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but de ioute sa vie, parce que ne pouvant k
encore unir sa volonté à celle de Dieu dans la félicité, elle sait que ces deux volontés peuvent se rencontrer sur le terrain de la douleur. La douleur est le terme commun de la volonté de Dieu et de la volonté de l’homme ; c’est leur seul point de jonction possible.
‘ La douleur est très efficacement unitive
en ce sens qu’elle établit entre l’âme et Dieu k
une union de sympathie mystique. Par la douleur, l’homme souffrant sympathise avec le Dieu crucifié et le Dieu crucifié sympathise avec l’homme souffrant. Après l’union personnelle avec Dieu, à laquelle l'humanité du Christ a seule été admise, je ne connais pas d'union morale plus étroite et plus réelle que l'union qui se fait dans la douleur et par la douleur.” (1) Il faut aimer pour comprendrs çes choses.
IL Si la douleur transforme la religieuse en un autre Jésus-Christ par les sentiment de dépendance, d’expiation, de soumission pleine d'amour qu'elle fait naître dans son âme.-
elle la transforme aussi par les sentiments del gi
pitié, de compassion et äe miséricorde qu'’ells lui donne pour le prochain.
Personne ne sait mieux compatir que ceut qui ont bien souffert et c’est à cet ordre di choses surtout que s'applique ce mot dt Vapôtre : Celui qui n'a pas souffert que sait-ili
Que sait-il des angoisses de l’âme et dd
\1) Les douleurs humaines par l'abbé de Broves.
pour ,
Qu:
Dieu
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ouvant & tortures de l’esprit?—Il les appelle effets de dans la & l'imagination.
euventR Que sait-il des tourments du cœur ?—[1 les y. La appelle exagération de sensibilité ou faiblesse volonté de tempérament.
5 C’est Que sait-il même des souffrances du corps ? —Il ne peut les nier sans doute mais il les unitive soigne sans pitié, il se lasse de leur continuité. at DieuR Îlne sait pas pleurer avec ceux qui pleu- Par AB rent; il ne sait que parler, il ne sait pas conse avech soler.
pathise [1 y a toujours une lacune dans les âmes on per-R pour qui le calice n’a pas été assez amer; et nité du une religieuse qui n’a pas eu sa large part des
nais pal amertumes de Jésus-Christ n’arrive guère à elle quel cette distinction de la sympathie qui consiste t par ll à sortir volontiers de soi-même pour s’abprendrs sorber dans le malheur des autres.
Ceux que Dieu destine à être les conso:
ligieus lateurs des autres, il les fait passer par le rude itimenk apprentissage de la douleur et quelquefois de on plein à douleur sans consolatio:
âme-@ II La douleur transforme encore la relilents dB gieuse qui, par sa nature, est timide, crainqu’ellkh tive, qui gémit quelquefois de ne pouvoir pas
assez faire pour la gloire de Dieu, elle la transforme en libératrice des dmes.
Nous avons parlé de l'état de victime pour l'Eglise militante dans lequel le bon Dieu la met, parlons à cette heure de l’état de victime pour l'Eglise souffrante. |
Quand vous êtes en croix, dit le P. Caussette, Dieu passe sur votre calvaire pour recueillir
e ceul rdre di mot di sait-Un et dd
roves.
le superflu que vous produisez et il verse
votre surabondance dans l’indigence des âmes md du purgatoire. 14 O pauvre sœur malade, infirme, réduite W ‘7 par la vieillesse ou par l'excès de travail ou W tels par toute autre cause, à un repos complet et Æ VOu qui vous désolez de vous voir inutile, rap: dés( pelez-vous qu'il y a quelque chose de mieux Cha:
même que d'être apôtre, C'est d’être martyr; R que: quelque chose de mieux même que de con- & S0nT vertir les vivants, c’est de sauver les morts; ris
car, dit saint Thomas, les vivants ont la pos. sibilité de pourvoir à leur salut par eux. 8tre mêmes, tandis que pour les morts, la jour. Et née est finie ; ils sont dans cette nuit fataleh OU vi où l’on ne travaille plus. | Offrez donc votre vie de souffrance pour les Son âmes du purgatoire. Chacune de vos heures IV. volontairement acceptée, patier:ment suppor:
tée et sincèrement offerte tombera comme un rafraîchissement dans ce séjour où tant d’âmes attendent la délivrance.—Vous le save bien, cette charité renferme toutes les autres. Charité exvers Dieu, car Dieu trouvant son bonheur à ce que son paradis soit peuplé, c’est plaire à son amour que ü'obtenir la remise de sa justice on faveur des amis dont il est séparé —Charité très apostolique, car il y a quelque chose de plus parfait que de passer les mer our gagner à Dieu les infidèles, c’est d’alle ui chercher par delà les frontières du monde visible, des âmes confirmées en grâce, qui préfère à celles des païens.—Charité de l'aug}
des | mêne, car c’est donner aux pauvres les plus | malheureux de la famille humaine.—Charité séduits Æ ‘2275 les malades, car en partageant avec de “it où tels suppliciés les mérites de votre calvaire, Let et R YOUs devenez les infirmières du séjour le plus Pur. E désolé où la douleur ait poussé des cris— Dr Charité envers les captifs, car, au prix de queljun: À AUES larmes, vous rendez à la liberté des pri-
ne L8 | sonniers qui en ont tant répandu.—Charité x ms. M envers les exilés, car vous procurez à des en- Ju os à fants du ciel, pleurant sur une terre étran- - . gère, la douce hospitalité de la patrie” a jour. Et pour faire cette charité, dans la position t tale où vous êtes, il n’est pas nécessaire de travailler ou de se priver, il suffit de donner de votre our les gbondance
heuresÈ IV. Accueillez donc la souffrance, âmes
appelées par Dieu à l’honneur de vivre con-
SUPPOSE sacrées à lui et d'être les continuateurs de son mme un = %
œuvre de miséricorde et de salut, accueillezla, sous quelque forme qu’elle se présente, comme la plus grande marque d'amour que vous puissiez donner à votre Dieu et comme le plus grand bonheur qui puisse vous arriver.
‘ Vous ne savez pas, écrivait saint François de Sales, de quoi les anges nous portent envie : certes de nulle autre chose que de ce que nous pouvons souffrir pour Dieu, ils n’ont jamais souffert pour lui” R
Que peuveut-ils donc offrir à Dieu et à ceux qu’ils aiment, ces anges du ciel? Des vœux, des hommages? Nous aussi; et de plus nos Kouleurs librement acceptées et amoureuse-
Dù tant le savei autres.
ant SON plé, c'es!
mise de séparé. quelque as mer t d’allet monde e, qu'il de Va
nes SEE — A TEE REIMS ANS I - — k 2 à mare s .… +
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ment offertes, et par là nous rendons le plus grand hommage que nous puissions rendre à la sagesse divine à qui nous laissons toute liberté d’agir reconnaissant qu’elle ne fait rien qu'avec justice, poids et mesure; par là nous témoignons la plus grande confiance qu'il soit possible de témoigner à l'amour divin nous abandonnant sans réserve à tout ce qu'il juge utile de faire en nous.
“ Et ce ne sont pas seulement les anges qui sont jaloux de cette grandeur et de cette puissance de la souffrance. Au sein de la gloire, dit abbé Bougaud, Dieu est en admiration devant ce que fait l’homme au sein de la dou: leur. Illui a envié cette faculté sublime de s’oublier, de souffrir et de mourir pour ceux qu’il aime. Et il semble que si Dieu n'avait pas trouvé le moyen de souffrir et de mourir pour l’homme qui souffrait et mourait pour
Dieu, l’homme aurait eu un genre de beauté
qui aurait manqué à Dieu. Voilà pourquoi un jour les cieux s’ouvrirent et le Fils de Dieu monta sur la croix dans une douleur infinie, afin que quels que fussent les sacrifices de
l’homme pour Dieu, il aperçût toujours son!
Dieu dans la gloire d’une immolation supérieure à la sienne.
V. Laissez-nous, en finissant, vous dire l'admirable parole d’une religieuse hospitalière, rapportée dans le Livre de celui qui souffre.
+ Elle se mourait d’un cancer qui la faisait horriblement souffrir. Un jour le médecin