L AUTRUCHE
de prendre fréquemment dea bains. On vi:
journellement leurs pieds qui sont sujets aux rations.
Les éléphants en liberté ne sont jamais mal ce qui est une indication pour les éleveurs qu vent s'ingénier à les tenir dans une domesticit trop sévère.
Les éléphants vivent de 120 à 130 ans.
Il parait superflu d'indiquer ici la cause destruction de cette race de proboscidiens qui à disparaître, par suite de la chasse qu'oi donne de tous côtés pour s'emparer de l'ivoii ses défenses.
L'autruche
L'élevage de l'autruche dans les colonies çaises a été tenté déjà et s'il n'a pas dès les prei essais donné les résultats qu'on était en droit attendre, c'est à des causes multiples qu'on attribuer l'insuccès, causes purement locale passagères qui ne condamnent en aucune façi question de l'acclimatation ou de la domestic de cet animal.
L'élève de l'autruche se fait en grand au Ca] Egjpfc, en Floride et en Californie, il n'y a au raison pour qu'elle ne réussisse pas surle terri de celles de nos colonies qui sont placées dan: conditions aussi, sinon plus avantageuses qu pays que nous venons de citer.
L'autruche est un échassier de grande taille
L ELEVAGE DANS LES COLONIES
re des oiseaux, est à ses semblables ce ihaiil dans l'ordre des mammifères. C'est
coureur dont les jambes longues, roms plumes portent un corps volumineux duquel un long cou rouge sans plumes rmine par une tête fort petite. 11 atteint lunémentdeux mètres cinquante de hau- ;orps seul est couvert de plumes de couçrisâtre, sauf les grandes plumes des les de la queue qui sont blanches, nés du corps des mâles sont en général larfois tachées de blanc. La femelle est aent moins belle que le mâle.
;he est herbivore; mais sa voracité et sa L poussent à avaler sans discernement tout 3roil nourriture. Elle est d'une rusticité met de se nourrir de fourrages, de planracines qu'aucun autre animal, sauf le leut-être, ne pourrait manger, esticité on estime à dix kilogs le fourni lui est nécessaire, chaque jour. Tous es lui sont «bons; on l'engraisse et l'en- 1 bon état eu ajoutant à sa nourriture les grains, orge, mil, maïs, féverolles, etc. :he boit peu et reste sans inconvénient
assez longs sans boire, int cependant qu'elle ait de l'eau à proxiliscrélion.
;he ne vit bien, ne se développe et ne normalement que dans les pays chauds,
et sablonneux. Nos colonies de l'Algérie
l'autruche 293
et de la Tunisie dans leurs régions méridionales, du Sénégal, du Soudan et des bords de la Mer Rouge, se prêteraient merveilleusement à cette sorte d'élève.
L'autruche est adulte à quatre ans.
Elle commence à reproduire vers sa cinquième année. Elle fait ordinairement trois pontes par an. Chaque ponte compte de 25 à 30 œufs. La femelle se désintéresse assez de ses œufs qu'elle abandonne dans le sable, laissant aux rayons du soleil le soin de les couver pendant le jour. Cependant, les premiers temps, période qui dure de dix à quinze jours au plus, elle reste sur ses œufs. La période d'incubation étant de six semaines, la reproduction serait gravement compromise si la nature n'avait doté le mâle de la sollicitude et de la persévérance qu'elle a refusées à la mère. Toutes les nuits jusqu'à leur éclosion l'autruche mâle vient assidûment couver les œufs abandonnés.
Les œufs d'autruche sont blancs, lisses et brillants ; ils pèsent d'un kilog à un kilog et demi.
Chaque couvée donne ordinairement de 12 à 13 petits.
Les jeunes autnichons quittent le nid et marchent dès leur éclosion. Les parents les dirigent, cassent les œufs clairs dont les petits avalent aussitôt le contenu, et les habituent à chercher euxmêmes leur nourriture.
On élève les autruches dans des plaines sablonneuses ou garnies d'un petit gravier. Des canaux d'irrigation sont aménagés de façon à faciliter la
EVAGF, DANS LES COLONIES
herbe favorable à la nourriture des nloure le terrain réservé à l'élevaçe onsdejujubierssauvages, de figuiers 1 d'autres cactus, ou, comme nous i pour d'autres animaux, d'un mur
d'arbusles derrière ou devant lequel ': rempli d'eau alimente les canaux Quelquefois aussi la concession est )i5 ou quatre fils de fer espacés de lètres.
reproducteurs sont enfermés dans >s séparés les uns des autres par des lis ou en fils de fer. On élève aussi en complète liberté et lorsqu'elles lées elles peuvent être conduites en ime les moutons sans danger de les
clore les eeufs on emploie souvent bateurs, dans lesquels on entretient syenne de iO" centigrades. Aussitôt ision les petits sont enfermés dans icielles dont la chaleur est également i même degré de températureartificielle a pour but de ménager l'autruche mâle qui, en couvant les iore sur le sable une grande partie, exploitations où l'on se Hvtc à l'éclie, a-t-on soin de faire choix des vement réservés à la production des tux mis à part en vue de la repro-