GIROFLIER
tés en ligne à dix mètres les uns des autres dans des trous au fond desquels on dispose une couche de feuilles mortes ou d'engrais. Les jeunes arbres sont, autant que possible, abrités du soleil pendant les premières années par une plantation intercalaire de bananiers que Ton enlève vers la quatrième année alors que leur présence nuirait au développement des girofliers.
Ces arbres commencent à rapporter au début de la sixième année.
La récolte a lieu lorsque les boutons ayant passé du vert au jaune, commencent à devenir rouges. La corolle n'est pas tombée et les pétales sont encore soudés. C'est à ce moment que Ton cueille les fleurs, à la main de préférence ou en agitant les rameaux après avoir tendu des draps ou de grandes toiles au pied de chaque arbre.
On fait ensuite sécher ces boutons au soleil et ils prennent ainsi la couleur brune qu'on leur connaît en Europe.
Ces « clous de girofle » ont une odeur aromatique et une saveur parfumée piquante. On les emploie comme condiment et ils entrent dans la composition de plusieurs médicaments, en raison de leurs propriétés stimulantes et stomachiques. On récolte également la fleur épanouie que Ton cueille avec son pédoncule et qui est livrée au commerce sous le nom de « griff'e de girofle » . La médecine et la parfumerie l'utilisent bien qu'elle ait moins d'arôme que le clou lui-même.
On extrait surtout du clou de girofle une huile
PRINCIPALES CULTURES COLONIALES
isplantation n'a lieu d'ordinaire que lors- ;unes planls sont suffisamment robustes pporler sans «n souffrir, c'est-à-dire vers ièrae année.
Bnadiers exigent une taille raisonnée et ui est renouvelée tous les ans, à desépovarient suivant les contrées. Le plus yéil on ne leur conserve que quatre ou cinq tenant compte que les fleurs naissent à é des tiges de deux ans. Dans quelques le leur laisse qu'une seule branche, ladier compte plusieurs variétés donnant I simples ou doubles, rouges, jaunes ou ît des fruits aigres ou doux. Toutes ses cuvent se greffer les unes sur les autres, e de la racine du grenadier est employée ine comme lénîfuge. II en est de même de : et de la peau coriace de ses fruits dont 3es toniques et anthelmintiques sont ufipharmacie. Les propriétés astringentes e de la grenade l'ont fait employer pour e de certains cuirs, comme le maroquin 1 fabrication d'une très belle encre noire.
î, quoique tortueux, est d'un grain serré t polissable; il sert à faire des objets de isterie.
pe des grains entre dans la composition ires, de glaces, de sorbets el de boissons santés. Au Mexique, les grenades servent ■ une eau-de-vie des plus fortes nommée ente.