‹ Le livre du colonChapitre 23 sur 99 · BANANIER · texte numérisé non relu

BANANIER

mesurant jusqu'à deux mètres de longueur. Sa tige pousse des grappes de fleurs qui deviennent par la suite de lourds régimes de fruits inclinés vers la terre et dont le poids varie, suivant les pays et les espèces, de 10 à 15 kilogrammes.

Il existe un très grand nombre de variétés de bananiers ; les plus recherchées sont celles de la Martinique et de la Guyane.

Dans nos colonies américaines, les bananes sont connues sous le nom de figues^ cequi, pour les nouveaux arrivants, prête un instant à confusion.

Le bananier constitue une des plus grandes cultures des contrées tropicales ; la consommation de ses fruits est prodigieuse dans les pays producteurs et il s'en exporte des quantités considérables dans ceux où Ton ne peut le cultiver.

Un terrain fertile régulièrement arrosé, dans un climat humide et chaud d'une façon constante, est plus qu'aucun autre propre à la culture de cette plante. Les inondations ou le séjour un peu prolongé d'eaux courantes ou stagnantes, dans la plantation pourriraient rapidement les jeunes plants.

Le bananier se reproduit par la transplantation de rejets pris au pied de la souche et détachés avec soin au point de jonction du rejeton etde la plante.

Les rejets ne doivent pas être arrachés avant d*avoir atteint une certaine vigueur et une hauteur d'environ 0'"50 centimètres. Ils sont repiqués de 4 en 4 mètres dans des trous assez profonds pour que les racines puissent s'attacher solidement au sol et résister aux vents violents.

•nlNCtPXLES CULTURES COLONTaLES

iuisent ordinairemeitlau bout d'un an.

Rpécher ou retarder l'épuisement de la sou- }upG un certain nombre des rejetons qui sent, n'en gardant qu'un pour remplacer ère, et deux ou trois au plus, lorsqu'on se le les multiplier et d'agrandir sa planta-

imes de bananes mettent de deux à trois • atteindre leur complet développement, iipe lorsqu* les fruits sont arrivés à leur normale et lorsqu'ils sont encore verls, lent dans les huit jours qui suivent, a récolle des régimes, on coupe les plants laine hauteur au-dessus du sol. Le tronc t haché et donné en nounriture aux porcs en terre pour servir d'en^rvis.

ne qu'un hectare de terrain planté de ba- ;ut donner de 30.000 à 40.000 kîlogr. de

nanes se mangent à l'état vert, rôties, :l quelquefois piiées. A l'état de maturité, che plutôt les bananes-figues qui sont plus lus tendres et dont legoùt est plus sucré, pare également pour l'exportation de la bananes obtenue en faisant sécher au feu les vertes que l'on pulvérise ensuite.

es donnent, en outre, des fibres textiles ans le commerce comme filasse après une éparation.

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