LES INSTRUMENTS DE JARDINAGE
Les brouettes sont de deux sortes : les unes dites brouettes à coffre ont deux côtés ou montants et servent au transport du fumier, de la terre ou des pierres ; les autres à claire-voie appelées aussi à civière sont employées pour porter les charges volumineuses.
Le cordeau se compose de deux piquets de 40 centimètres environ reliés par une forte ficelle d'une longueur de 2S à 30 mètres. Il sert à l'alignement des allées, à la plantation régulière des jeunes arbres, à indiquer la direction des rayons réservés aux semis, etc. N'enrouler la corde autour des bâtons que lorsqu'elle est complètement sèche.
Le déplantoir est une sorte de petite bêche à manche très court qui sert à enlever de terre, sans les abîmer, des plantes que l'on désire transplanter. Il y en a de plusieurs espèces ; les uns ont une lame un peu recourbée, les autres présentent l'aspect d'un demi-cylindre régulier, d'autres encore destinés au transport des plantes délicates ont une forme plus compliquée.
Les échelles sont doubles ou simples. Les échelles doubles devront toujours être munies d'un long crochet sur l'un des montants et s'adaptant à un piton vissé dans le montant opposé de façon à maintenir le même écartement afin d'éviter les accidents. On supplée à ce crochet au moyen d'une forte corde qui tient à une distance raisonnable les deux côtés de l'échelle.
Les fourches sont aussi d'une grande utilité. Les fourches destinées à remuer la terre au pied des
arbres ont les dents longues et plates, le plus souvent en fer. La fourche à dents rondes sert à remuer le fumier, les herbes, à briser les mottes de terre, à recouvrir les semis, etc.
La houe est composée d'une large lame de fer qui au lieu d'être droite comme la lame de la bêche est recourbée de façon à faire un angle aigu avec le manche de bois qui la supporte. Elle sert à remuer la terre et à couper les mauvaises herbes. Les pelles servent à retourner, charger et décharger la terre, les pierres ou le fumier. On les fait en fer ou en bois.
lia pioche est un instrument en fer dont l'un des côtés est taillé en pointe et l'autre en tranchant, adapté au bout d'un manche en bois. On l'emploie dans les terrains durs et pierreux.
Le plantoir est un morceau de bois fusiformede 2S à 30 centimètres de longueur dont l'extrémité est quelquefois munie d'une pointe de fer. Les cultivateurs s'en servent pour creuser des trous dans lesquels ou repique les jeunes plants.
Les râteaux sont de formes multiples suivant l'usage pour lequel ils ont été fabriqués. Il y a des râteaux tout en bois, d'autres en bois avec des dents de fer. La plupart sont perpendiculaires à leur manche; on les emploie pour le ratissage dans les allées, le hersage des plates-bandes avant les semis ; d'autres sont légèrement inclinés et servent à ramasser le fourrage ou à recueillir les feuilles mortes. Il en existe des petits pour égaliser la terre entre les plantes en culture.
LÉGUMES EUROPÉENS ACCLIMATABLES
La ralissoire, que l'on emploie poursarch tisser les allées, se compose d'un manche ei l'extrémité duquel se trouve un fer de 25 à timètres de long sur 10 de large. Ce fer e dans la ratissoire à pousser et légèrement dans la ralissoire à tirer.
Le sécateur esl une espèce de petite cisa ployée pour la taille des arbres, des branches i de préférence des arbustes, des rosiers e1 vigne,
La serfouette est une petite binette qui coi un côté tranchant et dont l'autre côté au présenter deux dénis esl formé d'une seu pointue à l'extrémité mais un peu plus h centre. Elle sert à biner, à sarcler et à Ira sillons.
La serpe est un instrument en fer plat e chant, recourbé presque en demi-cercle ' pointe, mais dont le manche en bois est très Il est employé à tailler les arbres, à cou] branches et certaines céréales.
La serpette est le même instrument, mai coup plus petit.
Légumes européens accliroatables
On peut diviser, au point de vue de la des légumes dans les pays chauds, les prir plantes potagères en trois grandes catégorit
Les légumes qui viennent assez facilemei la zone tropicale ;
Ceux qui y végètent très difficilement ;
ax qui appartiennent en propre aux climats
la première catégorie on comprend les aus, les choux, les ciboules, les concombres, -ges, les haricots, l'oseille, les pois chiches, s, les salades el les tomates.
'ergine est une des plantes potagères qui t le mieux dans les pays chauds desquels rs elle est originaire. On la sème au cours ison sèche, en ayant le soin de régulariser sages. Suivant les pays elle est en état d'être e au bout d'un mois ou six semaines, queldeux mois. On la transplante au commende la saison des pluies dans un sol conveent fumé ou dans des trous remplis de tere telle sorte que les plants soien t espacés de centimètres et disposés le long d'une barl'une clôture ou de cases qui les puissent er : les fruits paraissent environ cinq mois semis et la plante en fournit pendant pluaois de suite.
les semis des années suivantes, on choisit belles aubergines, on les écrase avec prépour en retirer les graines que l'on lave, 1 fait sécher et qu'on met en réserve à l'abri mi dite.
houx se développent assez bien dans les voisines des tropiques, moins bien à me- 'on se rapproche de l'équateur à moins que ne présente des montagnes, même peu élç-
LÉGUMES EUROPÉENS ACGLIMATABLES 197
vées, au flanc desquelles leur culture peut être entreprise avec profit.
D'une manière générale, ils pomment plus difficilement; mais si les feuilles ne sont ni aussi grosses ni aussi serrées qu'en Europe, elles n'en sont pas moins d'une grande utilité et d'une réelle saveur.
Les choux se multiplient par graines et par boutures. Quand on les obtient par graines leur premier développement est assez long ; par boutures, ils croissent plus rapidement. Il suffit de détacher quelques repousses qui apparaissent au pied de la tige lorsque la pomme a été coupée. On les repique dans des planches retournées^ fumées et sarclées, en rayons distants de 30 centimètres et de façon qu'ils puissent grossir et s'étendre sans nuire les uns aux autres. Ces boutures prennent des racines et grandissent assez vite lorsqu'elles sont bien arrosées. L'époque la plus favorable à la culture des choux dans les colonies est la saison sèche. Toutes les variétés de choux ne réussissent pas également ; telle qui vient bien dans une région peut souffrir dans une autre. Il y a lieu de compter aussi avec bs insectes. Les termites sont particulièrement friands des racines de ces crucifères : on les éloigne en arrosant les jeunes plants avec de l'eau additionnée de jus de tabac.
Les choux de Bruxelles peuvent être cultivés dans le voisinage des tropiques et sur le flanc des montagnes à une certaine altitude. On procède par semis et lorsque les plants ont atteint de 10 à 15 centimètres on les transporte dans des planches pro-
CULTUREi; POTAGÈRES
■ment retournées et fumées. Les pieds doivent espacés d'environ 40 centimètres. Les choux raxelles mettent de 5 à 6 mois pour atteindre :omplet développement; ils réussissent moins que les choux dans les pays chauds.
i choux-fleurs donnent de meilleurs résultats ondilion d'être surveillés de très près. On peut mer au commencement de la saison sèche»
iirune planche recouverte d'une épaisse couche rreau, soit dans une plate-bande bien fumée doivent accomplir toute leur évolution. Dans rnier cas, les graines sont espacées de 40 à 50 Bètres. Si on a semé pour transplanter plus les jeunes pieds sont repiqués lorsqu'ils atînt une hauteur de 10 à 13 centimètres. On rose matin et soir et, pendant les heures les chaudes de la journée, de onze heures à trois s, on les abrite un peu des ardeurs du soleil ie de paillassons assez élevés toutefois aus du sol pour laisser librement circuler l'air r des plantes.
i choux-fleurs comme les choux de Bruxelles ssenl très difficilement dans la zone équa-
xiste en Indo-Chine des petits choux d'origine ise, tendres et d'une saveur très douce qui aient être acclimatés dans nos autres colonies, ssais tentés en Guyane semblent devoir enger de nouvelles tentatives. On en connaît variétés sous les noms de Petsai et de Pakchoï. Réunion, ces choux ont été cultivés en grand,
LÉGUMES EUROPÉENS AGCLIMATABLES
se sont mulUpliis ife chmie et «ont cadUig à
de trois mois- La ciboule se développe très bien dans les chauds el peut, dans les localités où la cultu l'ail et de l'oignon est impossible, remplace deux plantes dans la cuisine. On peut essa} reproduction par graines dans une couche de fi ou de terreau; mais il est plus sûr de cherch multiplication en partageant les touffes de \'i précédente, lorsqu'on n'est pas en premières de culture et en repiquant les nouveaux plants un sol bien ameubli et bien fumé que l'on a d'arroser matin et soir.
Les concombres constituent une culture poti assez facile dans les colonies inler trop! cales, des planches profondément retournées, enri (le fumier, on creuse, sur des rayons distants mètre les uns des autres, des trous de 12 à IS lîmètres de profondeur espacés d'un mètre environ et remplis de terreau. On dépose dans cun de ces trous quatre ou cinq graines, oi recouvre de terre et de fumier et on arrose deuj parjour. Le semis doit être fait au début de 1; son sèche. Quand la tige principale a fourni sieurs feuilles, on la coupe au-dessus des premières ; celles-ci se développent plus ra| ment ; on renouvelle sur ces deux branches raies la même opération dès qu'elles ont quati cinq feuilles ; les tiges qui restent prennent de forces et les fleurs et les fruits ne tardent p s'y montrer.
200 CULTURES POTAGERES
Les courges peuvent être cultivées avec des chances nombreuses de succès dans toutes les coloù les pluies ne sont pas de très longue durée, supportent aisément la sécheresse. Vers la fin ivernas^e, on sème de quatre à cinq graines des trous remplis de fumier ; les tiges croisapidement ; on butte les pieds avec du fumier laisse les rameaux courir sur le sol qui n'a besoin d'être ameubU ni enrichi, la plante toute sa vigueur de la fumure qui enveloppe cines.
; courges grossissent pendant la saison sèche, les chmats pluvieux, il faut s'attacher à la fude la terre qui doit toujours être déposée r des plants. On cite parmi les espèces les meil- ; et qui réussissent le mieux dans les pays s le Curcubita mosckata; mais toutes les vacultivées dans les contrées méridionales de ipe végéteraient également bien en les entoule soins.
cresson lorsqu'on s'en occupe un peu vient toutes les colonies.
cresson alémis est une des rares plantes po- :s européennes qui fleurissent et grainent dans ys chauds. On le sème en pleine terre et en s ; on recouvre les graines de terreau et on e lorsque les feuilles atteignent une longueur à 8 centimètres.
cresson de fontaine est plus estimé ; c'est une ! saine, très tendre et très agréable au goût. On roduit par graines et par boutures. Cette der-
LÉGUMES EUROPÉENS A.CCLIUATABLES 201
nière façon d'opérer donne des résultats plus rapides ; mais elle n'est pas toujours possible dans les colonies.
Dans l'un ou l'autre cas on établit une crei nière artificielle. A cet effet, on choisit un en ombragé ou qu'on aménage ainsi, à défaut c brage naturel, par une plantation de pieds d< naniers ou d'arbustes feuillus : là, on creuse le solunefossed'unmètredelarge sur une long variant au gré du colon ou en raison du terrain il dispose. On donne à cette fosse une profon de vingt à trente centimètres et une inclinaison âsante pour permettre un écoulement constat l'eau qu'on amènera plus tard dans la cressonr On laboure le fond de la fosse et on le fume du fumier très consommé, et on laisse couler lentement sur le terrain ainsi préparé. Au boi deux jours, on procède au semis après avoir a le cours de l'eau mais on entretient l'humidil sol par des arrosages très légers et très souvei pétés. Lorsque les liges commencent à paraîti laisse l'eau circuler de nouveau doucement s cressonnière.
On crée les cressonnières de préférence au d'une source ou d'un ruisseau, et si on ne dis d'aucun cours d'eau, on amène l'eau dans un b: dont on règle l'écoulement au-dessus de la fosi existe des cressonnières qui ne sont alimentée; par un tonneau qu'on remplit d'eau tous les ji
La reproduction par boutures consiste à pli dans la future cressonnière préparée comme il
202 CULTURES POTAGERES
d'être dit, des rameaux munis de racines dans des trous espacés de six à huit centimètres. On met de — '— à cinq boutures dans chaque trou ; on abrite mes pieds du soleil, on entretient l'humidité pendant cinq ou six jours pour laisser aux 1 racines le temps de se fixer en terre et on ensuite couler l'eau régulièrement. *t bon de couvrir d'un grillage les cressonpour les mettre à l'abri des ravages des oi-
haricot est une des plantes alimentaires les mportantes et les plus nombreuses tant au de vue de ses variétés, que des qualités nulrile chacune de ses espèces. Si les variétés eûmes ne peuvent être toujours cultivées avec que dans les contrées tropicales limitrophes îone tempérée ou sur les plateaux élevés des s intertropicales, on trouve par contre des s indigènes que la culture jardinière peut améet qui rendent de grands services dans l'alition quotidienne.
s parlerencorede celles-là, onpeut citer diverses de haricots qui, au moyen d'une culture bien ite, doivent être recommandées jusque sous leur. Ce sont les haricots nains et grimpants eolus vulgaris), le haricot de Lima {Phaseolus w),le haricot du Cap (Phaseolus Capensis),elc. rnier présente le grand avantage de n'être pas int au sujet de la qualité du sol. On peut dire bis que le haricot réussit quelle que soit son ; dans tous les pays chauds qui jouissent d'une
LéOtlHES EUROPEENS ACCLIHATABLES 203
saison sèche bien caractérisée. Dans les contrées nlnvieuses ils exigent des terrains additionnés de r fumures, une surveillance et un entretien const
On procède au semis dans des plates-bandes préparées par rayons distants de quarante < mètres ; on creuse sur chaque rayon des troi six à huit centimètres espacés de vingt cenlim environ et, dans chacun d'eux, on dépose quat cinq graines que l'on recouvre de terre el de ter On arrose régulièrement. Lorsque les tiges i raissent,on sarcle constamment pour les débarr des mauvaises herbes qui non seulement poun les étouffer mais qui surtout épuisent le sol à détriment. On peut biner les planches toutes I< mainesdans les pays secs pour faciliter l'absor de l'eau des arrosages. A cet effet également et les mêmes régions, on laisse le pied au centre < petite cuvette où l'eau séjourne un instant ; de pénétrer la terre. Dans les contrées où les ] sont violentes et de longue durée, on butte au traire les plants pour qu'ils ne soient pas al par les grandes eaux.
Les haricots grimpants doivent être mun rames. Dès que les tiges atteignent une lonj de vingt centimètres on place une rame de 1 3 mètres de chaque côté de la plante.
Les haricots doliques sont plus que tous au recommander dans les colonies. Ils souffren ou pas de la sécheresse et résistent remarquabh aux grandes pluies. Il leur faut en outre beai plus de chaleur pour croître et se développei
20i CULTURES POTAGÈRES
meilleurs semblent être le dolique à longue gousse, très bon en gousses vertes, le dolique commun, le dolique de Cuba et le Lablad blanc.
L'oseille réussit sous tous les climats tropicaux à la condition d'être convenablement arrosée. On l'oblient par semis d'abord et ensuite par division des touffes. Le semis se fait de la fin de l'hivernage ou des premiers jours de la saison sèche jusqu'au retour des grandes pluies. On l'effectue en répandant dans des rayons tracés sur une plale-bande nouvellement retournée et fumée, des graines que l'on recouvre de terreau. Lorsque les pieds poussent trop serrés, on les éclaircit en en arrachant quelques-uns que l'on peut utiliser repiqués ailleurs en bordure. Les arrosages surtout dans les pays secs doivent être abondants et fréquents.
Le persil peut s'obtenir dans presque toutes les colonies ; mais dans la zone équatoriale il exige des soins tout particuliers. Il se multiplie de semis dans des plates-bandes bien fumées et dont ta terre a été ameublie ou bien dans des caisses. On doit le mettre également à l'abri des trop grandes pluies et des ardeurs trop vives du soleil. Dans les pays secs, cependant, il demande de fréquents arrosages. On le sème en rayons espacés à 25 centimètres environ. Il ne faut pas commencer à cueillir les tiges avant qu'elles mesurent au moins six à sept centimètres. Contre les pluies violentes et les grands soleils on peut l'abriter à l'aide de brise-vents. Ce moyen est préférable au choix d'un emplacement sous bois oît les plants manqueraient d'air et de lumière.
LÉGUMES EUROPÉENS AGGLIMâTABLES 205
Le piment vient sous tous les climats ; il se cultive comme Taubergine. Les piments doux connus sous le nom de poivrons reçoivent le même genre de culture.
Le pois chiche est à peu près le seul de toutes les variétés des pois cultivés en Europe qui puisse végéter dans les colonies ; encore convient-il de dire qu'il ne réussit bien que dans les régions où les pluies ne sont pas trop abondantes et de trop longue durée. On les sème en rayons espacés de 40 centimètres dans des trous creusés à la mêpie distance que Ton recouvre ensuite de terre et de fumier ou simplement de terreau. On veille à l'arrosage régulier des planches tant à l'époque du semis que pendant le cours de l'évolution des plants, et à la propreté du sol que l'on sarcle de temps en temps pour détruire les mauvaises herbes.
Le radis vient très facilement et sans beaucoup de soins dans les pays chauds. Un terrain légèrement retourné et quelque peu fumé lui suffit. On le sème très clair dans des rayons espacés à 15 centimètres les uns des autres. On peut le semer à toutes les époques de Tannée. Il est préférable de préparer plusieurs planches peu importantes que l'on ensemence au fur et à mesure des besoins de la consommation de façon à avoir toujours des radis jeunes et tendres.
Les salades qui, outre le cresson dont il a été
parlé plus haut, peuvent être cultivées aux colonies,
sont principalement la chicorée et la laitue.
La chicorée pousse jusque dans la zone équato-
riale à la condition d'être semée dans un terrain bien fumé. On la sème très clair au début de la saison sèche ou à F époque la moins pluvieuse de Tannée pour les contrées où les pluies sont fréquentes, dans des rayons écartés de 25 centimètres et peu profonds. Quand les tiges commencent à mesurer quelques centimètres de longueur on éclair- ^ les plants et on repique ceux que Ton enlève dans une Mitre plate-bande. On sarcle et on bine de temps en temps entre les plants de salade que Ton arrose m^tin et soir surtout dans les pays chauds et secs.
La scarole est une variété de chicorée, comme la chicorée sauvage et la chicorée frisée.
La laitue vient un p«i plus difficilement ; sa culture réclame plus de soins^ surtout dans les climats humides et chauds.
On prépare une planche qu'on retourne et qu'on fume et dont on ameublit la surface au» râteau. On trace ensuite sur cette planche quatre ou cinq rayons de deux ou trois centimètres de profondeur dans lesquels on sème la " graine très clair. Les rayons doivent être espacés d'à peu près trente centimètres. On recouvre la graine de terre très légèrement au râteau. Quand les pieds ont trois ou quatre feuilles, on éclaircit les plants en repiquant sur une autre plate-bande préalablement préparée les jeunes pieds que Ton enlève. Les plants sont écartés de 20 à 25 centimètres, suivant les espèces de laitues cultivées. Les arrosages doivent être réguliers et fréquents, surtout dans les pays secs et les terrains sablonneux.
LÉGUMES EUROPÉENS ACCLIMATABLES 207
La romaine n'est qu'une laitue longue. On la fait blanchir en la liant. Elle ne réussit bien ainsi que dans les pays chauds et secs et en l'arrosant souvent au pied lorsqu'elle est attachée.
Le pourpier vert réussit très bien et sans soins dans les pays intertropicaux.
Le pourpier doré est meilleur; on le sème à la volée, assez clair, dans une planche bien ameublie et on se borne à arroser pour fixer la graine en terre. On éclaircit ensuite les points où il pousse trop épais et on arrache les mauvaises herbes. Arroser chaque jour au moins une fois.
La tomate pousse très facilement dans les pays chauds d'où elle est d'ailleurs originaire. Elle a été importée de l'Amérique intertropicale où on la rencontre à Tétat sauvage depuis le Chili jusqu'au Mexique.
Elle vient sous tous les climats n'exigeant qu'un bon labour du sol et un peu de fumier. Dans les régions où les pluies sont fréquentes, il convient de veiller davantage à la fumure de la terre.
On la sème sur rayons espacés de 50 à 60 centimètres. Quand les tiges sont sorties de terre on les éclaircit et on repique sur une autre planche les pieds que l'on a arrachés. Il est bon aussitôt que les plants atteignent une certaine hauteur de leur donner des tuteurs afin d'empêcher les tomates de traîner par terre. Pour faciliter la production et le maintien de la plante, on peut couper la tige principale au-dessus de la quatrième ramification et ne laisser produire à chacun de ces rameaux que trois
OU quatre bouquets de fleurs. Les tomates demandent à être arrosées fréquemment surtout dans les pays secs. On cueille souvent les fruits au moment où ils vont commencer à rougir, afin qu'ils ne soient pas dévorés par les oiseaux. Us achèvent de mûrir très rapidement sur la paille, à Tombre, dans un endroit sec.
Légumes difficilement acclimatables
Les légumes dont il va être question ne peuvent être obtenus dans les pays chauds que très difficilement. La culture de la plupart d'entre eux est à peu près impossible dans la zone équatoriale. Plusieurs réussissent encore dans la zone tropicale, plus particulièrement dans les régions voisines des tropiques, sur les plateaux élevés et au flanc de certaines montagnes. Comme ces conditions peuvent se présenter dans nos colonies, nous donnons quelques indications sur les divers modes de cultures de ces plantes.
Tout d'abord on s'en référera d'une façon générale pour les labour, semis et arrosage à ce que nous avons dit plus haut.
Uail a été jadis très cultivé en Egypte. Il se développe de préférence dans les terrains légers, sablonneux et riches. On le multiplie par ses caïeux, que l'on enfonce dans le sol à 5 centimètres environ de profondeur, de préférence dans un endroit assez ombragé et en les espaçant de 1 S à 20 centimètres. On a soin de biner fréquemment la terre autour de cha-
LÉGUMES DIFFICILEMENT ACCLIMATABLES 209
que plant et de multiplier les arrosages surtont en temps de sécheresse. On conseille aussi pour faire grossir les caïeux de nouer la tige quand elle est assez longue pour se prêter à cette opération. On récolte l'ail lorsque les fanes jaunissent et se dessèchent ; on le fait alors sécher en le suspendant sur des perches dans un hangar, à Tabri de Fhumidité.
\J artichaut se plaît dans les terrains profonds, humides, compacts et très fumés. On l'obtient par semis ou par la transplantation de ses œilletons. Ce dernier mode qui n'est pas toujours facile aux colonies est cependant préférable à l'autre, pour les deux raisons qu'il se développe ainsi plus rapidement et que l'on est certain de la variété mise en culture.
On sème les graines d'artichaut au nombre de quatre ou cinq dans des trous distants d'environ quatre-vingts centimètres les uns des autres. Quand les jeunes pieds comptent quatre ou cinq feuilles, on enlève les moins vigoureux et on n'en conserve dans chaque trou que deux qu'on plante à demeure lorsqu'ils sont plus grands.
Dans la reproduction par œilletons on détache à l'aide d'un couteau les œilletons qui adhèrent au pied qu'on peut œilletonner, en ayant soin d'enlever un peu delà racine du pied-mère,sans trop l'entailler toutefois ; et on repique ces boutures dans des trous préparés comme il vient d'être dit pour les graines. Avant de mettre les œilletons en place, on abat les feuilles avec un couteau de façon qu'ils mesurent environ quinze centimètres de longueur. On tasse la terre autour des boutures et on arrose
très souvent, sans se servir de la pomme d'arrosoir. La plantation est entretenue par de fréquents binages et sarclages. Maintenir du fumier autour des jeunes plants. Veillera ce que le pied n'ait jamais plus de deux ou trois tiges et ne pas laisser produire à chaque tige plus de deux artichauts. On coupe ensuite à ras de terre les tiges qui ont produit.
L'asperge se développe avec le plus de profit dans les terrains sablonneux, gras, riches d'alluvions ou d'engrais organiques et de fumier. On la multiplie par transplantation de ses griffes et par graines ; mais nous ne conseillerons pas ce dernier moyen qui retarde considérablement l'époque de la production. Il est préférable de se faire adresser des griffes et de les placer dans les conditions suivantes. Onéreuse dans un terrain profondément retourné et fumé des fosses de cinquante centimètres de large sur quinze centimètres de profondeur. Ces fosses sont espacées de soixante-dix centimètres ; au milieu de chacune d'elles on élève des petits monticules de terre d'une hauteur de 5 à 6 centimètres tous les quarante centimètres et sur chacun de ces monticules on place un plant en écartant bien les griffes. On recouvre ensuite le tout au niveau primitif. On entretient l'aspergerie par des binages et des sarclages constants et l'on fait arroser soir et matin. Quand la tige sort de terre, on la coupe un peu audessus du sol et on recouvre le pied de terreau ou de fumier. Au bout de deux ans on peut récolter des asperges.
La carotte qui vient difficilement dans les pays
LÉGUMES DIFFICILEMENT ACCLIMATABLES 211
chauds a besoin. d'un terrain profond, lég< — •!-;-amendé. On trace des rayons espacés de i mètres sur «ne planche préalablement ret( fumée, et, dans ces rayons on dépose la gr lée à une triple quantité de cendre ou de s On recouvre de terre légèrement et onarros< le plant a plusieurs feuilles on l'éclaircil en trois ou quatre centimètres entre chaque ] carotte pousse en général très lentement.
En Nouvelle-Calédonîe,il existe une carot et grosse qui vient bien à graine, sans dé Là où les carottes ne se forment pas, les feui vent être utilisées pour faire un bouillon a
Le céleri pousse assez bien, mais avec fa de soins, sous les tropiques et sur les plate vés. Un sol riche et frais convient à sa cul le sème en rayons et on l'éclaircit lorsqu'i à dix centimètres au-dessus du sol. Les pi tirés sont transplantés de la même façon, i timèlres les uns des autres. On sarcle et o fréquemment; les pieds sont entourés de Pour faire blanchir les pétioles, opération dans les pays chauds, on lie toutes les i leur partie supérieure el on enveloppe le terre jusqu'à une certaine hauteur, un tiers pendant six à sept jours et de six en six augmente la butte jusqu'à ce qu'il ne dépa que l'extrémité des feuilles.
Le cerfeuil se sème et se cultive comme I Plus que ce dernier encore il a besoin d't redoute la chaleur.
se cultive et se multiplie comnie l'ail.
1 sol léger, sablonneux et amendé par bien consommé. Les plants peuvent ;s que de dix centimètres.
pousse de préférence dans les terrains ; sème en rayons distants, suivant l'es- >sseur des feuilles, de quinze ou vingttres. On éclaircit le plant pour faciliter lement. L'épinard exige une bonne fu-
arrosages réguliers.
ne, originaire de la Nouvelle-Zélande, s pays chauds remplacer avantageuserd. On la sème sur rayons distants de ntimètres. Quelque fumure et des aruents sutlisent à son développement, est une plante qui tend aussià remplaet qui moins que lui souffre de la
; plantes indigènes sontaccommodées et s les colonies comme les épinards ; ce des, les feuilles de taras, de patates,
l se sème en rayons distants de quantimètres dans un sol léger et fumé. On ind les premières pousses ont dixcenmgueur el, lorsque les pieds atteignent mtimètres, on les recouvre de terre é de leur hauteur. Dix jours après cette 'ation on peut récolter, ^clament enËuropeun terrain humide, irgileux, compact. Elles ne viennent
LEGUMES DIFFICILEMENT ACCLIMATABLES S
pas aussi facilement dans les terres de même r ture sous les tropiques. Il leur faut là ui mure. On les sème dans des trous espaci centimètres sur des rayons écartés de 4 très. On met quatre graines dans chaque < culture se fait d'ailleurs comme celle des mais au moment de la floraison on coupe la tige atin de faciliter le développement
Le melon exige un sol chaud, riche en très fumé. Quelques variétés méritent d vées sous les tropiques ou sur les platei On sème les graines sur couche et trè:
lorsque les jeunes pousses présentent un suffisante (15 centimètres) pour permett piquage, on procède à leur mise en plaç
Cette opération se pratique sur des ri ou moins écartés suîvantles variétés que I' On taille chaque pied au-dessus de la feuille ; on fume le terrain autour des lorsque les fruits commencent à se former de nouveau le rameau producteur un peu de chaque melon, en laissant deux ou tr à l'extrémité de la lige.
On veille à l'arrosage régulier des pi sarclage des plates-bandes.
On reconnaît la maturité des melons s fissures qui se produisent autour de la qi
Les melons d'eau ou pastèques vien facilement dans les climats humides el leur faut des arrosages plus nombreux et dants.
2vet, dans les colonies, pousse avec plus de
Lés encore que la carotte.
iemis se font à la volée ou en rayons. Celle
ne manière d'opérer est préférable. On mêle
e avec trois-quarts de sable fin ou de cendre
ième très clair dans des rayons espacés de
:enlimèlres. On recouvre de terre ou de ter-
n arrose matin et soir et lorsque les plants
niques feuilles on éclaircit les pieds à quinze
ilres.
feuilles de navets sont excellentes pour les
mon se développe mal dans les pays chauds.
cependant une espèce qui aurait très bien ians le centre de l'Afrique. Les oignons qui it dans les colonies sont en général plus doux
gros qu'en Europe. L'oignon de Madère, jnd, viendrait très biea dans les contrées tro- Aux Canaries, on sème les oignons au ncement des pluies de la fin de l'automne.
>n se sème le plus ordinairement à la volée
planches bien ameublies. On éclaircit lorstige a quelques centimètres ; on entretient ireté des plates-bandes par des sarclages et lages répétés et on arrose matin et soir dans s secs, une fois seulement dans les pays hu-
ietits pois se cultivent comme les haricots.
^sissent très dil^cilement dans les climats )picaux, Multiplier les soins, la fumure, les es, les arrosages et les ramer de bonne heure.
LÉGUMES DIFFICILEMENT ACCLIMATABLE
Le poireau demande un terrain frais, h« amendé au moyen d'un fumier très consom semis se font à la volée ou en lignes peu pn Lorsque les plants ont la grosseur d'un I plume, on creuse, sur des rayons distants di timètres, des trous de 15 centimètres deprc aune longueur de main les uns des autres. ( de raccourcir la lige de chaque pied et surtoi ânes afin qu'elles ne se retournent pas en en terre ; on fume autour, on recouvre de leri qu'au niveau primitif et on arrose régulii Entretenir les planches en grand état de par des binages et des sarclages répétés.
La pomme de terre qui vient en Euro| près dans tous les terrains pousse trèsdiffi dans les pays chauds. On la trouve cepend les régions voisines des tropiques et sui teaux élevés. Elle a besoin pour sedéveloi sol léger, sablonneux, abondamment fumi La Nouvelle-Calédonie a des cultures de de terre qui réussissent parfaitement.
On multiplie rarement la pomme de i graines et, dans les colonies, il est préfi procéder à sa reproduction à l'aide de S' cules. Dans les climats chauds, humide pluies sont abondantes, il est bon de p pomme de terre tout entière ; coupée en ii elle courrait le risque de pourrir.
Les planches ayant été préparées, on rayons distants de 40 centimètres, sur lesc les 30 centimètres on dépose une pomme d(
urmoyenneàGouScenlimètresdeprofondeur.
les nouveaux plants mesurent 1 S centimètres teur environ on les btilte en les entourant de I suffitdelesarroserrégulièrementetde veiller le les mauvaises herbes ne les envahissent pas. icède à la récolte lorsque les tig'es se sont des- 9. On étend alors les tubercules dans un enec,à l'ombre, bien aéré, pour" leur enlever leur ité et on les serre dans un lieu obscur sur la
r empêcher de germer celles que l'on réserve lonsommation, on leur enlève les yeux ou i à l'aide d'un couteau.
nd on veut activer la reproduction, avant de en terre les tubercules, on les expose sur des à l'air et à la lumière et on ne les plante que e les germes ont déjà commencé leur végé-
Les légumes indigènes
plantes indigènes qui peuvent rendre de 3 services en entrant dans l'alimentation des éens sont extrêmement nombreuses. Le cadre nt dans lequel nous sommes obligé de nous Ber ici ne nous permet pas de les énumérer.
n'en signalerons que'quelques-unes qui sont ;ment connues, recherchées et utilisées dans jart des colonies où elles se rencontrent, conseil que nous croyons pouvoir donner aux
qui vivent dans une région où la reproduc-