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MANIOC

engrais ; bien drainées ou suffisamment inclinées pour faciliter l'écoulement des eaux, les racines mourant rapidement dans les eaux stagnantes et dans les terrains marécageux.

La culture du manioc est simple. 11 ne redoute ni les grands vents, ni les longues pluies, ni le soleil. D'ailleurs toutes les variétés ne se prêtent pas à la culture dans les mêmes terrains. Il existe, à la Guyane, une espèce connue sous le nom de bâlon d'organe dont les tubercules ne pourrissent que très difficilement dans les terres humides.

La multiplication du manioc s'opère par boutures d'une longueur de 15 à 20 centimètres coupées sur les tiges ligneuses des plus beaux plants. Ces boutures sont piquées de mètre en mètre dans une terre préalablement labourée à la charrue. Elles commencent à pousser au bout de quinze jours. A ce moment un sarclage est nécessaire pour empêcher les mauvaises herbes d'étouffer les jeunes plants. Jusqu'au moment de la récolte la plantation devra encore être sarclée plusieurs fois et les pieds chaussés d'une butte de terre. La plantation des boutures se fait à des époques très variables suivant les pays ; cependant il semble que le début ou le milieu de la saison des pluies soit le moment le plus favorable. Au bout du sixième mois la tige qui s'est développée donne des fleurs et les tubercules commencent à se former.

L'époque de la récolte varie avec l'espèce cultivée et d'après la fertilité du sol. Il est des tubercules qu'on arrache de terre au bout de huit ou dix mois.

J3â PRINCIPALES CULTURES COLONIALES

d'autres qu'on ne recueille qu'au boul de deux ans. Sur les rives de l'Amazone, où la culture du se Fait pendant la période des basses eaux I terrains laissés à découvert, le manioc ité, sans aucun travail du sol, il grandit, t mène ses tubercules à leur complet dévetnt en l'espace de six mois, le pied de manioc donne de deux à trois les dont un beaucoup plus gros que les autant de un à trois kilogs.

tôt arrachés les tubercules doivent être latarrassés de la terre qui les entoure et pe- } machines spéciales les réduisent ensuite ssion en une farine grossière. Dans beau- : pays encore cette farine est obtenue par yens primitifs.

faire perdre complètement à la farine ses ;s vénéneux, après lui avoir fait subir plupérations préparatoires, on la laisse chauffer I temps sur une plaque de fer portée à une iture très élevée, en ayant soin de la remuer iment. C'est ainsi qu'on obtient le couac, ;nt dit la farine de manioc qui se présente 8 grains ayant l'apparence de la semoule, soigneusement travaillée, pilée, tamisée, en pâte fraîche que l'on comprime et que ;uit légèrement le couac fournit un produit, rme de galettes, qu'on nomme la cassave.

que l'on prépare la farine de manioc, les lies râpés, sous la pression des machines qui isent, laissent échapper un suc qui est un

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