CANNE A SUCRE
pluies, soit dans des sillons ouverts à la charrue soit dans des trous de 20 centimètres de profondeur creusés à la houe ou avec un pieu. Elles sont recouvertes de terre et souvent d'une couche de feuilles destinée à garantir les premières pousses contre les rayons du soleil.
Quand les pieds commencent à grandir on procède à l'opération du buttage pour augmenter leur force de résistance contre les vents.
La canne atteint sa complète maturité au bout d'une période qui varie suivant les pays de dix à quinze et seize mois. On reconnaît que la canne est mûre lorsque les feuilles inférieures sèchent et se détachent, lorsque la tige devient lisse, luisante, sonore au choc, lorsqu'en la courbant elle se casse d'une façon irrégulière et non en section nette, et quand le jus prend une apparence sirupeuse.
La récolte des cannes se fait toujours dans lu saison sèche. On les coupe au ras du sol avec une serpe, une petite hachette et le plus souvent un sabre d'abattis. Les tiges sont coupées en deux ou trois morceaux, liées en paquet et portées immédiatement au moulin qui les broie pour en extraire le jus d'où l'on retirera le sucre cristallisable et le rhum.
Aussitôt la récolte terminée, on brûle sur placé les feuilles qui couvrent le sol ou on les enfouit en terre pour en faire du fumier. On laboure ensuite entre les alignements des pieds et on sarcle partout où la charrue ne peut passer, puis on fume le terrain surtout autour des souches qui produiront de
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îlles %e9 pendant de tondues années encore ?ol est profond, fertile et si le colon sait enlir par des engrais celte fertilité naturelle. Un
de cannes bien entretenu peut donner des isses qui assureront de nouvelles récoltes penprès de quinze années; mais pour éviter une lution dans la production annuelle, i) est sage océder, par périodes régulières, au remplace-
des souches qui s'épuisent.
18 compter les ouragans, les tornades et quelis les incendies qui détruisent en quelques !s toute une plantation, et contre lesquels le
est malheureusement impuissant, la canne a >mbreux ennemis. Les principaux, sans parler nsectes qui cependant font souvent d'impor-
ravages, sont les fourmis blanches et les rats. e préserve des premières en arrosant le sol ■trole et on lutte contre les seconds en lançant
la plantation des couleuvres et des boas qui donnent la chasse. Quelques planteurs ont em- : pour la destruction des rats une espèce de Le nommée mangouste qui leur aurait donné ellents résultats.
canne à sucre est connue dans presque toutes olonies; mais elle est surtout l'objetde grandes res dans nos vieilles possessions des Antilles
l'Océan Indien.
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Cannelier
Le cannelier, originaire de Ceyian et des îles Malaises, est un arbre aromatique qu'on trouve également en Cochinchine et dans THindoustan. Il atteint couramment une hauteur de 8 à 10 mètres. Son écorce est d'un gris rougeâtre; ses feuilles, d'un vert brillant à leur face supérieure, sont persistantes et ses fleurs, petites, d'un blanc jaunâtre, s'épanouissent en grappes.
Bien que croissant dans presque tous les terrains, le cannelier se développe mieux dans un sol sablonneux, sec, très légèrement mêlé d'humus.
Il se reproduit par graines et par boutures. Dans l'un et l'autre cas, on espace de un mètre cinquante à deux mètres les boutures ou les semences que l'on met en terre par groupe de trois ou quatre graines en les recouvrant de feuilles pour abriter les premières pousses contre le soleil.
On prépare quelquefois les pépinières de jeunes plants que l'on transporte lorsqu'ils ont environ un an, sur l'emplacement où l'on veut établir son « jardin de canneliers».
Au bout de deux ou trois ans les canneliers produisent des rejetons que l'on coupe quand ils atteignent une longueur moyenne de deux mètres. Les pousses qui surgissent les années suivantes sont cueillies de façon à aérer l'arbre qui présente alors une certaine ressemblance avec les saules communément connus sous le nom d'osiers.
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coite a lieu lorsque les tîges des canneliers it deux, trois, quatre ou cinq centimètres lètre, c'est-à-dire vers la sixième année.
1ère à la fin delà saison des pluies, quand st en circulation : l'écorce se détache et se plus facilement. Elle est enlevée par bandes 18 que l'on réunit en petits paquets de 25 Lres d'épaisseur sur 30 ou 40 de longueur, açant ces bandes les unes dans les autres.
! l'on éprouve quelque difficulté à séparer de la tige, on la frotte quelque temps avec :eau de bois poli et résistant.
écorce est abandonnée à elle-même penarante-huit heures; une légère fermentation iiit, qui amollit l'épiderme et permet la sé- I de la partie extérieure que l'on gratte avec eau.
! cette opération, la cannelle se roule en que l'on introduit les uns dans les autres tes bottes mises à sécher sur des claies à
d'abord dans des hangars et ensuite au
les morceaux trop petits pour être réunis ;s, les rameaux non susceptibles d'être écorles feuilles des canneliers sont vendus à commerce. On en retire, par distillation, ile essentielle dite huile de cannelle qui est rès légère, tantôt plus lourde que l'eau, iules les essences de cannelle, celle de Cey- :n jaune doré et d'un parfum délicat, est :ment la plus estimée.