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QUINQUINA

recouvertes d'une couche de terreau, ou de terre végétale choisie avec soin. Une humidité constante doit être entretenue par de fréquents arrosages et ces caisses doivent être placées au grand air, en tenant compte qu'il est prudent de les tenir également à Tabri des pluies et du soleil. Les précautions à prendre sont à peu près les mêmes lorsqu'il s'agit des semis en planches : une terre fine, riche, arrosée légèrement et souvent et, comme il a été dit plus haut, abritée du soleil par des nattes, et des pluies par des paillassons épais.

Les jeunes pousses commencent à sortir du sol ordinairement au bout d'un mois. Lorsque les nouveaux pieds atteignent une hauteur de 25 à 30 centimètres ils peuvent être transplantés à leur place définitive.

Les jeunes plants sont posés dans des trous larges et profonds (0 m. 35 sur m. 40) à une distance les uns des autres qu'on peut fixer à 2 mètres ou à 1 m. 50, suivant que les quinquinas que l'on cultive sont des arbres ou des arbrisseaux.

La transplantation s'opère au début de la saison des pluies et par un temps couvert. Il suffit ensuite de nettoyer le terrain par des sarclages chaque fois que la chose est nécessaire.

Lorsqu'une plantation a été faite dans de bonnes conditions, on peut commencera l'exploiter vers sa quatrième année. Les moyens d'exploitation varient. L'un des plus anciens consiste à couper l'arbre et à détacher à l'aide d'une spatule spéciale l'écorce du fût et des branches en ménageant les rejetons

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enta la partie inférieure du tronc et se dé-

rapidement. Dans ce cas, on attend que , atteint sa sixième année; il est plus fort Itiction plus grande. Ce système semble t devoir être abandonné pour le suivant, èa simple; on enlève des bandes d'écorce I deux côtés du tronc ; les sections sont maternent et peu profondément ; on détache s d'écorces à l'aide d'une spatule en fer s. La plaie est bouchée à l'aide d'un marbes ou de mousses maintenu contre l'are solides ligatures. Une nouvelle écorce rapidement, beaucoup plus riche en quila première, et qui peut, à son tour, être dix-huit à vingt mois plus tard. On proîi à l'écorchage, en enlevant longitudi-

tous les 4 ou 5 centimètres, de longues écorce de la même largeur et on entoure : tronc de mousse compacte et bien serrée ur de l'arbre.

« recueillie est étendue au grand air, par

sec et, si c'est possible, un peu à l'abri LS directs du soleil. Une fois sèche, elle [uetée en balles, après avoir subi un tri qui écorce dos racines, de l' écorce des branches ernière de l'écorce large des troncs, ncipales variétés de quinquinas sont les

: le succirubra, qui est un arbre de 10 A I, que l'on cultive au Pérou, dans le haut et qui réussit très bien en Australie et à Le quinquina officinalis atteint parfois de

plus grandes dimensions; il s'élève dans cei pays jusqu'à une hauteur de vingt mètres, écorce est très estimée. H se reproduit aussi par rejetons que par graines. Le calisaya et i< difolia sont aussi très recherchés.

La culture du quinquina qui prend cepei de jour en jour une importance plus considét n'a pas encore été tentée, au moins en grand, nos possessions françaises. Plusieurs de nos col paraissent pourtant réunir toutes les cond pour mènera bien cette culture, qu'ilserait ul voir essayer au Tonkin, en Nouvelle-Calédor dans les régions élevées des Antilles, de la Réi et de Madagascar.

Ramie

La ramie est une plante à souche vivace • famille des orties, originaire de l'Extrême-O Sa tige est entourée d'une sorte de gaine qui cueillie et préparée par des procédés chimi donne des libres d'une grande finesse et d'uni moins grande solidité.

La ramie comprend de nombreuses espèce principales sont la ramie verte et la ramie blam chacunedecelles-ci compte aussi plusieurs vai

La ramie verte est une des plus vigoureuses se développe sous forme d'arbrisseau; ses ft d'un vert clair sont souvent garnies à leur inférieure d'un léger duvet grisâtre, elles son diformes (Urlica utilis tenacissima),

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mie blanche, également vivace, a des feuilles

arrondies, d'un vert sombre mais plus ou

blanches en dessous (Urtica nirea, urtica

ns).

fleurs de la ramîe sont monoïques ; on les

'éunies à l'aisselle des feuilles. Le fruit est

le indéhiscent qui ne renferme qu'une seule

mie semble pouvoir être cultivée sous press les climats. Elle est plutôt une plante des auds. Les terrains les plus favorables à sa sont formés d'un sol lég'èremenl sablonneux sol d'alluvion peu compact, profond, riche, yant un sous-sol humide et perméable. Il er cependant que dans une bumidilé consdans des terres marécageuses la ramie verracines pourrir très rapidement. Les plaines t irrigables ou drainables, suivant la nature conviennent mieux que tout autre terrain acement d'une plantation de ramie.

iltiplicâtion de la ramie s'opère par graines, tures et par marcottes. On l'obtient aussi ;omes et par éclats du pied, production par graines est la moins usitée l'elle entraîne une perle de temps considéms le développement de la plante. 11 est nt utile de l'indiquer pour les pays où il pas encore de plants de ramie. Des plant labourées, retournées profondément, fuhersées avec soin ; un toit léger mobile, en u en paillassons, supporté par des piquets,

est disposé au-dessus pour abriter les sea rayons du soleil. La terre est maintenue en i d'humidité constant. La graine très fine est avec huit ou dix fois son volume de sable cendre et on sème ce mélange sur des lignes cées de vingt centimètres environ. On recoi semis d'une légère couche de terreau et on 1' très régulièrement tous les jours. Lesgraim ment et commencent à montrer leurs pre:

feuilles au début de la quatrième semaine.

Quelquefois pour hâter la germination dei nés on les place entre deux feuilles de papi vard mouillé et on les sème dès qu'on les voit à germer.

Quand les jeunes plants ont six ou sept mètres de hauteur, on choisit les pieds le; forts pour les repiquer. Le commencement saison des pluies est l'époque la plus favi pour procéder au repiquage. C'est aussi le mi que l'on choisit pour s'occuper de la reprodi par le moyen des boutures, des marcottei éclats de pied et des rhizomes.

Le terrain que doit occuper la plantation i bouré à une profondeur de 35 à 40 centimètn labour est suivi d'un second exécuté en travf premier. Le sol est ensuite hersé et divisé en ches d'une largeur de i m, 30 à i m. 50.

chaque plate-hande des petits canaux d'irrij sontcreusés pour faciliter l'arrosage de laplanti Les boutures s'obtiennent en divisant des de ramie arrivées à complète maturité en troi

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de 10 à 15 centimètres de longueur, munis chacun de plusieurs yeux. Chaque bouture est placée un peu inclinée dans des trous éloignés d'environ cinquante centimètres les uns des autres. Ces trous, creusés à la houe ou à Taide d'un pieu, sont disposés sur deux lignes parallèles courant le long des plates-bandes à un mètre environ Tune de l'autre. La terre est rabattue sur la bouture et tassée fortement avec le pied ou le revers de la houe.

Les éclats de pied s'obtiennent des souches arrachées ou mises à nu. Ils sont plantés obliquement comme les boutures et les rhizomes.

Le marcottage est surtout employé quand les pieds paraissent trop espacés. On prend des tiges d'au moins 20 centimètres de hauteur, on enlève les feuilles sauf celles qui sont à l'extrémité, on les incline dans des trous peu profonds et on les recouvre de terre ne laissant dépasser que le bouquet de feuilles. L'humidité du sol est entretenue avec soin, et deux mois plus tard on peut séparer la marcotte du pied-mère ; le nouveau plant a ses propres racines et peut végéter seul.

La multiplication par les rhizomes s'obtient comme parles boutures, en détachant les rhizomes dès qu'ils sont pourvus de racines et en les repiquant dans des trous légèrement inclinés.

Pendant la première année, des sarclages sont nécessaires pour défendre les jeunes pieds contre Tcnvahissement des mauvaises herbes; mais dès la seconde année il suffit de butter les nouveaux pieds qui sortent du sol.

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La première année ne peut pas être considérée comme productive, sauf dans certaines contrées plus favorables à cette culture. En tous cas, la première coupe n'a pas de valeur industrielle.

On procède à la coupe des tiges lorsque celles-ci présentent tous les caractères de maturité : la base de la tige est alors d'une couleur brune foncée et la lanière qui enveloppe cette tige s'en détache très facilement sans laisser de filaments adhérents lorsqu'on la casse.

La coupe se fait à la main, à la faux ou à la machine suivant l'importance de l'exploitation.

Les tiges sont coupées à cinq centimètres audessus du sol.

Le nombre de coupes annuelles varie en raison du pays, de l'espèce cultivée et des soins apportés à la culture. Dans nos colonies il ne semble pas devoir être inférieur à quatre par an. Il peut s'élever beaucoup plus.

Une fois récoltées les tiges sont livrées à des machines décor tiqueuses.

Dans les pays où le travail de décortication se fait à la main, on détache l'écorce en lanières et pour débarrasser les fibres de la gomme dont elles sont imprégnées on les fait tremper quelque temps dans une lessive de cendre de bois, où, après avoir été lavées et battues au fléau, on les lave dans des bains de savon, ailleurs on les laisse macérer une nuit dans de l'eau additionnée de jus de citron.

Ces divers procédés ne sont maintenant employés que par les indigènes des pays où l'on s'occupe

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ture de la ramïe. Une exploitation iraporvra avoir recours à une des nombreuses j en usage que l'industrie ne cesse de périr.

mie dont le produit est très supérieur au ourrait faire une sérieuse concurrence au est cultivée en Cochinchine, en Annam et in ; elle pourrait l'être dans presque toutes is possessions d'outre-mer.

1 est un arbuste qui semble ori^naire de 1 en trouve cependant plusieurs variétés Le occidentale de l'Afrique et notamment il où elles paraissent croître spontanément, nion, on rencontre le ricin commun dont

estentreprisemême dans les régions ternes feuilles du ricin sont larges, palmées à visions. Les fleurs sont régulières, monoï-

fleurs mâles ont une couleur jaune, les telles occupent la partie supérieure de la les forment ensemble. Les fruits poussent es. Ils se composent de trois coques et d'eux-mêmes à maturité, lesgraines qu'ils nt sont lisses, luisantes, mouchetées de ; blanc.

vient sous presque tous les climats des licales et tempérées. Dans ces dernières liante annuelle ; dans les pays chauds c'est

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