INTÉRÊT
La paâsûm^ le dieu de» grands^ o^eil la fartime. U» veillent planre à César, et c'est le seàl devoir ^i les ooeape. Toat oe ^pà fiiTorisa leiir élévation s'aeoorde toiijei»» aveo leor oonsoieiMse* La |nrobHé ^qm moiroit à leur fortane, et qui leur fendit perdre la fa« vemr da maître, n^est plos pooir eux que la verta des sols. Hais dès^> qu'on oraini j^oa la di^gfraoe de César <jBé le rc^oohè de sa oonsoie^ÉMe, A V&a n^a pas «nèere «aerifié Vhoimèwi ei la pfcdiMé-, ce i&^t pas le oœnir et là veionlé.', e^est l^beeasion qui a manqué an plus ^^midi criteesi
£n eSeU, il parciit ^idiord dam le e»k>actère
de Pilate des restes de droiture et de probité. Sa conscience s'élève en faveur de l'innocent; il semble lui-même plaider sa cause; il n'ose le délivrer, et il souhaite pourtant qu'on le délivre: premier degré de l'ambition, la lâcheté. On aime le devoir et l'équité lorsqu'il est utile ou glorieux de se déclarer pour elle; qu'on peut compter sur les suffrages publics; que notre fermeté va nous donner en spectacle au monde, et que nous devenons plus grands aux yeux des hommes par la défense héroïque de la vérité, que nous ne l'aurions été par la dissimulation et la souplesse. Nous cherchons la gloire et les applaudissements dans le devoir, et presque toujours c'est la vanité qui donne des défenseurs à la vérité.
A la lâcheté succède la crainte. On menace Pilate de l'indignation de César: à cette raison tous les droits les plus sacrés s'évanouissent, et ne sont plus comptés pour rien. On n'est pas digne de soutenir la justice et la vérité quand on peut aimer quelque chose plus qu'elle. Une démarche opposée à l'hon-.
neur et k la conscience est bien plus â crain-
dre, pour une arae noble ^ que la colère de César,
La crainte de déplaire à César conduit Pilate an dernier degré de la lâcheté: il abandonne et livre Jésus-Christ. Les cris de ce peuple furieux ne peuvent être calmés que par le sang du juste. S'exposer à leur violence^ ce seroit allumer le feu de la sédition. Il vaut encore mieux que l'innocent périsse^ que si toute la nation alloit se révolter contre César; et il faut acheter le bien public par un crime. Et voilà toujours le grand prétexte de l'abus que ceux qui sont en place font de l'autorité. Il n'est point d'injustice que le bien public ne justifie. Il semble que le bonheur et la sûreté publique ne puissent subsister que par des crimes; que l'ordre et la tranquillité des empires ne soient jamais dus qu'à l'injustice et à l'iniquité; et qu'il faille renoncer à la vertu pour se dévouer à la patrie.
Non, Sire, l'ordre et l'utilité publique ne peuvent être le fruit du crime. On sert mal la patrie quand on la sert aux dépens des règles saintes. C'est saper les fondements do
l'ëdifiee pofur rembeHir et Pélever plus haut^ c'est ^ en affoiblissant ses principaux appiUs^ y j^ovter de vains ornements qui hâtent sa mine. Les empires ne peuvent se soutenir qlie par l'équité del mêmes lois qui les ont ibnnés; et Tinjustiee a bien pu détréner des aouTeraifiS; mais elle n'a jamais aiSermi les tr^kies. Les ministres ipai ont outré la puissanoedes rois font toujours affoiblie; 9s n'ont élevé learà ttaitres que sur la rume de lettrs élais^ et teur zèle n'a été utâe «ax €ésa»
qu'aviné quHl a respecté les loi» de t^mpire.