L AUTRUCHE
On arrache les plumes au fur et à sonl mûres. A les cueillir trop tôt, elles f de leur grandeur, à les cueillir trop tard on de les voir perdre de leur brillant et chan couleur.
On estime que dans les parcs à autruches q bien installés, où les oiseaux reçoivent des constants et une nourriture substantielle o faire une plumée tous les neuf mois, à part:
cinquième année. Juaque-là les autruches ne d guère qu'une plumée par an.
Dès que les plumes sont arrachées ou et il convient, pour assurer leur conservation faire sécher, après avoir préalablement '.
savonné celles qui seraient sales.
On se trouve A ce sujet, en présence di procédés : l'un qui consiste à les étendre s claies au soleil par un temps calme; l'aulr placer dans un bâtiment à l'ombre et bien a
On les divise ensuiteen paquets mettant en d'un côté les plumes des autruches mâles, de celles des autruches femelles, partageant enc plumes des ailes et celles de la queue.
On estime de iSOO à 2000 francs le ren< annuel possible d'une autruche bien entretei
Disons, à litre de renseignement, que 1 de l'autruche est comestible et que les œufsi excellents, à la condition de retirer un peu d qui se trouve en quantité beaucoup trop gra
L ELEVAGE DANS LES COLONIES
Les volailles
L'élevage de la volaille ofFre un intérêt d'autant plus ^rand dans les pays chauds qu'il constitue sur bien des points el surtout dans les débuts de presque toute exploitation coloniale, la base de la nourriture du colon.
Partout il existe, en plus ou moins grande quantité, au moins des poules, mais le plus souvent ce sont de pauvres animaux étiques, sans chair el qui gagneraient à être soignés, engraissés avant de servir à la consommation.
Nous avons donné dans les premières pages de ce livre quelques indications sommaires sur l'installation des poulaillers ; nous n'ajouterons ici que quelques détails généralisés sur l'ensemble d'une basse-cour. Nous insisterons sur l'avantage qu'il y a dans les colonies, où la surveillance est plus qu'ailleurs bien difficile, à grouper dans un seul emplacement tous les genres d'oiseaux qu'on élève. La basse-cour sera complantée d'arbres, d'eucalyptus s'il est possible, mieux encore d'espèces variées qui puissent fournir une ombre protectrice pendant les heures chaudes de la journée.
Il est bon aussi d'y installer un hangar sous lequel les bêtes puissent se réfugier en cas de mauvais temps. Le solde cet abrisera dallé, pavéoubétonné de façon à pouvoir être nettoyé facilement et lavé à grande eau, s'il est nécessaire. Quelques perchoirs peuventyêtre aménagés. Aumilieude la basse-cour
LES VOLAILLES
un abreuvoir esl disposé de telle sorte que les a maux ne puissent en salir l'eau, et, si on le on établit un ou plusieurs bassins à ras du : nientés par un rulsselel d'eau courante. Une de la basse-cour au moins sera garnie de sa de gravier fin. Inutile de dire qne la basE doit être toujours tenue en état de propreté s
D'une manière générale on peut dire qui peupler une basse-cour il suffit de choisir a soin particulier les plus beaux mâles de 1' qu'on veut reproduire. Il est bien entendu qu les pays neufs où il s'agira d'une acclimatatîo pèces d'importation, les couples apportés d être l'objet, tant pendant la traversée que pi les premiers temps de leur séjour dans la ci d'une attentionsoutenue, de soins continus el surveillance toute spéciale.
Ce serait dépasser les limites dévolues àce que d'entreprendre l'énumération des nomt races de poules, canards, oies, dindons, el se rencontrent ou qui peuvent être transportée nos possessions coloniales.
Les poules dans tes pays chauds sont sa en vue de leur ponte et de leur engraisseme
Les poules sont extrêmement voraces; el nourrissent de vers, de chenilles, d'insect salade et de grains. On leur donne à mange fois par jour, le matin et le soir. On a soin point trop leur donner de grains, ce qui consti une nourriture échauffante, bientôt nuîsibl poules qui sont nourries de verdure, feuil
L i-:levage dans les colonies l'Unies cuits ou crus, n'ont pas besoin de
à 30 grammes de grains, orge, avoioe, ou riz, par repas.
lies commencent à pondre dès l'âge de lies cessent vers leur cinquième année, lus tôt.
: à trois ans elles sont dans la plus forte : production et dès l'âge de trois ans, il ivantage à mettre les poules à l'engrais-
vue de l'alimentation. On estime à cent et même deux cents le nombre des œufs jle peutfournir annuellement. Les poules )0ur la ponte doivent être bien nourries ; ivient de leur donner un peu de verdure empêcher d'engraisser. Les poules grasses oins. Il est d'usage, pour inviter les poules de laisser dans leurs nids un ou plusieurs les œufs en plâtre ; elles prennent ainsi de pondre toujours au même endroit, itenir des poussins, on attendra qu'une tumeur tranquille, très apprivoisée de , manifeste l'envie de couver en séjourigs temps sur les œufs vrais ou artificiels
dans son nid. On doit éviter de faire poules turbulentes, méchantes, dont les impromettraienl la couvée, alors dans le nid de la poule couveuse quinze ceufs frais nouvellement pondus is jours, une semaine ou deux au plus, que l'on donnera à couver devront prooules âgées d'au moins deux ans.
LES VOLAILLES
Lorsque dans sa basse-cour on compte pour quinze poules, on peut espérer que œufs que l'on fera couver seront fécondés.
On veille à ce que la poule ne soît pas déi on ne touche jamais à ses œufs et on la fai ger une fois tous les matins. Il est bon de c la poule pour lui faire prendre son repas ; ne faut pas la laisser loin de ses oeufs ] quinze à vingt minutes. On lui donne un ration de graius et de l'eau. L'incubation ( jours.
Quand les poussins sont éclos, on les aba aux soins de la mère, en maintenant cellC' une mue à claire-voie qui permet seulement lits de sortir. On leur donne comme nourri la mie de pain trempée dans du lait ou de un peu plus tard quelques grains tremp( l'eau chaude. Au bout de quinze à vingt je lâche la poule et les poussins. Ceux-ci se aux autres poules et prennent la même noi à partir de la cinquième ou sixième semaim
L'engraissement des poulets s'opère en les bêles Agées de huit à dix mois dans uni et en leur donnant à manger, autant qu'ils en i des grains d'orge, demi), de maïs ou de riz. ( aussi les engraisser avec des pâtées de fa maïs ou d'autres grains trempés dans du lai graissement dure de iO à 15 jours. Plus il longe plus la chair de la volaille devient est bon de tenir les bêtes dans une demi-ol pendant toute la durée de l'engraissement.
'ÉLEVAGE DANS LES COLONIES
ent qu'on peut aussi engraisser les volaissant à l'air libre dans le poulailler liant leur nourriture d'un ou deux repas ires ; mais on arrive dans ce cas à des ns bons et moins rapides, ont des oiseaux palmipèdes rustiques être élevées dans toutes nos colonies.
/s humides et chauds, on devra cepenurerdeplusde soins et de surveillance, élever des oies avoir de grandes praiendues d'herbages assez considérables, et ne se développe bien qu'en liberté :
de se déplacer, G'estdonc un volatile ître maintenu dans la basse-cour. Elle les de i ou 5 sous la conduite d'un jars, l'installer des abris sous lesquels elles [■éfuçier pendant les heures les plus ajournée et des hangars bien clos dans puisse les enfermer la nuit. Ces hangars très aérés, tenus très proprement et >c, avec une litière fréquemment recoin de beaucoup d'eau. Il conviendra la disposition des bassins peu profonds eau claire et courante, si possible, où enir boire et se baigner. Elle est d'une commune, et se nourrit elle-mèmeen se Toutefois, il ne faut pas dans les color absolument sur ce mode d'alimentalendieux mais peut-être aussi trèsaléar remédier à cette insuffisance, il sera
LES VOLAILLES 30 J
bon de régler leurs repas du matin et du soir qui se composeront d'herbes tendres, de feuilles nouvelles, de salades, de grains d'orge, de mil, de maïs, de riz et de racines farineuses très cuites.
Il en est de la couvaison des œufs d'oie comme de celle des œufs de poules, à cela près que la période d'incubation un peu plus longue dure une trentaine de jours.
Pendant ce temps, au lieu de faire lever l'oie couveuse, on lui met sa nourriture devant elle. Sa ration doit être très abondante ;on peut la lui distribuer en deux repas ; elle se compose ordinairement d'un peu de verdure, de grains et de Teau à discrétion.
L'oie comme la poule couve de douze à quinze œufs à la fois.
Pendant les premiers jours qui suivent l'éclosion, on soigne les jeunes oisons comme les petits poussins avec une pâtée de grains broyés dans du lait ou de l'eau. On les habitue peu à peu à manger de l'herbe hachée et dès l'âge de dix à douze jours, on peut les lâcher avec leur mère ; ils se chargent de se nourrir eux-mêmes.
L'engraissement des oies se fait soit en leur donnant le soir un repas supplémentaire, ou d'un barbotage de son mêlé d'herbages hachés et de racines ou de tubercules farineux très cuits. Pour un engraissement plus soigné, on enfermera pendant une douzaine de jours les oies dans un endroit un peu obscur et on leur fournira de la nourriture en abondance, en leur rationnant la boisson.
302 l'élevage dans les colonies
Le fumier des oies peut être utilement employé comme engrais dans une concession.
Les oies donnent non seulement leur graisse, leur chair et leur foie à Talimentation ; mais encore leur duvet et leurs plumes à Tindustrie Le duvetet les plumes sitôt arrachés sont mis à sécher dans des fours où on les laisse quelques heures, le temps que le four se refroidisse. Cette opération aide à leur conservation et augmente leur qualité.
Les dindons, qui sont originaires de l'Amérique du Nord, se plaisent peu dans les limites étroites d'une basse-cour ; ils y sont en outre dangereux pour les autres petites volailles, poussins, ou canetons. On doit donc les tenir séparés lorsqu'ils ne sont pas nombreux ou, dans le cas contraire, les mettre en troupeau sous la surveillance d'un gardien. La nourriture des dindons est à très peu de chose près la même que pour les oies. Ils se nourrissent de tout ce qu'ils trouvent dans les pâturages, herbes et insectes ; mais il est bon dans les pays chauds de leur donner, le soir, un repas de grains. Gela les habitue à rentrer avant la tombée de la nuit. Dès qu'ils sont de retour, on ferme la basse-cour afin que les rats, les serpents ou d'autres animaux dévastateurs ne s'y introduisent pas. Des perchoirs sont disposés sous les hangars.
On compte que dans un troupeau de dindons un mâle est nécessaire pour sept à huit femelles.
Les mâles doivent avoir de dix-huit mois à deux ans, trois ans au plus.
Les dindes ne pondent même en Europe pas plus