IL. mor
La nécessité de la souffrance est fondée, pour tous les hommes en général, sur les péchés personnels qu'ils ont commis et qu'ils doivent nécessaire. ment expier.
Tout péché est une injure faite à Dieu, en lui désobéissant et en fui préférant ou unek créature ou sa propre satisfaction ; or, Dieu qui est la justice et la sainteté par excellence, se doit à lui-même que cette injure soit réparée; et comme tout péché est une jouissanct ou de l'esprit ou du cœur ou des sens cherchés contre la volonté de Dieu, il faut que cette ne soit expiée par uné peine ou di esprit, ou du cœur, ou des sens, qui rétabliss l’ordre violé.
ces La douleur a toujours la justice de Dieu SQUER pour auteur et le péché de l’homme pour alme, EL cœuse—La souffrance suit le péché, comme ai QUE E l'ombre suit le corps, dit Mgr de Ségur. Quelurnal Ê quefoisellene le suit pasimmédiatement, quelfection L quefois même, elle semble lui être épargnée ndres, À en ce monde; mais tôt ou tard, elle viendra, us Une L Jautant plus terrible qu’elle aura plus tardé. qui, à Le péché, dit saint Paul, est la racine de nifient E'jous les maux (r Tim. vi, 10). —La concupisrir? . À cence, dit saint Augustin, est la source de s la VIe E joutes les misères qui accablent les créatures , labeur E'raisonnables ; source de maladie, source de Punilion EE jégoût, source de terreur, source d'humiliation, source de difficultés sans nombre.—Saint Paul entendait en lui-même une réponse de mort, cette réponse n'était que le sentiment de la douleur et la douleur, en général, est l'écho et le châtiment du péché.
Sans doute, par la contrition de ses fautes et par l'absolution, l’homme est rentré dans l'innocence ; il n’est pas rentre pour cela dans la paix complète et dans l’absence de dou- Dieu, e1E leurs : Si quelqu'un prétend, dit le concile de ou unt£ Trente, que la remise de la faute entraine la br, Dieu remise de toute la peine due au péché, qu'il soit ellence = anathème. De là, le dogme de la satisfaction oil réptÆhors du temps; de là, le dogme de la satisfacpuissanttEtion dans le temps ; de là, la douleur réparaherchét%£ trice dont nous aurons à parler.
que celÆ Nous pouvons être parfois tentés de croire e où de que nous souffrons sans cause. Rentrons alors établisiSen nous-mêmes, sondons devant Dieu et:dans sa lumière les replis les plus cachés de nos
mour tous ersonnels ÉceSSATE:
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(Id 11} (| HA Qu fl LT A LU fl :
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EL Lim 1), de
cœurs. La première chose à faire quand un malheur vient fondre sur nous, c’est de nous examiner nous-mêmes, nous reconnaîtrons bientôt que nous sommes punis justement.
Car, quel est l’homme qui sincèrement puisse dire en vérité : je n'ai jamais péché ?— La justice humaine peut frapper un innocent quel.
enn ne à la nou sent c'es
quefois ; la justice de Dieu, jamais. Pour l’es- x Q pèce humaïne comme pour l'individu tout mal rs est une peine. Mais toutefois retenons bien Le 8 ceci : pour l'individu, toute peine (excepté la . dernière) est infligée par l'amour autant que par KE ‘°°
la justice (de Maistre). Dieu est toujours père, 7e surtout quand il châtie et il ne se résout à k AE perdre éternellement le pécheur que lorsqu'il R 74% voit l'invincible obstination de celui-ci dans ‘10 le péché. | suite
La nécessité de la souffrance est fondée, pour E La né tous en général, sur l'obligation de combattre, que nous avons établie dans le chapitre précé.
dent. Le aus | | Le E Chris que combattre c’est 1. ce précautionner,E 7, :; c’est-à-dire veiller sur nos sens et sur nos fa he cultés pour empêcher que les agents exté.k +0
rieurs ne les attirent hors du devoir, et 2. kut- génér ter contre nos penchants pour apaiser leur à 5 fougue et les retenir, malgré tout, dans les la sou limites prescrites par la loi de Dieu,—il n’est Are pas possible, à ce simple point de vue, de ne je Do. pas souffrir. | 7
Nos sens, nos penchants, le démon, sont des
ù un ennemis trop acharnés et trop puissants pour ROUS D ne pas s’irriter de notre lutteet ne pas résister TORS À à la violence que nous leur faisons, et nous, nent. nous sommes trop délicats, pour ne pas resussé LE sentir vivement les effets de cette résistance, à JUS- LE C'est-à-dire souffrir.
quel- Quand saint Paul nous dit : Revétez-vous de rl'es À outes les armes de Dieu afin de pouvoir vous MA L défendre des embüches et des artifices du bien L'jble, car nous avons à combattre non contre pté la Les hommes de chair et de sang, mais contre les UE PAT À principautés et les puissances infernales, contre PET, Les princes du monde, contre les esprits de SOUL à L malice répandus dans l’'air(Eph. 1, 12), il nous annonce ce combat continuel et la souffrance,
suite nécessaire de ce combat.
pour R La nécessité de la souffrance est fondée sur l'o-
battre, bligation de mériter le ciel, précé-
Le ciel est un royaume à conquérir. Jésus- Christ nous a expressément dit : Le royaume du ciel souffre violence et seuls les violents peuvent le conquérir (S. Math. xi, 12); or cette | violence à apporter, indiquée d’une manière si générale, s'étendant à tous les âges de la vie et à toutes les positions, n’indique-t-elle pas la souffrance qui en est la suite nécessaire, endurée à tous les âges de la vie et dans toutes les positions ?
jonner, nos fa:
y exté- 2. ml:
r leur ans les 1 n’est de ne
Pour conquérir le ciel point d'autre moyen : Or Nul, dit saint Paul, ne sera couronné s'il n’a que d vaillamment combattu (2 Tim. 11, 5). par 4
“ Ne craignez donc pas d'accepter et de Æ pour porter la croix, ajoute l'Imitation.—La croix, À avon: c'est le salut, c’est la vie.—La croix, c’est le Æ avons rempart qui nous met en sûreté. de m
La croix, c’est la sourca des suavités célestes, LE prière c’est la force de l'âme et la joie de l'esprit; de Di
La croix c’est la vertu par excellence, c'es’ Æ ment a la perfection de la sainteté. NOUS ]
Sans la croix point de salut; sans la croix Ereligie: point d'espérance d’éternelle vie.” | Eco
rectem V. le dis :
ny La nécessité de la souffrance est fondée pour tous Emais s'
en général et pour les religieux en particulier E(Joa. x
sur l'obligation de ressembler à Jésus-Christ. déjà a
nur, | Maître
Tout chrétien est un autre Jésus-Christ, possible
Un chrétien nesera admis au ciel qu’autant Bplicatia
qu’il y aura une certaine ressemblance entre sa vie et celle de Jésus-Christ. C’est pour que cette conformité fût possible que Jésus-Christ a passé trente ans sur la terre, menant une vie sans éclat, donnant à tous l’exemple des vertus les plus simples, demandant à tous de l’imiter chacun selon sa position et à nous,
tinuer son œuvre de Sauveur, pour laquelle il est venu sur la terre. Jenitits
6 Dis
haît sa let bien
laireme qu’il a appelés pour être unis plus intimement Res âme à Lui, demandant tour spécialament de con- Evil a n & parole uissant
‘élernig, arche
on mir Jésus-
n : Or, c’est par la croix et par les souffrances na que Jésus-Christ a sauvé le monde; et c’est par la croix et par les souffrances, que nous de pourrons Continuer son œuvre, nous tous qui oit, avons l'honneur d’être choisis par lui et qui t le LE avons le nom d'apôtre. quel que soit le genre de mission qui nous est donné: mission de tes, | prière conlinuelle, mission d'annoncer la parole t; de Dieu, mission de dévouement au soulagec'est ment des douleurs ; et quel que soit le nom que nous portions, prétres, religieux, missionnaires,
croix religieuses.
| Ecoutez la parole du Maître s'adressant directement à nous : En vérité, en vérité je vous le dis : si le grain de froment ne tombe en terre el ny meurt, Ù demeure seul él sans fruit; r tous mais s'il meurt il porte des fruits abondants. culier É(Joa. xx11, 24) Cette comparaison exprime ist. Mdéjà assez clairement la pensée du divin Maître ; mais pour rendre toute méprise impossible, il se hâte d’en donner lui-même l’explication : Qui aime sa vie la perdra, et qui haît sa vie dans ce monde la retrouvera dans ‘élernié. Que celui qui prétend me servir, marche à ma suile ; et que partout où je serai et bientôt il sera sur le Calvaire) {à soit aussi on ministre (ib).
Jésus-Christ ne pouvait nous dire plus lairement que nous ne pouvons conquérir es âmes par d'autres moyens que par ceux qu'il a mis en œuvre. Or, si efficace que soit & parole, si méritoire que soient ses travaux, si’ juissantes que soient ses prières, c’est:
st.
utant entre r que hrist une e des tous HOùsS, ment à CONalle il
pourtant à ses souffrances et à sa mort que le Da salut de nos âmes est spécialement attribué soit Æ Ge pr par lui-même, soit par ses inte:prêtes autori- Da sés, les Prophètes et les Apôtres: Nous avons Æ fonct trouvé notre guérison dans ses meurtrissures, dit É Tr
Isaïe (zur, 19). s'est incorporé nos péchés, E va de dit S. Pierre, et les a fait monter avec lui sur E fécon la croix, afin que morts au péché nous vivions E temer à la justice (1 P.n, 24). — 1 ny a pas de ré. E tour. : mission pour vous, disait S. Paul aux Hébrenx quan en leur montrant Jésus crucifié, si pour vous E mysté il n'y a ras de sang répandu (Heb. 1x). La Le divin Maitre s'exprime lui-même avec E contin bien plus d'énergie quand il nous dit que À &enne : pour entrer, comme notre chef, dans l'éternelleE La < gloire, ü a fallu qu'il souffrit tout ce qu'il aket prêt souffert (Luc xx1v, 26). vie sac
La nécessité de la souffrance est fondée, pour les religieux en particulier, sur l'obligation, Sde son dans laquelle les mettent leurs vœux, d'êtreprofess victimes. destiné
Jésus-( I. ‘Jésus-Christ, chef divin de son corpsla divi mystique qui est l'Eglise, se perpétue, dit leBmonde.
P. Lyonnard, et se prolonge en quelque sorteL «On
dans chacun de ses membres sous quelqu’unkcux q
des traits caractéristiques de son existence. Mivin € Dans le simple fidèle, il continue sa vie prilkuuste
vée et pour ainsi dire, sa vie domestique dekkidéré 4
Nazare offre à
ue le soit tor1-
[vons s, dit | ichés, à sur JUIONs de ré:
brerx r VOUS
, avec t que »rnelle qu'il à
, Pour
gation,
d'être
corps dit le
nce.
à sorte qu’un
ie pri que de
Dans le prétre, il continue sa vie publique de prédication et sa fonction de sacrificateur.
Dans le religieux, il continue sa vie et sa fonction de victime.
Tronc divin, vigne divine, la vie du Christ va donc se communiquant comme une sève féconde, formant trois grar:des branches étroitement unies, lesquelles, se ramifiant à leur tour, vont porter la vie divine du Christ jusqu’au dernier et moindre rameau de cet arbre mystérieux.
La première branche est la vie du Christ continuée dans les fidèles, c’est la vie chré- {ienne ;
La seconde, c’est la vie du Christ docteur et prêtre, continuée dans les prêtres, c’est /a vie sacerdotale ;
La troisième, c’est la vie du Christ victime obéissante et crucifiée, continuée dans les religieux, c’est la vie religieuse. ”
Tout religieux, quelle que soit ]3 nature de son ministère, est, par le seul fait de sa profession religieuse, officiellement député et destiné à perpétuer sur la terre le sacrifice de Jésus-Christ en qualité de victime associée à la divine victime du calvaire pour le salut du monde.
‘On appelle religieux, dit saint Thomas, ux qui se dévouent totalement au service divin et qui s'offrent à Dieu comme un holoauste. En effet, l’état religieux peut être conidéré comme un holocauste par lequel on offre à Dieu tout entier, avec tout ce que l’on
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possède. On offre à Dieu les biens extérieurs par le vœu de pauvreté volontaire, — on lui
consacre le bien de son propre corps, ic 7 | ui
lement par le vœu de continence, — on offre enfin Le bien de ‘l'âme par l’obéissance, puisqu'on lui fait de la sorte le sacrifice de sa propre volonté. ”
Un religieux est donc par sa vocation une victime ; or, qui dit victime, dit un étre voué à la souffrance et à l'immolation.
S. François de Sales l’indiquait clairement à une jeune professe à qui il écrivait : Vous voilà sur l’autel sacré, en esprit, afin d’y être sacrifiée et immolée et même consumée en holocauste.. Vous voilà doucement toute morte au monde et le monde tout mort en vous ; c’est une partie de l’holocauste ; il en reste encore deux : l’une est d’écorcher la victime, dépouillant votre cœur de soi-même, coupant et tranchant toutes ces menues impressions que la nature et le monde vous donnent,—l'autre de brüler et de réduire en cendres votre amour-propre et convertir toute en flamme d'amour céleste votre chère âme.
Plus que tout autres, Ô religieuses, attendez. vous donc à souffrir, non seulement par suite directe des privations auxquelles vous vous êtes soumises par vos vœux, mais par une volonté expresse de Dieu qui continue, par vous, la vie souffrante de son fils Jésus-Christ,
IL Souvenez-vous que la victime ne vit plus pour elle, maïs pour Celui qui a reçu son
sacrifice, et dont la gloire à réparer est sa
nsé
a re plain aban( unive tion € son tures les cd sont à est ve est d paisib
Et
accepté elle LZ dévou pour Ségur, mité | son m Des d honne spécial pruder III. | élat de compos possèd supéri Dieu le
de Blc les autr
nsée unique. Le péché dont elle s’est chargée sl fa rendant indigne dé tout droit, elle ne se tha- plaint jamais qu’on lui fait tort. S’étant | abandonnée à la justice divine, sa tendance
che universelle est d’étre livrée passivement à l’ac-
do tion de Dieu, comme pour ainsi dire jouet de son bon plaisir et par suite à celle des créa-
une À tures même les plus petites ; elle aime tous
aid à les coups qui la frapperont ; les plus efficaces sont à ses yeux les meilleurs, et quand l'heure est venue, elle est toujou:: prête.—La victime
ment ; A :
Vous À ©! dans un état habituel d'attente, calme,
être paisible, soumise, généreuse.
Et non seulement la victime attend et
A accepte la souffrance, mais quelquefois aussi don elle la demande avec simplicité. Une âme À dévouée, une jeune fille, en 1866, offre sa vie | Fe pour Pie IX et Dieu l'appelle à lui ; Mgr de a “ Ségur, à sa première messe, demande linfir- M6 E mité la plus crucifiante qui n’arrêterait pas ME son ministère, et Dieu lui envoie la cécité. VOUS L Des demandes semblables rendent un grand € M LE honneur à Dieu, mais elles requièrent un attrait oute spécial et surtout la soumission à un directeur me. LE prudent.
dez-
III. Il est si beau, si grand, si généreux cet état de victime. La victime volontaire est un vomposé de force et d'amour et l'âme . qui possède cette force et cet amour à un degré supérieur peut, dit un religieux, décider devant Dieu le sort d’une nation ; elle est, ajoute Louis de Blois, plus utile à l'Eglise en une heure que les autres, quels qu'ils soient, en plusieurs années.
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Soyez donc heureuses d’avoir été choisies our être victimes, heureuses de souffrir, eureuses de continuer l’œuvre de Jésus- Christ—C'est la loi du christianisme, dit l’abbé Ribet, que la restauration de l’homme déchu se réalise par la souffrance volontaire. Jésus-Christ a glorifié son Père et racheté l'homme en souffrant, et il veut prolonger dans les âmes les plus saintes sa réparation el sa rédemption par la douleur.
La nécessité de la souffrance est fondée, pour quelques âmes en particulier, sur le choix que le bon Dieu a eu la bonté de faire d'elles, comme victimes particulières.
Dieu, dit le P. Lyonnard, pour des fins qui lui sont connues, se choisit des victimes spéciales et leur communique pour le salut de leurs frères, une large participation aux souffrances de son divin fils et par conséquent à son titre et à sa fonction de victime.
En parcourant les annales de l'Eglise, il serait facile de démontrer cette assertion par des faits nombreux qui la mettraient en évidence. En effet, Dieu s’est choisi dans tous les temps des âmes ferventes, pour en faire des victimes agréables à ses yeux ; sur elles il s’est plu à décharger les coups que sa justice réservait soit à une cité, soit à une nation, soit même à son Eglise, à cause des infidélité
deses sur li aimé, à l'hu Dire ue D orné blance sible.
Pour cles de à leurs présen agonies larmes ‘“ Or religie tume d victimes celle d avec el vitale, ( tante qt les mer aux org:
sont im mettre la source « Not sont con ésus-Cl membre dirons q
isies MR de ses enfants. C’est ainsi qu'il avait déchargé frir, Bsur l'innocente victime du Calvaire, son Fils sus. aimé, les rigueurs que sa juste colère réservait dit&à l'humanité coupable. PET mmeR Dire le tendre amour, la tendre prédilection aire. ue Dieu le Père porte à ces âmes à qui il a heté Rüoniné un trait tout particulier de ressemnger Na avec son fils crucifié, est chose impossible.
on el Pour leur faire laisir, il n’est pas de miracles de grâces qu’il ne soit disposé à accorder à leurs prières, surtout quand elies les lui présentent mêlées aux larmes, au sang et aux agonies de Jésus, ainsi qu’à leurs propres larmes et àleurs prop res agonies.
“ Or, c’est surtout aux époques de crise religieuse et sociale, que le Seigneur a coutume de susciter dans sa miséricorde ces victimes cachées dont l’action latente, comme celle de la grâce en chacun de nous, opère avec elle et par elle d’une manière intime et vitale. On peut comparer la fonction importante que ces âmes saintes accomplissent dans les membres du corps mystique de Jésus-Christ aux organes vitaux qui, dans le corps humain, sont immédiatement unis au cœur pour transmettre le sang et avec lui la vie, dont il est la source, aux membres les plus éloignés.
“ Nous ne dirons pas que ces âmes saintes sont comme une sorte de sacrement vivant dont .. Mésus-Christ se sert pour opérer dans ses SU Eembres, uneæuvre de vie divine, mais, nous
no irons qu'elles sont des instruments, des canaux
pour æ que )omme
s qui spécialeurs ances titre
se, il nn par nt el s tOUS faire lles il
immédiatement unis par la douleur et par l'amour à la source de cette vie divine, c’est. à-dire au très saint cœur de Jésus, pour la transmettre et pour l'obtenir à ceux de ses membres auxquels il veut qu'elle arrive par leur moyen.
‘ De là, il résulte que plus une âme est unie par la douleur et par l'amour à la source E de vie quiest Jésus-Christ, plus elle est dans les conditions requises pour puiser abondamment en lui les flots de la vie divine pour elle-même À et pour les autres,—plus elle est apte à perpétuer sur la terre le sacrifice de Jésus, à être associée à son titre et à sa fonction de victime pour le salut des hommes,—plus par conséquent elle a d'accès auprès de Dieu et d’empire sur le cœur de son Fils, pour en obtenir les grâces plns abondantes pour les justes, pour les pécheurs, pour l'Eglise, pour le Souverain Pontife, pour les nations, “our les diocèses, pour les paroisses, pour les familles, pour la conversion des infidèles, en un mot pour tous les besoins de l'Eglise et de L’humanité.” :
Or, si Dieu se choisit indistinctement des à viclimes spéciales dans tous les rangs de lË société chrétienne, il est cependant certainh qu'il les choisit plus nombreuses dans /e communautés religieuses, —ces communautés appelées, avec tant de justesse par un évêque, des paralonnerres détournant loir des tètes cow pables.et recevant sur elles-mêmes les foudres de la divire colère prête à éclater et à les punir.
r et par ne, C’est.
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> à perpéus, à être e victime ar consé- 1aet d'emn obtenir es justes, ar le Sourour les familles, n un mot
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ment desk 19S de lAË
t certain dans (es unautés n évêque, têtes cour oudres de punir.
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La nécessité de la souffrance est fondée pour quelques dmes en particulier sur l'affection toute spéciale que leur porte le bon Dieu.
Dieu châtie ceux qu'il aime (Heb. xn, 6).
Voilà une parole qui sera éternellement le scandale de l'homme de chair et de sang. IL ne comprendra jamais l'amour qui frappe et qui torture ; el cependant c’est l’amour du père qui coupe, malgré les larmes de son enfant, le membre gangrené de cet être bienaimé que le mal allait tuer, —c’est l'amour de la mère, qui pour rendre sa fille belle, bier belle, ne craint pas de lui faire subir une opé-
wtion douloureuse afin de lui enlever du
visage ce qui l’enlaidissait.
Nous n'avons pas à entrer ici dans l’exposé de cet état de l'âme que les mystiques appellent les purifications vassives et qui font pisser l’âme que Dieu favorise ainsi ‘par ‘une série de tribulaiions extérieures et in-
R''térieures qui la remplissent d’angoisses,— 2! la livrent à tous les assauts de la concupis-
“sence, des hommes ri des démons, — la (1:
\ ke dans un creuset ardent qui consume &
es souillures, ses instincts charnels, sa vie
Doronre, et d’où elle sort pure, résistante et
rillante comme l'or, animée d’une vie nou- ‘velle entièrement souple à l’action et aux Minspirations de Dieu.” (Ribet. — Mystique divine.)
TT
Ces épreuves effrayantes que sainte Angèle de Foligno aurait échangées contre tous les tourments de cette vie et qui égalent, au témoignage du cardinal Bona, les supplices endurés dans l'enfer, ne sont le partage que d’un petit nombre, et nous ne devons pas en parler encore.
Nous nous contenterons de soulever un coin du voile qui aveugle même beaucoup d’âmes consacrées à Dieu, et de leur montrer l'action de l’amour le plus tendre dans ces épreuves qui, subies au service d’un Dieu si bon et si paternel, ler semblent une véritable contradiction. |
1. C’est une loi générale que celui que Dieu aime doit être soumis aux épreuves.
C’est la loi de l'ancien Testament : Parce que vous étiez agréable à Dieu, dit l’Ange à Tobie, il a été nécessaire que vous fussiez éprouvé, (Tob. x1r, 13.)
C’est la loi du nouveau Testament: Le disciple n'est pas lus que le maître, ni l’esclave plus que son Seigneur. Il sufjii ‘:u disciple d’étre traité comme son maître et à l’esclave d'être traité comme son Seigneur. Si uonc ils ont jap. pelé le Père de famille du nom de Belzébuth}, à combien plus forte raison traiteront-ils ainsi\les serviteurs. (Math. x, 24.)
C'est la loi publiée par les apôtres: Tous ceux qui veulent vivre en Jésus-Christ avec paélé seront persécutés. (11 Tim., nr, 12.)
C’est la loi proclamée par les saints Docteurs
Angèle ous les nt, au pplices ge que pas en
ver un AUCOUP nontrer ans ces Dieu si ne véri-
lui que 1ves.
arce que à Tobie, éprouvé,
Le dis- P'esclave le d’être e d’être
ont |apsbuth}, à ainsi les
: Tous
sorte les peines du purgatoire qu’
ec päélé
acteurs
et que résume ce mot de Bossuet : Dieu a pris la résolution d'affliger les Saints.
Inutile donc de se faire illusion : toute âme qui embrasse généreusement et pleinement le parti de la vertu doit s'attendre à être éprouvée: Mon fils, dit l’Esprit-Saint, lorsque vous entrerez au service de Dieu, demeurez ferme dans la justice et dans la crainte du Seigneur et préparez votre dme à l'épreuve. (Eccl. 11, 1.)
2. Cette loi est le résultat de l'amour de Dieu et d’un amour tout spécial. Dieu voulant, même pendant leur séjour sur la terre, rendre quelques âmes privilégiées plus saintes, plus dignes de lui, plus unies à lui, commence cette union intime de sa nature avec leur nature en les purifiant par les épreuves comme un jour elles auraient été purifiées par les flammes du purgatoire.
Comme les âmes qui sortent de leurs corps, avant d’être disposées à la gloire, passent par le purgatoire pour s’y purifier complètement etse rendre dignes du ciel, ainsi, dit sainte Thérèse, en cette vie, avant d'arriver à la parfaite union avec Dieu, les âmes ont communément besoin de passer par des peines extraordinaires, afin d’être par là purifiées et rendues capables de jouir de Dieu.—C'est en que
elles subissent.
Et alors, à ces âmes ainsi purifiées, Dieu, même sur la terre, s’unit d’une manière si intime et si ineffable que cet état de souffrances est pour elles Le ciel. Elles jouissent
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véritablement de Dieu, dit le père Surin, et participent à un bien qui ne se peut comprendre. ‘Oh ! quel bonheur de souffrir et de souffrir toujours, écrivait la bienheureuse Marguerite Marie. Rien n’est capable de me plaire si ce n’est la croix de mon divin Maître; une croix comme la sienne, ignominieuse, pesante, sans adoucissement, sans consolation. Que d’autres mettent leur bonheur à monter sur le Thabor, pour moi, je ne veux que Ia souffrance, rien que la souffrance ! Oh! quel bonheur de pouvoir souffrir en silence et de mourir sur la croix au milieu de toutes les tribulations du corps et de l'esprit.”
Et ces âmes, dès qu’elles sont séparées de
leur corps, n'ayant plus rien à expier, se |
jettent et se plongent avec la violence de ‘amour le plus ardent dans le sein de Dieu,
qui s'ouvre subitement devant elles et qui les à
reçoit pour l'éternité.
C’est une grâce de choix que Dieu leur 4 faite, nous la comprendrons en étudiant Les lets de la souffrance.
Après tout, nous qui aspirons au ciel, il faudra nécessairement que nous passions par les souffrances ou ici-bas sur.la terre ou plus tard dans le purgaltoire.—Indépendamment de nos péchés personnels, le péché originel a laissé en nous assez de laideur pour exiger une rude purification.
3 Voici comment le P. Surin explique la nécessité des souffrances extraordinaires pour les âmes spécialement aimées de Dieu.
rin, et COMr et de 1reuse de me faître ; nieuse, lation.
monter que la 1 quel e et de ites les
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leur à ant Les
ciel, il ons par ou plus nent de ginel à exiger
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“ Si l’on avait mis dans un vase d'argent une liqueur forte et âpre, il faudrait, supposé qu’on voulût mettre dans ce vase une autre liqueur précieuse et douce, vider tout d'abord ce vase de ce dont il serait rempli.—On pourrait dire alors qu’il n’y a plus rien dedans, mais il y resterait toujours une odeur laissée par la première liqueur; et pour lôter, il faudrait fourbir ce vase avec du sable ou de la cendre, ce qui premièrement ne se ferait pas sans le salir, et en second lieu, si le vase avait le pouvoir de sentir, ce ne serait pas sans peine et sans douleur pour lui, puisqu'il serait comme écorché. |
“ De même lorsque Dieu veut purifier une âme et lui ôter non seulement les vices qu’elle contenait et dont elle a dû se vider par la confession, mais la délivrer même des restes et de l’odeur de ces mêmes vices qui subsiste dans son inclination naturelle ct dans le fond de son amour-propre, il la salit en apparence par les troubles, les inquiétudes, les sécheresses, et achève de Ia purifier par les peines les plus rigoureuses.”
La nécessité de la souffrance est fondée, pour la religieuse en particulier, sur l'obligation de conserver dans toute sa pureté l'amour qu'elle a pour Dieu.
Aimer Dieu est, nous l’avonsdit, l'obligation essentielle de la religieuse, celle du reste qui répond le mieux à sa nature. C'est l'amour de
Mes ER ER SE SET RÉ LEZ Le
Dieu qu, lui ayant fait voir les amours de la terre comme bien fragiles, bien peu en rapport avec ce besoin qu’elle sentait d'aimer toujours, d'aimer jusqu’au sacrifice, l’a conduite à Dieu, qui est l'amour pur, l'amour vrai, ’arnour complet, l'amour éternel. |
Elle a pris le voile pour rester vierge toujours et pour aimer davantage, et en faisant cet acte, elle n’a pas cru faire un acte ni étonnant ni héroïque, elle a obéi à l'impulsion de la grâce en rapport avec sa nature.
Chez elle, l'amour et le sacrifice se sont con: fondus dans une même pensée, parce que l'amour vrai est l'oubli absolu de soi pour s'occuper uniquement de l'être aimé et se sentir disposé à lui sacrifier tout ce qu’il demande. L'amour pour elle c'était l’abnégation; elle n’est venue dans le monastère que pour aimer, se donner, se renoncer.
trop heureuse tremblerait, s’imaginant ne point aimer ou au moins ne pas savoir témoigner son amour; elle croit qu'il faut souffrir pour être sûre de s'être donnée ; le cœur moins pur veut jouir dans ses affections, le cœur pur ne veut que souffrir.
* Tout amour véritable a faim et soif de souffrances. Il craint, et avec raison, que les joies les plus pures ne l’altèrent, ne l’énervent, ne le diminuent ; et il les redoute presque comme d’autres redoutent le péché. Il peu y avoir de l’exagération, mais il y a le sentiment exquis de la conservation de: Finno-
C'est au point que cette âme si elle était .
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