MORTIFICATION DES PENCHANTS
Mortification du désir.
objet cha vous alors chose
Le désir soutient l’âme dans ses peines,— voulu, l'anime dans son travail,—la reiève dans sesh tant « défaillances ; le désir est le stimulant de laf charit volonté, l'Esprit Saint loue l'homme de désirs Oh et nul jamais n’est parvenu à la perfection! des. d'une science ou 4’un art sans y avoir étél ce que poussé par un ardent désir. Pouvai
Désirez beaucoup, désirez. ardemment ;} désirai ayez pour devise ce mot des saints aspirant. ardeur toujours à être plus unis à la volonté divine :E n'allait Encore ! Encore ! mais prenez garde que vosk Dieu. désirs ne restent à l’état de désirs, vous laissant dans l’inaction et vous amusant par des | projets chimériques. C’est alors que, selon laf La joi parole de l’Esprit-Saïnt, les désirs tuent ; ils} d’une } tuent parce qu'ils paralysent toutes nosk naturel] facultés, ne donnant de vie qu’à l'imaginationk elle ne r Ils poussent la religieuse, qui ne sait pas leg la piété maîtriser, à désirer posséder autre.chose qu pas non ce qu'elle a, à vivre dans une autre maison que là se donne maison où'elle est, —à étre chargée d’un autre em4 Soit touÿc ploi que celui que lui a imposé l’obéissance,;—@ La joie
avoir pour compagne telle. sœur qui lui.est plug de la pai. sympathique au lieu de celle avec quion l’a placéd édifie le Ces désirs sont comme des jouets dont Œuvres e démon. se sert pour nous arracher au devoilduit, don: Prenez donc garde et contrôlez vos -désirshrait ja si le désir qui naît dans votre esprit a pouBfuite le d
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gesse dans cette Sales : Je d
désirait Cependant, il désirai ardeur, mais son désir
n'allait jamais au-delà qd | Dieu.
Mortification de la joie.
La joie, la saint joie, est la vertu ordinaire d'une b
> C'est l'atmosphère
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Mais elle peut facilement dégénérer, si « Ile n'est pas mortifiée,—en épanchements trop sensibles, —en dissipation, —en rires immodé:rés,—en moqueries. Îl faut donc modérer ce qu’elle a de trop bruyant : Le fou, dit l’Esprit- Saint, rit à gorge déployée, le sage sourit seulement. Il faut donc retrancher toute parole de plaisanterie qui blesserait même légèrement une compagne, et tout acte fait pour rire qui aurait pour résultat d'humilier une de nos sœurs ou de faire rire à ses dépens.
De la joie, tant soit peu immodérée, le démon sait tirer la dissipation qui blesse le silence et empêche l'esprit de prière, et Les petiles rancunes qui commencent à détruire la charité.
Mortification de la tristesse.
La tristesse en général ne vaut rien; elle n'est bonne à rien, elle produit toutes sortes de maux. (Eccz. 111, 14.)
— Elle inspire le dégoût de la prière et du travail.
— Elle livre l’âme aux tentations du démon et la prépare presque infailliblement à suc comber.
— Elle rend pénibles les rapports des sœurs entr’elles.
— Elle trouble l'esprit et.le rend inquiet, lui inspirant la peur du bon Dieu ; elle va quelquefois jusqu’à porter au désespoir.
- 401 faut la combattre énergiquement par /a prière ferme et constante, —par la fuite du péché
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ominée de Manière à io sans murmure
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ravail et laisser à me quelques minutes pour.
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— Jà —
vite en empressement et en préoccupation, les deux fléaux de la vie intérieure.
… C’est cet empressement que Jésus-Christ condamnait en Marthe lorsqu'il lui disait : Marthe! Marthe ! tu t’inquiètes bien, prends garde, une seule chose est nécessaire!
C'est cette préoccupation contre laquelle voulait nous prémunir. Jésus-Christ, nous plus que tous les chrétiens, quand il disait, s'adressant à tous cependant : Ne vous inquiétez donc pas, en disant: Que mangerons-nous ou que boirons-nous ou de quoi nous vélironsnous? Votre Père sait bien qu'il vous faut tout cela. Cherchez avant tout le royaume du ciel et la justice de Dieu, et toutes ces choses vous ao données comme par surcroît. (MATH. vi,
L’empressement et la préoccupation détruisent l'esprit de prière, la paix de l’âme, le silence, l'humilité; ils diminuent ou ils détruisent le mérite de toutes nos actions.—Ils produisent beaucoup peut-être, mais ce produit n'est presque jamais, devant Dieu, au profit de la personne qui a travaillé.
Mortification du désir de paraître.
Paraître, être estimée, appréciée, louée, préférée, c'est la plus permanente de nos passions, celle quise mêle à tout, qui se retrouve partout, qui se montre toujours vivante alors que les autres semblent éteintes.
Elle se fait sentir à la chapelle, pendant la prière, au poner même de la sainte com-
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Mortification de la SUSCeptibilite.
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presque continuels, et a pour résultats : la mauvaise humeur, la bouderie, la rancune, l'antipathie, la colère même.
La susceptibilité rend très malheureuse la religieuse qui ne sait pas la dominer ; et pour être dominée elle demande des efforts généreux et à peu près continuels.
Vous sentez-vous froissée, vos idées et vos sentiments sont-ils mal appréciés et contredits, ne laissez pas volontairement paraître ce que vous éprouvez et tâchez même de sourire ; au début vous serez gauche, mal à l'aise ; petit à petit, avec la grâce de Dieu, vous vous surmonterez.
Cédez à un sentiment qui n’est pas le vôtre.
—Pliez devant une exigence qui vous contrarie—Pardonnez une parole ou un acte qui
vous a humiliée—lendez service ou mieux |
demandez un service à la compagne qui vous est antipathique.—Restez volontairement près de celle dont la manière d'agir ou de parler vous crisne.
Un mois de ce travail produira une sensible amélioration dans votre caractère.
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