‹ Le livre du colonChapitre 35 sur 99 · COTONNIERS · texte numérisé non relu

COTONNIERS

pieds qui sont mal venus et on procède à un sarclage qui est répété deux ou trois fois avant la récolte. Les plants sont espacés de 60 à 70 centimètres et on écime les plus vigoureux pour faciliter la pousse de nouveaux rameaux.

Lorsque les fruits sont mûrs, on choisit pour procéder à cette récolte un temps sec ; on cueille les capsules à la main, on en détache les filaments et les graines que Ton met dans un sac ou dans un panier et on jette les coques. Le coton est ensuite transporté dans les bâtiments où on l'étend pour le faire sécher.

Le cotonnier est une plante épuisante, il est nécessaire de faire alterner sa culture avec celles d'autres plantes ou d'entretenir la richesse du sol par l'addition d'engrais nombreux, de matières organiques, de potasse et de phosphates de chaux.

Lorsque le coton a séché dans des hangars, il est livré à des machines plus ou moins perfectionnées dont le rôle consiste à le détacher des graines qu'il entoure et à le nettoyer des impuretés qu'il renferme. Il est ensuite, à l'aide de presses hydrauliques ou de presses à vapeur, réuni en balles de 250 à 300 kilos et expédié au commerce.

Les cotons longues-soies sont utilisés pour la fabrication des tissus et les cotons courtes-soies servent à la confection des étoffas plus fortes et plus grossières.

Aux Indes Françaises quelques filatures et usines mécaniques sont établies depuis de longpes années, sans compter un grand nombre de métiers indi-

PRINCIPALES CULTURES COLONIALES

C'est là une industrie qui trouverait aussi e dans plusieurs de nos autres colonies, gaines du cotonnier donnent une huiïe coe, quand elle est fraîche. Plus tard l'industrie ie pour l'éclairage et la saponification. Les ux provenant de l'extraction de cette huile luvenl réservés pour l'alimentation des besl quelquefois pour la fumure des terres, li les cotonniers actuellement connus, étucultivés qui pourraient faire l'objet de planimportantes dans les diverses régions de omaine colonial, il faut citer après le cotoarbacé, le cotonnier arborescent, le cotonnier bades, plusconnu aux Etals- Unis sous le nom [sland et les cotonniers dits hirsute et religieux. 1 plusieurs de nos colonies, le cotonnier lontanément. La Guyane compte plusieurs I de cotonniers arborescents. Dans toutes isessions de l'Afrique Occidentale on en rende différentes sortes qui pourraient être nt exploitées. Aux Antilles et à la Réunion m a été longtemps cultivé sur de grandes !s. A Madagascar la présence du cotonnier à ttuvage est signalée dans presque toute la i^entrale de l'tle. A Tahiti, aux Marquises, sSous-le-Vent,c'est un arbrisseau de petite . fleurs blanches fournissant un coton jau- En Nouvelle-Calédonie, le cotonnier serait avec succès. Aux Indes et en Indo-Chine, et lécialement en Annam, la culture du coton déjà des résultats remarquables.

Page 1