‹ Le livre des professes [microforme]Chapitre 64 sur 222 · AT · texte numérisé non relu

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de parler de nos tentations à notre confesseur, sous prétexte que nous ne sommes pas Coupables ;—sans douté, il n’y a obligation, en Confession, que de dire les péchés ; mais comment un confesseur peut-il nous aider, nous fortifier, nous précautionner, s’il ne connaît pas nos penchants et si nous ne voulons lui dire que ce qui est matière d'absolution ? Elles sont rarement fortes et vertueuses celles qui se concentrent ainsi en elles-mêmes, soit par amour propre, soit, disent-elles, par manque de confiance.—-Une des grandes grâces qu’une religieuse éprouvée par les .entations devrait demander à Dieu, serait d’être à l'aise avec son confesseur. C'est une grâc: que Dieu accorde quand elle est demandée, avec la volonté sincère d’être vertueuse et d'être obéissante.

Vigilance sur nos pensées, pour n’en admettre aucune qui puisse donner la moindre atteinte à notre innocence, aucune même d’entièrement inutiles, aucune de vague ; pensées sans but qui flottent incertaines et entraînent dans À la rêverie, |

Vigilance sur nos désirs, pour ne rien vou:

loir qui puisse blesser l’Esprit-Saint, qui est en nous. À quoi bon désirer avec un père qui pourvoit à tout ?

Vigilance sur nos affections, pour ne rien souffrir d'impur ni même d’étranger dans un cœur qui n'appartient plus qu’à celui qui est

notre Epoux, le Sauveur Jésus.--Toute affec-

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tion qui préoccupe, serait-elle sainte, peut devenir dangereuse.

Vigilance sur nos regards, pour prévenir l'impression des oHias extérieurs et le danger de la séduction.—La chasteté est dans notre âme comme dans son sanctuaire ; notre corps est l'enceinte qui l’environne ; nos yeux sont les portes de cette enceinte. Prenons garde, l'ennemi est toujours là.

Vigilance sur la clôture, qui, mal gardée, deviendrait une source de tentation.—-Elle est mal gardée quand les fenêtres ne sont pas rigoureusement fermées et qu’elles permettent de voir au dehors ;—elle est mal gardée quand les murs du jardin, trop peu élevés, permettent aux étrangers de plonger leurs

| regards sur nous.

Vigilance sur les parloirs ; avec nos parents eux-mêmes, de peur que les nouvelles qu'on nous donne, que les questions que nous posons, que le laisser-aller si naturel de notre affection pour eux, ne soient la cause de délicates et pénibles tentations. Que de troubles de conscience ont eu pour origine un parloir trop prolongé, trop affectueux, trop rempli de choses futiles !

Vigilance sur nos lectures ; n’en faisons oin‘ sans permission, point qui n’aient un ut re2llement utile, point qui se prolongent

au delà du temps désigné.--Ne lisons pas de journaux, ne ramassons jamais pour les lire, es feuilles déchirées que nous pouvons rencontrer SOUS nos pas... . (

Vigilance dans les tentations, pour combattre

f À sa l'attrait du plaisir par une résistance calme, Æ à prompte, forte, généreuse. N

Vigilance dans les discours, pour nous inter- Æ à; dire toute parole tant soit peu contraire à la Æ bienséance,—-toute question curieuse sur des choses que nous ne devons pas savoir,—toute plaisanterie éveillant une image qui sent la mondanité, la coquetterie, la trivialité, l'esprit du monde.

Vigilance sur les sentiments de complaisance k que peuvent faire naître en nous notre figure, notre savoir-faire, nos talents, notre famille, notre piété même...La virginité dans les âmes, Æ Se, dit S. Augustin, est un grand don ; mais plus ce don est précieux, plus je crains l’écueil de la vaine complaisance.-—La défiance de soi- ]

. même prévient les chutes déplorables dont la bas solitude elle-même nous a donné de si lamen-E ze] tables exemples. san

Vigilance dans le travail. L’oisiveté est la E Je mère de tous les vices, surtout du vice con-E ens traire à la pureté. Le travail préserve de laË Les rêverie, dompte la chair par la peine qui YE vou est attachée, éloigne les tentations en occupantE vor:

l'esprit ou les dissipe facilement.

Vigilance dans notre tenue ; vigilance en tout, vigilance partout, vigilance avec tous, avec nos compagnes, notre supérieure, notre confesseur, nos parents ; vigilance surtout avec les personnes que, par état, nous avons à soigner ou à élever ; ce sont des malades, ce sont des pauvres, ce sont des enfants. Ah !

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sans doute, ce sont là pour nous des sources de grâces, mais aussi des sources de tentations. Ne les approchons jamais qu'avec le respect dû à leur ange gardien, qui les protège et qui nous regarde.

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