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tain doit être devenu, petit à petit, sous Pin:
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fluence de la grâce, plus modéré, plus humble, plus complaisant,
Cette volonté, qui se révoltait au seul nom de dépendance, doit être devenue petit à petit plus soumise et plus respectueuse.
Ce cœur aux tendances si naturelles doit être deveuu plus surnaturel et en même temps plus dévoué à tous.
Les passions en général doivent être devenues plus mortifiées, l’obéissance doit être plus prompte, ia charité plus douce et plus expansive, le recueillement plus facile, la piété plus vive et plus agissante.
Les efforts pour étre parfaite produisent né. cessairement ces effets, plus ou moins sans doute, mais les produisent toujours.—Nous vous donnerons plus loin d’autres marques auxquelles vous pourrez connaître que vous avancez dans la perfection.
IV. Mais les saints avaient des défauts. On cite même de saint François de Sales cette parole : IT est plus d'un saint avec qui je n'aurais pas voulu vivre ;—on peut donc être parfait et avoir des défauts. |
I. Oui certes, on peut être saint avec des défauts ; on peut marcher vers la perfection sans étre parfait, car la perfection, sur la terre, est moins, comme nous le dirons, une perfec:
lion consommée et exempte de défauts involontaires, qu’une perfection de volonté, laquelle suffit pour agir actuellement d’une manière aussi parfaite que Dieu le demande d'une âme.—Jhieu laisse souvent aux âmes qui ten:
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dent avec le plus de courage à acquérir la perfection des défauts :
1. Pour les tenir en haleine et les empêcher de se relâcher, par un combat à peu près continuel.
2. Pour les tenir dans l'humilité et les empêcher de se glorifier des grâces extraordinaires qu’il leur fait.
3. Pour leur donner des sentiments plus charitables, plus compatissants, plus miséricordieux, pour ceux qui, autour d’eux, ont aussi des défauts.
Mais si on peut être saint avec des défauts, c'est à condition qu’on les réprime avec soin et qu’on travaille presque incessamment à les corriger.
IT. On peut être saint non seulement avec des défauts, mais encore avee des imperfections volontaires dans lesquelles on tombe quelqueiois ou par fragilité ou par une ignorance qui n’est pas toujours excusable; mais faut-il être dans l’habitude de les combattre.
‘* [1 peut même arriver,—nous l'avons dit ailleurs.—qu'une âme sainte et parfaite, autant qu'on peut l'être en ce monde, tombe dans un péché véniel sans qu’on puisse dire pour cela qu’elle ne soit pas telle. Cest le sentiment de Benoît XIV qui dit expressément qu’une faute vénielle de surprise n’empêche pas la vraie sainteté ; proposition autorisée par ces paroles de saint Antoine : ‘“ S'il arrive que ies saints du Seigneur, qui s’efforcent de terminer leurs pieux combats et
de courir dans la route du salut, tombent à quelquefois comme des hommes, plus par la d fragilité de la nature que par inclination au fi. péché, ils se relèvent pour courir avec plus pl d’ardeur, et la honte de leur faiblesse les se. anime à de plus rudes combats ; de sorte que pa leur chute, loin d’être un obstacle à leur "i course, semble leur avoir donné une nou- tu velle agilité.”’— D'ailleurs, n'est-il pas écrit bu que le juste tombera sept fois? Les saints se
peuvent donc pécher quelquefois, mais ils tur réparent si bien leur faute et s’en humilient, C au point qu’il leur a été en quelque sorte lang plus avantageux de l'avoir commise que de feeti s'en être préservés. C’est ce que le Sage ex- qui prime quand il ajoute aussitôt : Et il se relève- vert ra. (Manuel de Direction.) Morris