‹ Le livre des professes [microforme]Chapitre 68 sur 222 · WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y

D EL 6e à à + D ER DO A RE A RE PA Cut A D A QI LE Re Das

Dans le travail, en ne perdant pas une Æ Jan minute malgré l'ennui, le dégout, le peu de Æ Gu, succès : se tenir attentif et comme à la chaîne Æ fête devant un travail, qui n’est pas de notre goût Æ saut est pénible et dur quelquefois. — Il est im- £ men possible, dit Mgr de Ségur, de garder le trésor Æ lit u de l’innocence et de la chasteté si on mène £ cour une vie molle et oisive. Le travail quotidien, £ pagn le travail qui commence de bonne heure et E traor qui finit tard, le travail pénible qui épuise E sens les forces du corps, le travail qui est la grande # pénitence de l’homme, la mortification des sens, non seulement du cœur, mais du corps, voilà ce qui conserve la sainte chasteté, voilà ce qui fait persévérer dans l'innocence de la vie. I Crain.

Dans le besoin de parler, qui est souvent si immodéré et dont la répression vaut bien une journée de cilice. Il est très pénible quel-£ y, quefois, mais très méritoire aussi de retenir ksam une parole vive, une question curieuse, unefksaint réplique spirituelle ; pénible de ne pas répon-Mémo dre à une provocation ou à un trait d'esprit et de passer pour insensible.

Dans la nourriture, ne choisissant pas nous-| mêmes, acceptant avec reconnaissance, releant son appétit,se privant de diverses petites choses insignifiantes, inaperçues de tous, maish'a pe que notre sensualité désirerait. jui

Dans la position et les aises du corps, ne pre fl igé nant aucune :position qui puisse blesser lt qu modestie ou la politesse ; ce qui demanddere plus d'efforts qu’on ne suppose. — Réprimeent &

une E la mobilité excessive dés différentes parties u de du corps comme mouvements des bras, de la aiîne LE tête, des pieds, changement de place, marche goût E sautillaänte. — Ne pas se plaindre d’un vètest im- E ment mal fait, d’une chaussure gènante, d’un résor £ lit un peu dur, d’une fenêtre mal fermée, d’un mène £ courant d'air qui est demandé par une comidien, E pagne.—Oh ! comme en ne faisant rien d'’exure et E traordinaire on parviendrait à dominer ses dis sens !

rrande

n des VIS

SEPTIÈME ILLUSION

ACraindre de n’étre plus chaste parce qu'on est | p violemment tentée.

Vous êtes tentée, violemment tentée, incessamment tentée, bonne marque! disait un se, uneksaint ; c’est preuve que vous n'êtes pas au répon-émon. Ceux qui lui appartiennent vont tout d’espritkseuls au mal, le démon n’a pas besvin de les pousser. On n’assiège point une forteresse \s nous-Fue l’on tient en son pouvoir, dit S. François ce, rete-ÿle Sales ; tant que l'attaque dure, on peut s petiteÆtre sûr que la résistance se soutient et qu’on jus, Maih'a pas consenti. Îl y en a, ajoute ce saint, qui pensent que tout est perdu quand ils sont , ne preffiligés des pensées de blasphème et d’impiété, lesser lt qui simaginent qu’ils n’ont plus de {or jemandæependant tant que ces pensées leur déplais éprimeent elles ne leur peuvent nuire, et ces vents

plus profondes racines en la foi. La même chose se doit dire des tentations de la pureté.

C’est humiliant, bien humiliant de voir son imagination remplie d'images incouvenentes, de sentir son cœur vivement affecté de senti-

ments indignes d’une personne qui se respecte, |

d'éprouver dans ses membres des révoltes qui

font rougir, — mais cet état humiliant ne |

doit point nous troubler. Le trouble est un

mal et un mal qui n’en guérit point un autre, k le trouble est une faiblesse ; il est l'effet de À

la lâcheté non de l'humilité ; l'effet de l’amour de soi-même, non de l'amour de Dieu et de la confiance en Dieu.

Pourquoi en effet, se troubler dans les tenta- k

tions contre la chasteté ? Les plus grands saints les ont éprouvées. $. Paul avait été ravi au troisième ciel, cependant laiguillon de la chair le faisait gémir : l’ange de Satan lui donnait de cruels souflets, il sentait la loi

de ses membres qui s’opposait à la loi de l’es-

prit, et qui voulait le captiver sous le joug du

péché. S$. Jérome, dans un désert affreux, |

ayant un corps épuisé par les veilles et affai-

bli par les ne éprouvait les révoltes de la chair les plus humiliantes, et dans le temps

qu'il n'avait d'autre compagnie que celle des

scorpions et des bêtes sauvages, ainsi qu’il s'exprime, il lui semblait être à Rome au milieu des sociétés voluptueuses.

S. Benoît, ce grand patriarche de l'Ordre religieux en Occident, ne se vit-il pas obligé

impétueux ne servent qu’à leur faire jeter de }

lentes croire

er de À

nême }

ureté.

r son tes, senti-

pecte, |

>s QUI

nt ne |

st un

autre, À fet de À

le l’a- , Dieu

tenta- |

saints avi au de la an lui la loi e l’esug du Ireux,

affais de la temps e des qu’il e au

rdre

em 189 —

de se rouler dans des épines, pour éteindre le sentiment de la volupté par celui de la

: douleur ?

Pourquoi se troubler dans les tentations contre la chasteté ? Les mauvaises pensées ne sont pas des péchés, l'imagination salie n’est pas un péché, le penchant à l’immodestie n’est pas un péché, les impressions et les suites involcntaires de la tentation ne sont pas des péchés ; il n’y a de péché que dans la complaisance de la volonté, et tout l'enfer conjuré ne peut rien contre la volonté soutenue de la grâce et déterminée à refuser son consentement à tout plaisir sensuel.

Pourquoi se troubler dans les tentations contre la chasteté ? Dieu les permet, et nous devons adorer ses desseins ; il les permet pour nous faire connaître notre faiblesse et nous engager de recourir à lui ; -— il les permet pour fortifier en nous et augmenter la vertu contraire ; — illes permet pour nous faire expier les fautes de la jeunesse, afin que l'âme, dit S. Augustin, trouve sa peine là où elle a trouvé son plaisir, et qu’elle fasse pénitence par les choses qui ont occasionné ses chutes passées ; — il les permet, mais quelque violentes qu’elles puissent être, nous devons croire fermement qu'il mettra des bornes au pouvoir de l’ennemi, et que fidèle dans ses promesses, ainsi que nous l'enseigne S. Paul, Ü ne souffrira pas que nous soyons tentés audessus de nos forces. | Pourquoi se troubler dans les tentations contre

la chasteté ? Le trouble est la source des scrupules qui naïssent dans la suite ; les consciences délicates ne craignent d’avoir consenti à la tentation, que parce qu’elles se sont troublées, et qu’elles ignorent en conséquence ce qui s’est passé dans leur intérieur au moment qu’elles ont perdu la paix : d’ailleurs ce trouble affaiblit les forces de l’âme, il diminue la liberté de l'esprit, il fait plus, il augmente même la tentation, parce qu'il met les humeurs en mouvement, ainsi et à peu près qu'un bâton qui trouble une eau dormante la rend plus infecte.

Il faut donc, dans les tentations les plus hurnniliantes, conserver toujours sa tranquillité, sa liberté, la paix du cœur, la confiance en Dieu ; on doit craindre la tentation, mais on ne doit pas trop la craindre ; on doit la craindre pour ne pas donner au démon, soit par des iriprudences, soit par des sensualités, lieu e: occasion de nous tenter ; mais quand on a fait de sa part ce qui convenait dans l’ordre de Dieu pour n'être pas exposé à la tentation, il faut ‘au moment que l’heure et la puissance des té-

nèbres arrivent, il faut alors s’armer de cou

rage et mépriser l'ennemi. Le grand saint Antoine reprochait au démon sa faiblesse, el voulant animer ses religieux au combat, il leur disait : Croyez-moi, mes frères, le démo est plus faible que vous ne pensez, il craint les

veilles des âmes pieuses, leurs prières, leur&voir co jeûnes, leur pauvreté volontaire, leur misérki elles corde, leur humilité, et surtout leur amour tenllusion.

conser conse) Dieu :

De] Savoir dange les ten Cupisce l'horre sainte ommt( doit-on

Se cro

Un g

ruenti à "OÙe C6 nent rou- 1e la ente ; huprès aante

plus sillité, Dieu ; e doit > pour ripru-

oCCafait de à Dieu 1 faut des té:

cousain!

bsse, el pat, il démo int le

Ur te

drdehéndent pour Jésus-Christ : et le seul signe

; suffit pour rendre ses efforts i ;

| nu le mettre en fuite. Genie

RS troublez pas non plus en vous con

du “4 a Fe eyes nette Vous e l’une de ces trois |

quand vous avez exposé le genre de Mn

L Mon père, j'ai co:

: père, j'ai consenti tant de fois,ou je n'ai pas

con . Q .

ssh ul je ne puis me rendre comple si j'ai " non, et je m'accuse telle que l ss De reconnaît coupable HR RE op avant ka confession, pour n a consenti, ont de très grand : ils irrient l’imaginati r les tentations, ES ee PE np ss Fu nan même à mi te L u péché mortel et f S la l à ie PAsR de l’âme ; si l'on La .

ne r Le vice impur à plus forte rais à it-On pas y penser. EE

HUITIÈME ILLUSION

Se croire obligée de combattre directement les tentations contre la pureté.

À Un grand nombre d’âmes délicates cris

dJeurvoir consenti aux t , LEUT SE entations contr miséräi elles ne les ont pas directement PR

lusion. Qn ne consent à une tentation que

Re

* Lus3 -2.8 > + = — . as = — — ER == - en fe + rs : À ré =

par une complaisance libre et volontaire ; 1 n’est jamais coupable de la mépriser. C’es' même le conseil le plus sage dans la pratiqu: Quelques Pères du désert, conférant entr’eu se demandaient comment ils comf attaient le.

tentations violentes qui les assiègeaieni.—o dit l’un d'eux, je considère la laideur du péch, — Moi,dit un autre, j'implore la protection de !. très sainte Vierge Marie.—-Moi, dit un troisièm: je méprise le démon et je continue plus assid' meni mon travail en la présence de Dieu.—Cet: pratigue est la meilleure, dit celui qui pr‘ sidait : elle vous conserve dans une entièr:

liberté d'esprit, elle ne fatigue aucune de vo facuités et elle est toujours en votre pouvoi:

Tous les maîtres de la vie spirituelle, et lar teur du Combat spirituel en pariiculier, nou donnent bien pour pratique d’attaquer dire:

tement la tentation quand elle nous pous::

à l’orgueil ou à la vengeance ; ils nous diser bien de nous mettre en face de cette pense:

d’orgueil ou de vengeance, d’en voir toute !

petitesse, toute la laideur, d’en examiner li suites dans notre âme à nous et dans l'es!

mation des autres,—mais quand il s’agit € tentation contre la pureté, tous nous défenden expressément de les examiner, nous commandar! de détourner notre esprit, de nous distraire : quelque manière que ce soit ; de quitter mêém. sild tentation est trop pressante, et si c'est chu: possible, le travail que nous faisons, pour autre plus absorbant ou plus distrayant.

C'est par la fuite et non par le combat qu'or

1 U LA n'a 10 Ù il ; ‘LE } M .'

ns

Page 1