DES LOGEMENTS
Des logements
Quel que soit le mode de construction adopté, les chambres seront grandes, hautes et régulières.
Elles devront toutes communiquer entre elles afin que, si le mauvais temps rendait la galerie impraticable, on pût aisément passer dans chacune d'elles et se rendre d'un bout à l'autre de l'appartement sans être obligé de sortir.
Les ouvertures seront nombreuses et larges. Toutes celles donnant sur les vérandas et les galeries seront munies de portes vitrées doublées de persiennes.
Les murs et les cloisons peints à l'huile présenteraient le grand avantage de pouvoir être fréquemment lavés et tenus dans un état de propreté constant. Autrement ils devront être blanchis à la chaux le plus souvent possible et au moins une fois chaque année.
Il serait bon que des ouvertures d'aération fussent ménagées dans chaque mur ou cloison un peu au-dessous du plafond.
Les papiers et les tentures, refuges ordinaires des araignées, des cancrelats, des scorpions et de la vermine seront rigoureusement proscrits, surtout hors des villes.
Dans les maisons en pierres seulement les cuisines pourront être installées dans le bâtiment d'habitation ; mais au rez-de-chaussée ou à l'une des extrémités du logement et de telle façon que le vent
â2 l'habitation et ses dépendances
n'en ramène ni la fumée ni les odeurs dans les appartements.
tresg:enres de constructions coloniales, i songer à placer les cuisines à l'intéîccuperonl, à proximité, un petit bârelié à l'habitalion principale par un ;rl.
rie et autres dépendances pourront leur is,
actions auront elles-mêmes une toiture e tôle ou en tuiles ; la couverture en it ici une imprudence.
. les indications générales qui peuvent à tous ceux qui se proposent decons- !S colonies. Les dispositions intérieures m sont soumises à trop de raisons de personnelles ou de nécessités commer- [ue nous entrions dans de plus nom-
Ecuries et Stables
5, les étables et en un mot toutes les i servant d'abri aux animaux ne devront ;r trop près de la maison d'habitation, t les autres seront placées sous le vent 1 la maison et de telle façon que le so- : moins possible pénétrer à l'intérieur res chaudes de la journée, sera légèrement incliné pour assurer des urines vers une rigole qui lespor-
INCURIES ET ÉTABLES 23
tera, loin des constructions, dans les trous à fu- • *■ mier. Il sera au moins pavé ; un sol battu serait insuffisamment imperméable ; il serait même préférable qu'on employât, sur une épaisse couche de béton, des briques cimentées entre elles ou qu'on le cimentât entièrement.
Très fréquemment, les écuries et les étables seront lavées à grande eau, pendant l'absence des bêtes.
Elles seront grandement aérées et d'une hauteur d'au moins quatre mètres.
Des ouvertures no^nbreuses seront percées dans la partie supérieure des murailles de façon à assurer une continuelle ventilation, tout en laissant les animaux à l'abri des courants d'air. Ces ouvertures pourront porter une fermeture pleine, persiennée ou à vitrage se fermant soit par un système à bascule soit comme des fenêtres ordinaires.
Chaque cheval aura sa stalle distincte, c'est-àdire qu'une séparation en bois d'une hauteur de 1"*60 à deux mètres sera élevée entre chacun d'eux, les mettant ainsi dans l'impossibilité de se battre et de se blesser. Chaque stalle aura deux mètres de largeur afin que le cheval qui l'habitera puisse se remuer et se coucher facilement. Il est indispensable dans les pays chauds, pour les animaux comme pour les hommes, que le repos soit complet et qu'aucune gêne ne vienne l'entraver.
Les bat-flancs ouïes simples cordes tendues entre les chevaux ont l'inconvénient de ne pas les séparer suffisamment pour les empêcher de se battre entre eux.
L HABITATION ET SES DEPENDANCES
les grandes écuries doubles si les stalles otéea aux murs l'allée centrale qui les sét au moins mesurer trois mètres de largeur ; antraire, les stalles occupent le centre du t, l'allée circulaire qui .tournera autour des c peut ne mesurer que deux mètres.
3 les portes doivent s'ouvrir à l'extérieur; ivent mesurer au moins l'"2S de large et hauteur. Pour que les chevaux ne puissent er au passage, aucune ferrure ne doit faire es verrous, loquets, serrures seront placés paisseur des portes.
langeoires seront en pierres creusées ou lenl en bois revêtues à l'intérieur d'une ■e en zinc pour empêcher le bois de s'imdes liquides donnés aux animaux; ces ires devront pouvoir servir également à l'ae- On les place ordinairement à 90 cenlitu-dessus du sol. Souvent aussi les auges tes en ciment hydraulique. Les auges en jrsqu'elles sont légères avec des bords are façon à ce que les chevaux ne puissent s'y sont encore très recommandabies.
ateliers sont indiiFéremment en fer ou en !8 râteliers dits en échelles placés le long du dessus de la tête des chevaux et légèrement en avant présentent plusieurs inconvénientsgrave est d'obliger les chevaux à lever la r prendre leur nourriture, ce qui les expose >ir dans les yeux et dans les oreilles la pousi tombe du fourrage qu'on leur donne. 11
ÉCURIES ET ÉTAJSLES 25
en résulte de nombreuses ophtalmies et maux d'oreilles qu'on pourrait aisément éviter en pla^ ' un râtelier à barreaux verticaux just« en face d tète du cheval et un peu en arrière de la mani^eo Ces râteliers ont généralement une profondeui 30 à 3S centimètres, sur 40 centimètres de h:
Les étables sont construites dans les mêmes c ditions générales que les écuries ; toutefois e peuvent être un peu moins élevées. Il y aurait a\ lage à ce que les rigoles destinées à recevoir etc duireles urines aux trous à fumier, fussent c vertes pour qu'aucune ordure n'y pût tombe arrêter l'écoulement des liquides.
Les emplacements nécessaires aux bœufs de t peuvent être réduits à 1"40 de large sur 2"5( long. Les vaches laitières auront un espace un plus large; il en sera de même pour les bœufs à I grais.
Les couloirs des étables peuvent être d'un t plus étroits que ceux des écuries.
Les mangeoires et râteliers sont générale»
semblables à ceux employés pour les chevaux.
Dans chaque étable des stalles spéciales sont a nagées pour pouvoir mettre une vache et son \ ou le veau seul ou une vache seule.
D'ailleurs aussi bien pour les écuries que poui étables, on doit réserver un local particulier d lequelon puisse, en cas de besoin, isoler les anim malades.
26 l'habitation et ses dépendances
Des bergeries et porcheries
Les bergeries sont, dans les contrées intertropicales, de vastes hangars fermés de murs en pisé, en planches et plus rarement en pierres. Les clôtures ont surtout pour but de mettre le troupeau à Tabri des attaques des fauves ou des grands reptiles.
On choisit pour établir une bergerie un terrain sec, un peu élevé ayant une pente naturelle et que Ton assèche encore au besoin par un drainage. Il est meilleur, au lieu de se contenter d'un plancher de terre battue, d'étendre une couche peu épaisse de béton faite de mortier et de gravier. Le plancher doit être nettoyé le plus souvent possible, beaucoup de rhumatismes et de maladies des pieds n'ayant pas d'autres causes qu'un séjour prolongé des animaux sur des litières pourries par les déjections.
Dans les climats chauds, les ouvertures d'aération et les portes des bergeries peuvent avoir à peu près les mêmes dimensions que celles des étables. On peut même laisser à la partie supérieure des murs et des cloisons des intervalles d'une grandeur de 40 à 50 centimètres immédiatement au-dessous du toit pour donner au hangar une large ventilation. Les toitures déborderont d'un demi-mètre les mursde la bergerie et des gouttières seront installées pour recueillir l'eau des pluies et la diriger vers les citerneâ.
Les dimensions de l'emplacement nécessaire à chaque mouton varient, suivant la race dont on s'occupe, de 30 centimètres sur 1™75 à 50 centimètres