‹ Le livre du colonChapitre 65 sur 99 · THÉ · texte numérisé non relu

THÉ

Les plantations seront tenues en état de p propreté en y faisant des sarclages fréqut rendus d'ailleurs faciles par l'alignement des La terre peut être retournée et les mauvaisi bes enfouies ; dans certaines contrées on fumt le sol tous les ans avec des matières organiq

Afin de naultiplier le nombre des branc d'augmenter ainsi le rapport des arbres, sit les premiers rameaux ont atteint une longu 25 à 30 centimètres, on les pince pour en n la croissance et faciliter k pousse de rameau veaux. D'une façon générale l'arbre est ma par des tailles successives à une grandeur ma de l^SO et l'élagage de ses branches doit to tendre à en augmenter le nombre à partir de . timètres au-dessus du sol.

La taille a aussi pour objet d'exciter la ve nouvelles pousses qui fournissent, le plus se le véritable thé du commerce.

Une plantation de thé commence à rappor la troisième année. La cueillette des feuilles nouvelle trois ou quatre fois dans le cours à année et ce nombre va en augmeRtant jusqt la septième année, époque à laquelle une plai arrive à sa complète production.

Les feuilles sont cueillies à la main avec d cautions minutieuses pour qu'elles ne soient sées ni froissées. On choisit celles qui se Iroi l'extrémité d'un bouton, parce qu'elles sont t et que la qualité du thé dépend en partie de ( de la feuille.

CIPALES CULTUKES

s'cfpère le plus souvent après une série ont activé la pousse des bourgeons ; temps sec et un jour de soleil. On les )U3 des bâtiments très aérés, on les ïlancher propre et sec ou sur des claies ^t effet et on les laisse là pendant deux es, temps nécessaire pour qu'elles se loUissenl. Si la récolte a eu lieu par un î on fait légèrement sécher les feuilles les de fer ou dans des vases spéciaux m feu très modéré.

: ensuite à l'opération du roulage dont e retirer des feuilles les sucs amers rment. Les feuilles sont roulées soit à l'aide de machines, en exerçant dese pression pour en faire sortir le suc ce moment que l'on s'occupe du triage li sont étendues sur de grandes tables irquets et que l'on enlève les feuilles ivariées ou trop grosses. Puis on les ter quelque temps pour développer [près quoi on les étend sur des nattes lers très propres et on les expose au L une heure ou deux au plus, en les lemment pour que toutes puissent sèment. Dans quelques contrées la desfeuilles se fait dans des marmites sur aux. On les agite constamment et on z vite. Toutes ces opérations sont très emandent à être dirigées par des ous à ces diverses manipulations.

Le thé est mis dans des caisses ou da en fer blanc, suivant les régions, soit liment soit non assorti ; mais dans l'i cas, il est préalablement vanné pour le de toutes les impuretés qu'il pourrai!

enfermé avec soin, en le pressant de ten de façon que )a botte se bouche presi quemenl, en laissant le moins d'air poi produit enfermé.

On divise aussi le thé en deux gei vert et le thé noir, et chacun de ces ge divise lui-même en plusieurs variétés. L sont ceux dont les feuilles sont chauffé dès qu'on vient de les cueillir et qu'< pas fermenter. Les thés noirs sont « laisse se flétrir dans l'opération du fam amollit avant de rouler les feuilles sur et d'extraire les sucs amers qu'elles coi

Les différences que l'on rencontre en breuses sortes de thés du commerce pro diverses espèces d'arbustes qui les ont la nature du sol, de la culture, des éj récolte et surtout du mode de prépara

Le thé est cultivé en Indo-Chine el ment dans l'Annam. II pourrait l'être i à la Réunion, à la Nouvelle-Calédonie gascar.

■PALES CULTURES COLONIALES

Vanillier

est une plante vivace dont la tige ! milieu de ses nœuds des sortes de tquelles elle s'attache aux arbres ou ut la soutiennent. Ses feuilles sont 5 ou oblongaes d'une grandeur de 12 es. Les fleurs naissent en groupes de 'aisselle des feuilles ; elles sont d'un :, tirant quelquefois sur le jaune, et • centimètres environ. Elles n'ont aule fruit est une sorte de gousse d'une ible, suivant les espèces, de 10 à 20 enlimètres, d'un diamètre moyen de mant une pulpe divisée en plusieurs i de graines petites et nombreuses, imide et chaud de la plupart des ré- >icales est avec un sol vierge, riche ime le terrain des vastes forêts équa- ^i conviennent le mieux à la culture Si cependant le terrain est marécalux de drainage sont indispensables

l'écoulement des eaux stagnantes : pourriraient très rapidement les raite. Il sera nécessaire aussi de recher- <it qui soit suffisamment aéré et où ; pénétrer.

ne se reproduit que par boutures, ions peuvent être faites indifférem-

plaines ou dans les forêts. Dans le

premier cas on laboure le sol assez profoi el on plante de deux mètres en deux mèi des tuteurs en bois dur d'au moins l'"75 c soit des arbres de croissance rapide tels qu noir, le manguier, le pignon d'Inde ou le gon. Quand, au contraire, la plantation sef une forêt, on prend la précaution de la bie d'en arracber toutes les broussailles qui eno le terrain, en un mot de nettoyer le sol, sant entre chaque arbre un intervalle d'ai cinq mètres.

Les boutures du vanillier doivent mes 1 m. à 1 m. 50 de longueur ; elles sont plac de petites trancbées longues de 50 à 60 cent profondes de quatre à cinq el recouvertes de fumier, de feuilles mortes ou de sable, partie de la bouture est attachée aux arbre, tuteurs qui sont appelés à la supporter.

D'ordinaire la bouture prend racine au b mois. On établit alors entre les tuteurs oi bres une sorte de treillage ou de palissade voie sur lesquels la plante étend ses r C'est sous les grands arbres que les vanilli nent le mieux ; ils doivent être abrités C( vents violents.

Les plantations de vanille entrent généi en plein rapport dans leur quatrième an fumage, avec du terreau, est souvent m dans le cours de l'année.

Les premières fleurs paraissent an bout ans. Elles ne peuvent guère être fécont

IIPALES CULTURES COLONIALES

e des insectes, et presque toujours, lations, on est obligé d'aider à leur G'est une opération délicate; mais exécutée par des ouvriers habiles, se ement. I! suffit de mettre en contact dans chaque fleur, est enveloppée :;e de capuchon, avec le stigmate qui îon côté recouvert par une sorte de

fécondation réussit, la fleur s'atrotmenl, la gousse s'allonge avec une rapidité et prend une teinte brune, on n'a pas abouti, la fleur disparaît de 4 à 5 jours.

forment ordinairement un peu avant ion fraîche. Elles poussent par groupe . mais on n'en ferlilise jamais plus de 1 d'obtenir de plus belles gousses.

;ur a été fécondée le fruil se déve- . un mois ou six semaines, puis il arnce mais n'atteint sa complète matu-

mois plus lard. A ce moment les inent jaunes et font entendre un lé- (t lorsqu'on les presse entre les doigts, séparément, avec précaution et avant

trop mûres.

'ers procédés plus ou moins rapides L vanille. Ils consistent tous, dans les des, à faire suer les gousses soit en

une minute dans l'eau bonillanle, gant dans les cendres chaudes, soit

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encore en les exposant à Tair, loin du soleil et de la pluie jusqu'à ce qu'elles se rident. On les étend ensuite le jour sur des couvertures de laine, dans lesquelles on les enroule et que Ton enferme la nuit dans des boîtes bien closes. Les gousses suent et prennent une coloration très foncée. Lorsqu'elles ont pris cette teinte, on les laisse sécher au soleil, puis on les fait glisser entre les doigts pour en extraire rhuile qu'elles contiennent.

Après ces diverses opérations on les réunit par gousses de même longueur en petits paquets qui sont soigneusement emballés dans des boîtes en bois ou en fer blanc et expédiées au commerce.

On distingue trois principales sortes de vanilles :

1® La vanille fine, appelée aussi légitime lec ou givrée ; les gousses ont une longueur de 25 à 30 centimètres, elles sont noires, luisantes et recouvertes d'une légère cristallisation ;

2^ La vanille ligneuse, dite aussi cimarona ou bâtarde; les gousses ont de 15 à 20 centimètres, elles sont brunes, non cristallisées naturellement et peu luisantes ;

3® Le vanillon, quelquefois nommé vanille bera, les gousses sont longues de 10 à 15 centimètres, brunes, quelquefois givrées mais souvent de qualité inférieure aux deux premières espèces.

Les vanilliers sont cultivés en Indo-Chine, à Tahiti, à la Martinique, à la Guadeloupe, à Madagascar, à la Guyane, en Nouvelle-Calédonie et à la Réunion.

CULTURES POTAGERES

DANS LES COLONIES

Le jardin potager

La création d'un jardia potager au centre i exploitation coloniale s'impose au double poi vue de l'aliinentation et de l'hygiène. Outre constitue une ressource importante dans les où la nourriture variée est rare, il apporte une modiBcatioQ au genre courant d'alimenU facilitant la digestion par les éléments sapides fournil, apportant des stimulants, sous les fc diverses de ses productions, dans ces pays o niformité des aliments émousse assez vite l'ap Il faut convenir cependant que la création d'u tager, limitée à la culture des légumes europ présente dans les colonies des difficultés mul qu'on doit s'efforcer de vaincre par une tén une surveillance et une ingénosité continuelle potager a contre lui trois fléaux peu commo combattre : la chaleur solaire, les pluies torrent et les insectes qui constituent le pire des troi: peutjàl'aide d'installations bien comprises,remi

du moins aux inconvénients des rayons du ux pluies trop violentes ; il est moins fa- Eiyer la marche souterraine des insectes, iger doit être établi à proximité de la maiitation qu'il est chargé d'approvisionner, enclos assez solidement pour que les aninesliques qui s'échapperaient ne puissent >mmettredes dégâts. Onchoisitun terrain it incliné où l'eau puisse être amenée à supérieure dans un bassin et de là distriivers les plates-bandes du jardin, sition a aussi son importance ; il n'est ceiière possible de donner ici des indications Il faut, suivant le pays, tenir compte des lantsetde leurs variations annuelles. Dans ïes où soufflent des vents brûlants, on 1 potager soit en le plaçant à tianc d'une li pourra les arrêter, soit en le protégeant ine forêt ou un simple rideau de grands on ne peut faire mieux. Partout, on l'ofaçon que les pluies diluviennes de l'hil'y puissent occasionner trop de désastres, but, on l'entoure d'un large fossé chargé, nt des orages de recueillir les eaux des ■voisinants et d'empêcher ainsi qu'elles ne ent sur le jardin et ne le saccagent. Les ndes sont entourées de petits canaux qui, i circonstance, jouent à découvert, le rôfc X de drainage les jours d'orage et de carigation quand on les alimente avec le sebassin supérieur. On peut aussi abriter les

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