LES LÉGUMES INDIGÈNES
tion des plantes potagères européennes présente de grandes difficultés, sinon une impossibilité a est de cultiver les espèces indig;ènes qui gag certainement à être entourées de soins et i d'une façon rai son née.
L'ambrevade est une légumineuse qui c forme de petit arbrisseau eL fournit des gous! fermantde 4 à S petits pois qui, consommés t sont de qualité excellente. La plante est r et vientdans tous les pays intertropicaux, mi pendant dans les régions où les pluies ne s< trop abondantes que dans les contrées équatt
On sème les graines au commencement vemage ; la plante fleurit au début delà saiso et on peut récolter quelques mois après la tlo: Elle offre le grand avantage de pouvoir pi plusieurs années, sans exiger de grands s< culture.
Le bananier dont nous avons exposé le m culture dans la partie précédente (voir pa grâce à ses fruits que l'on mange verts, rôtis, lis, ou piles, ou cueillis bien mûrs et cuits à l dans de la graisse fondue, est d'une gran source alimentaire dans beaucoup de colonies peu approvisionnées.
Sous le nom de brèdes, on désigne dai l'océan indien et dans l'Asie méridionale non plantes que l'on emploie dans l'alimentatio remplacer les épinards. Ce sont, la plupart, i lanées voisines de la morelle d'Europe, La 1 serait trop longue à dresser. On peutciter les
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de patates douces, de taros (Tahiti), d'amarantes, de Baselle (Inde), de Manite (Nouvelle-Calédonie), les tiges de chou-choute (Réunion), etc., etc.
Le chou canaque fournit aux habitants de la Nouvelle-Calédonie qui savent utiliser ses feuilles une sorte de légume d'un goût assez semblable à celui du chou commun.
Le chou palmiste qui n'est que le cœur du bourgeon terminal de quelques palmiers est un aliment à la fois délicat et succulent, qu'il soit mangé cru ou cuit. Cru, on en fait une salade ; cuit, il a le goût du fond de l'artichaut. Le malheur est que, pour se procurer ce bourgeon terminal, il faut abattre l'arbre qui le porte.
Le Gombo est une plante annuelle. On en distingue deux variétés : le Gombo commun et le Gombo vert d'Amérique. Il exige un sol riche et très fumé; mais il vient également bien dans les pays pluvieux et dans les climats secs.
On le cultive sur planches et on le multiplie par graines que l'on sème en rayons. Quand les tiges ont une certaine grandeur on éclaircit le plant. Le Gombo se récolte' 4 ou 5 mois après qu'on l'a semé. C'est un fruit long et pointu renfermant une chair visqueuse. On le mange cuit avec de la viande, du poisson ou du riz, ou refroidi à l'huile et au vinaigre.
Dans les contrées pluvieuses, augmenter la fumure du sol; dansles climats secs,multiplier lesarrosages.
Vigname présente plusieurs variétés de comestibles qui, jusqu'à ce jour, n'ont été employées comme plantes alimentaires que par les indigènes.
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Il a été donné dans la partie de cet ouvrage relative aux principales cultures coloniales, les renseignements nécessaires pour entreprendre la culture de cette plante.
Uoxalis est une plante originaire du Brésil ou du Pérou que Ton a acclimatée en France où elle a donné peu de résultats. Par contre dans l'Amérique du Sud, au Gap et d'ailleurs dans toute l'Afrique australe, elle réussit parfaitement. On en connaît deux variétés principales : Voxalis crénelée qui donne des tubercules allongés de la grosseur des fortes noixet présentant des sortes d'entailles assez profondes, et Voxalis de Deppe dont les racines gonflées prennent une forme voisine de celle de la carotte. Cette dernière espèce est inférieure à l'oxalis crénelée.
On multiplie l'oxalis par ses tubercules que l'on dépose en terre dans des trous distants de 70 centimètres les uns des autres.Lorsque les tiges sont d'une certaine dimension, on les entoure de terre de façon à ne laisser à l'air libre que 15 à 20 centimètres de l'extrémité de la plante. Cette opération facilite la reproduction des tubercules. Quand les fanes sont desséchées on peut procéder à la récolte. L'oxalis possède à ce moment une certaine acidité qu'on fait disparaître soit en plaçant les tubercules dans des sacs de laine qu'on laisse exposés au soleil pendant 2 ou 3 jours, soit en les laissant sécher dans le sable ce qui leur fait prendre une saveur sucrée.
Les feuilles de l'oxalis se cuisent et se mangent comme celles de l'oseille.
patate est la pomme de terre des pays chauds, emplace celle-ci dans nombre de contrées où mme de terre ne peut être cultivée, dans la équaloriale, par exemple. Elle réclame un sol lie, assez fertile, un peu fumé au besoin et ;oup d'eau. Dans les pays secs il convient de surveiller les arrosages, ns les régions pluvieuses, on multiplie la pain moyen de boutures que l'on place en terre lyons. Dans les contrées voisines des tropiques
climats secs, on reproduit la plante comme mme de terre en mettant en terre ses tuber- . On peut généralement récoller au bout de
mois ; d'ailleurs il faut arracher les patates tôt que les feuilles commencent à jaunir, les cules pourrissant très facilement en terre, ut dans les climats pluvieux, ns la zone équatoriale on peut les planter
l'année. Sous les tropiques on les plante un ivant la fin de l'hivernage et on irrigue la plan- 1 pendant la saison sèche. On recommande 'en semer que par petites planches et à des ues assez espacées pour que les récoltes puisavoir lieu au fur et à mesure des besoins de la >mmation.
s iaros sont des racines farineuses de cers plantes aroidées qui ont une grande valeur ;ntaire. Le nombre de ces plantes étant conable et le genre de culture qui leur convient , propre à chacune de ces variétés, il importe e colon étudie auprès des indigènes le moyen
employé par eux el tente de son côté en choisissant surtout les terres d'allu* ches, riches en humus, qui paraissent i cette plantation. On prend pour la re( des taros des tronçons du bout du rhizo on laisse quelques feuilles ; on dépose ce dans des trous que l'on garnit ensuite < Cette opération se fait au début de la pluies. La récolte a lieu au bout de huit â
L'ELEVAGE
DANS LES COLONIES
Soins génâranx
L'élevage du bélail dans les colonies at plique bien plus qu'ailleurs de la question c matation quand le colon ne se trouve pas e sence de races autochtones qu'il suffit d'am ou de domestiquer. Plus qu'ailleurs aussi, Vi a à lutter contre des difficultés nombreuses < créent non seulement le climat mais aussi diocrité des pâtures, la quantité de bêtes nui d'insectes dangereux contre lesquels le béta être défendu, la mauvaise qualité des eaux, quence de maladies souvent graves et la p impossibilité de se procurer une domesticité rée, intelligente et à laquelle on puisse conf soins d'entretien et de surveillance des jeuni maux.
Aussi, avant de se 6xer, le colon devra-ldier lui-même sur place l'espèce et la race
l'élevage dans les i permet d'élever, les besoins de la contrée ibite et des contrées voisines où il peut esrouver des débouchés. Etant à peu près as- ; l'écoulement facile de ses produits, il se ipera des éléments d'alimentation qu'il rencontrer immédiatement pour son bétail, ossibililé d'augmenter cette nourriture et de )rer par des cultures spéciales et du choix ;rsonneI auxiliaire indigène, été traité précédemment, dans la partie de qui concerne plus particulièrement l'habides conditions d'hygiène et de sécurité que . présenter toutes constructions alTeclées au des bestiaux.
ffira de rappeler ici que toutes les écuries, , bergeries, porcheries, clapiers, etc., doî- "e tenus dans un état de propreté scrupuleux, n sol ferme légèrement incliné pour aider à ment des eaux et autres liquides, être lar- . aérés, souvent blanchis à la chaux, lavés à eau, de préférence avec des solutions insecou désinfectantes pour les débarrasser des î, et entourés de clôtures pour proléger les X contre les attaques des fauves.
1 certains cas, de simples fumigations suffîlur éloigner les insectes des étables ou des ; mais les badigeonnages à la chaux vive éf érables.
insectes constituent dans les colonies un permanent contre lequel il ne faut jamais le prémunir le bétail. C'est en les entourant