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LE PORC

les ces animaux ne sont déjà que trop prédisposés.

La quantité d'aliments à distribuer aux cochons varie en raison deTâge des animaux et delà qualité de la nourriture. On ne peut donc donner sur la valeur de la ration que des évaluations très vagues.

On peut cependant indiquer, à titre de renseignement, que les jeunes gorets après le sevrage ont besoin d'une nourriture substantielle composée de petit-lait ou d'eaux grasses, de grains et de farineux d'un poids total allant, suivant l'âge, de 5 à 7 kilogs.

La ration quotidienne des adultes varie de 10 à 15 kilogs, suivant la taille des animaux à nourrir.

On distribue la nourriture aux cochons en trois repas, le matin, à midi et le soir, en leur donnant d'abord les aliments qu'ils aiment le moins, conserr vaut pour le soir ceux qui excitent davantage leur appétit. Nous avons dit plus haut qu'une ration de 40 à 50 grammes de sel peut être allouée et mêlée chaque jour aux aliments donnés aux porcs.

Les bains sont extrêmement favorables aux porcs mis à l'engrais. Des bassins que l'on remplira d'eau claire,si on ne peut y faire passer une eau courante, seront installés à proximité de la porcherie. Dans le cas où cette disposition ne serait pas possible les animaux seront lavés et savonnés fréquemment pour les débarrasser des malpropretés et leur éviter des maladies de peau.

Les porcs sont adultes à un an. Ils sont, dès cette époque, aptes à la reproduction.

La durée moyenne de la gestation chez les truies est de trois mois et demi (112 jours). En Europe,

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les truies donnent assez souvent deux portées par année. Le nombre des petits est de 7 à 9 et quelquefois 10 par portée.

Pendant les premiers jours, il est prudent de surveiller l'allaitement des petits pour que la mère leur laisse prendre la mamelle et qu'elle ne les écrase ou ne les étouffe pas sous son poids. Quand on ne peut assurer une surveillance constante, on les tient séparés de la mère et on ne les en rapproche que 5 ou 6 fois par jour pour lui permettre de les allaiter. Au bout de 4 à S jours on peut les laisser complètement enfermés avec leur mère. Vers l'âçe de 15 jours, on commence à habituer les gorets à une nouvelle nourriture, du petit^Iait et de la farine de grains délayée.

De nouveau on les sépare de la mère ne les laissant approcher que trois fois, puis deux fois, puis une fois seulement par jour, et on augmente au fur et à mesure les rations supplémentaires qu'on leur donne à l'écart.

C'est vers l'âge d'un mois ou six semaines au plus que Ton pratique la castration, sur les jeunes animaux qui ne doivent pas être réservés pour la reproduction.

Les gorets sont généralement sevrés vers l'âge de deux mois. On change alors leur régime et on s'occupe uniquement de leur engraissement. Cet engraissement doit être fait d'une façon progressive, en augmentant graduellement la nourriture. Dans les derniers temps on tient l'animal complètementenfçrmé et on le nourrit surtout d'aliments farineux.

L*ÉLEPHANf âb7

C'est à Tâge de 18 mois qu'un porc atteint généralement son maximum de développement.

Le porc, que Ton garde rarement au delà de 2 ou 3 années, atteint à la vieillesse vers l'âge de 6 ans.

En dehors delà graisse et delà chair du porc, on utilise encore sa peau et ses poils dans l'industrie pour faire des cribles, des valises, des malles et des pinceaux.

L'éléphant

L'éléphant,qui pourrait rendre d'importants services dans les grandes exploitations coloniales, n'a pas encore,dans nos possessions du moins, été l'objet d'un emploi méthodique et régulier. Par sa force, sa docilité, sa douceur et son intelligence, il se recommande cependant comme animal de trait ou comme bête de somme, partout où de vastes savanes peuvent lui fournir une nourriture abondante et où des rivières lui permettent de s'abreuver. Dans tous les climats tropicaux, humides et chauds, l'éléphant est utilisable et il pourrait être employé là où tous les autres animaux de bât ou de trait ne peuvent servir ou ne peuvent vivre.

On connaît deux espèces d'éléphants : 1*^ les éléphants d'Asie, entre lesquels il convient de distinguer les éléphants des Indes et les éléphants de Sumatra; 2^ les éléphants d'Afrique.

Les éléphants asiatiques ont la tête large, aplatie sur le devant du front, renflée sur les côtés ; leurs oreilles sont plus petites que celles des élé-

l'élevage dans les colonies ifricaîns. Leur corps est d'un gris terreux, :hant et se crevassant rapidement ; ils n'onl rès petit nombre de poils généralement t courts. Leurs défenses qui ne sont que s incisives de la mâchoire supérieure, la e inférieure n'ayant pas d'incisives, sont randes que chez l'éléphant africain ; leurs présentent des aspérités ou collines d'és nombreuses qui s'usent en forme d'el-

hant de Sumatra, qui ressemble beaucoup igénère asiatique, s'en distingue cependant Iques particularités importantes ; il a le LIS large dans sa partie postérieure et moins )é devant entre les yeux, et les ellipses que i. l'usure des molaires sont plus étroites que ïrécédenl.

haut africain à la tète plus ronde que l'éd'Asie ; elle est moins large dans sa partie re, ses oreilles sont plus grandes mais iprochées, ses défenses sont plus fortes, s dents molaires ont des collines d'émail entent à l'usure non plus une forme elHpais la disposition d'un losange. La peau de it africain est d'une teinte plus foncée. II ille plus grande que son congénère asia-

haut d'Afrique plus sauvage que celui d'Asie -ellement moins facilement domesticable.

tiant se nourrit d'herbes et de fourrages ;st extrêmement friand de grains, de fruits,

l'éléphant

de tiges de mil, de maïs et de cannes à sucre. On ne peut utilement se servir des éléphants qu'à }a condition d'avoir de grandes étendues de terrain sur lesquelles on puisse les laisser prendre leur nourriture. On estime à environ deux cents kilogs de fourrages verts la ration quotidienne d'un éléphant. On voit, d'après ce chiffre énorme, combien il serait difficile d'assurer sur place, en la lui apportant régulièrement, sa nourriture de chaque jour. Il est vrai qu'on pourrait ne lui donner que 100 kilogs de fourrages secs, à la condition toutefois de lui servir le soir six ou huit kilogs de grains cuits ou crus. On mêlerait alors aux aliments une quantité de sel de 10 grammes environ.

L'éléphant est adulte à 20 ans ; mais la femelle peut concevoir dès l'âge de 15 ans.

L'éléphant en domesticité ne reproduit pas. On a cependant constaté des exceptions et il est permis de croire qu'en laissant aux animaux qu'on aura domestiqués une certaine liberté, sous une surveillance douce et un peu déguisée, on obtiendrait chez les éléphants apprivoisés une reproduction à peu près certaine. La difficulté est, tout en les laissant à l'état libre sur de grands parcours, de pouvoir mettre à l'abri de leurs dévastations les jardins et les plantations.

La durée de la gestation est d'environ vingt mois. Chaque portée est d'un petit, rarement de deux. La mère, qui porte deux mamelles pectorales, allaite son petit qui telte avec sa gueule — et non

avec la trompe comme il a été écrit bien souvent et

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l'élevage dans les colonies : l'a cru BufTon lui-même pendant un certain Tant que les petits ne sout pas sevrés, les les soignent avec sollicitude et il n'est pas : voir rallaitemeut d'un jeune éléphant durer E deux années. Ils se sèvrent graduellement x-mémes.

iphant s'emploie comme animal de trait pour sport des grosses pièces de bois ; mais c*est utôt une bète de somme. 11 joint à une force compare à celle de 3 cliameaux, de 6 cheu de 8 mules, une intelligence extraordinaire rsqu'il a été guidé, instruit, dressé pour un e, lui permet de continuer et d'achever seul ail qu'un conducteur habile lui a fait com-

sphant employé à une tâche journalière a chaque nuit d'un sommeil réparateur. 11 }rmir dans un endroit où règne un profond , sur un terrain en pente sur lequel l'animal ;he la tète du côté le plus incliné, éléphants domestiqués sont sujets à de nouQs maladies, les affections de poitrine et les es de l'épiderme qu'ils ont extrêmement sen-

r parer à ces dernières, il est bon d'enduire isseles moindres coupures, érafluresou blesquî pourraient leur arriver. On conservera imaux en bonne santé, en les maintenant n constant état de propreté. Leurs cornacs t veiller sur eux avec une scrupuleuse atteot se souvenir que les éléphants ont besoin

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