vie tranquille, innocente, pleine de bonnes œuvres où les actions les Ne indifférentes deviennent des vertus et nous sont comptées pour le ciel ;
Une mort enfin pleine de consolations, sans regret à ce qu’on laisse dans le monde, parce que ne possédant plus rien, on n’y laisse rien, sans inquiéiude de conscience sur les affaires dont on s'était mêlé parce que le salut avait été l'unique affaire qui nous avait occupés : sans remords sûr des biens mal acquis, parce que nous avions renoncé à ceux mêmes que nous pouvions posséder légitimement ; sans scrupule sur les places où nous avions été élevés, parce que nous mourons dans la situation où l’obéissance nous avait placés ; en un mot, une mort douce, paisible, et d’un présage consolant pour l’éternité, puisque le
monde n'ayant pas été notre patrie, nous
devons, selon les promesses de Jésus-Christ, la trouver dans le ciel. ” | | Une âme de Dieu qui en a fait l'expérience,
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