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surmonte ces tentations quel uefois si violentes ; lutter avec elles, c’est être à peu près vaincu. En luttant contre une pensée mauvaise, vous l’examinez de plus près, vous vous en occupez, vous la fixez dans votre esprit, et elle se prolonge, et elle devient plus vive et les impressions, qui auraient pu n'être que passagères, deviennent plus profondes. Distrayez vous donc, promenez, chantez, si vous le pouvez, .nettez de l’ordre dans votre cellule, allez demander une permission, descendez au chœur... mais de grâce ne touchez pas à la boue même pour vous en débarrasser ; elle vous salirait.
N'examinez pas non plus, avec trop de détail, le consentement que vous avez pu donner à ces tentations, ni ce qui les a occasionnées, ni comment vous êtes parvenue à les repousser.
Quand la paix est revenue, mettez-vous en la présence de Dieu et demandez lui simple ment: Mon Dieu, suis je coupable ? Dieu, qui a vu votre bonne volonté pendant le combat, Dieu,qui a suivi vos efforts,vous fera connaître si vous étes réellement en péché mortel.—Dès qu’il y a doute dans votre esprit,—vous, qui habituellement ne voulez pas déplaire à Dieu et qui vous tenez unie à lui par la prière, — dès qu'il vous souvient que vous avez senti de la peine d’être ainsi tentée et que, pendant votre tentation, vous avez invoqué Jésus-Christ, la T.Ste Vierge, votre bon Ange... gardez la paix ; vous pouvez continuer vos communions.
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2e RES