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disait aussi : “Il semble que notre divin Maitre veuille payer sur le champ au centuple, chacun des petits sacrifices qu'il demande. Quelle différence entre le service des créatures et celui du Créateur. Trop heureux ceux à qui il est donné d'en faire l’aimable expérience ! J’ai peu donné à Dieu, bien que je crois m'être livrée à lui toute entière, toutefois ce divin Maitre si bon, si généreux m'a rien rendu pour l’offrande de ma pauvreté des trésors de grâces, des biens si grands qu'ils remplissent toute mon âme.
Je ne puis dire que ce soient des jouissances toujours sensibles ; mais c’est une plénitude de biens intérieurs qui satisfait âme, la contente, la maintient dans la joie, dans la paix, au milieu des peines, des ennuis, des chagrins que la vie ramène sans cesse.
2. Nous avons inséré dans notre livre des novices, ce que saint Bernard appelle les fruits de la vie religieuse. Nous allons les reproduire ici avec le commentaire.
Dans l’état'religieux, l’âme vit avec plus de pureté, tombe plus rarement, -se relève pus vite, marche plus précautionnée, est comblée de plus de grâces, jouit de plus de paix, meurt avec plus de confiance, abrége son purgstoire, gagne une plus belle couronne.
Examinons une à une ces parôles si consolantes, et essayons de découvrir les riches trésors que chacune d'elles renferme.
L’âme religieuse vit aves plus de pureté et de mérites.
Parce que tout ce qu'elle fait, elle le fait sous le regard de Dieu, en union avec Dieu, et pour être offert à Dieu.
Servante de Dieu, c’est à lui qu'elle obéit.
Attachée à Dieu par les vœux de chasteté, de pauvreté, d’obéissance, c’est, sans pouvoir se séparer de Dieu, qu’elle travaille, qu'elle prie, qu’elle se récrée, qu’elle repose.
Il n’est nas dans sa vie un seul moment, ni un seul acte qui ne soit commandé par Dieu et qu’elle ne doive offrir à Dieu. Elle le sait et cette pensée qui la soutient dans son travail et dans ses peines, l’oblige à agir avec une pureté d'intention et une pureté d'amour qui donnent à toutes ses actions un mérite incalculable. ( |
Ajoutez à ce mérite, celui qu’elle acquiert par ses vœux, et voyez que de richesses elle amasse et que de gloire elle rend à Dieu!
Qu'elles sont belles et qu’elles sont méritoires les plus petites actions d’une religieuse, sécrie un pieux auteur, le diadème d’une princesse ne vaut pas le simple balai d’une religieuse à qui la règle met en main cet instrument du mercenaire !
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