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LES LAPINS

Les mères qui soignent leurs petits recevront une nourriture particulière composée de grains A'nru-f:. de maïs, de mil ou de son. Il est bon de quelques grains de sel dans les aliments don lapins.

C'est une erreur de croire que le lapin pas. Il devra toujours avoir à sa portée un auge pleine d'eau claire et très souvent renc Les repas seront donnés à des heures rég deux fois ou trois fois par jour.

Les petits nourris par la mère se sevrer Tellement ; au bout d'un mois ils partagent I riture donnée à la lapine, et dès l'âge de dei ils sont en état d'être mis dans le clapier c avec tous les autres.

Six semaines après qu'elle a mis bas, la mi être de nouveau enfermée avec un mâle ] vingt-quatre heures. On la remet ensuite i petits.

A l'âge de trois mois, les lapereaux sont par sexe.

Quand on veut engraisser les lapins, soit h ou les femelles qui entrent dans leurquatrièn et dont on a intérêt à se défaire, soit les jeun reaux de trois ou quatre mois qu'on ne v garder pour la reproduction, on les enferi une cabane sombre et on les nourrit pendan jours de grains, de pommes de terre ou de farineuses cuites et bien écrasées.

Les vieux mâles sont castrés avant d'étri

L ELEVAGE DANS LES COLONIES

principales maladies contagieuses

ipte à peu près une dizaine de maladies ses qui, lorsqu'elles se déclarent, sont une jn seulement pour tout le troupeau au mi- ;l elles éclatent, mais encore pour tous les c de la région.

saurait donc trop recommander aux proqui se trouvent en présence d'un cas douer aussitôt les animaux malades et quand conviction d'un ou plusieurs cas de malagîeuses de ne pas hésiter à abattre imméles animaux contaminés et aussitôt après .erleslocauxoccupés parles bé tes abattues, prend dans le nombre des maladies coule charbon, la clavelée, le farchi, la fièvre la gale, la morve, la péripneumonie contapeste bovine, ta rage et la tuberculose.

■bon désigne à la fois la fièvre charbonarbon bactéridien) et le charbon sympto- :harbon bactérien). La fièvre charbonneuse plupart des animaux domestiques et peut lettre à l'homme ; elle prend dans ce cas pustule maligne. Elle provient de l'introlans l'organisme d'un virus bactéridien jar les voies digestivcs ou par les voies res, ou du contact d'une bête déjà malade plaie, blessure ou écorchure d'un animal ant. Les mouches sont dans cette circonsagenl fréquent de transmission.

Lorsque celle maladie a fait une premier son apparition dans un pays, il n'est pas rare voir reparaître plusieurs années de suite. Elle r aux moyens de destruction employés el conseï violence dans le sol où l'on a enterré les cad charbonneux, si on n'a pas pris ou pu prent précaulionde les recouvrir de chaux vive, et e doit-on éviter pendant plusieurs années de paître des bestiaux sur des terrains dans les des bêtes charbonneuses ont été enfouies.

■ Les symptômes généraux de la fièvre chai neuse sont : un abattement subit accompagi fièvre, un ralentissement du pouls, des coliqi des évacuations sanguinoienles. Mais ces sympi varient suivant les espèces et aussi suivant le) Chez les bœufs, la maladie est quelquefois droyante ; maïs le plus ordinairement, aprè:

courte période d'abattement et d'inappétence se caractérise par des tremblements, des suei respiration se précipite, les oreilles se refroidii la langue pend violette, les muqueuses de la che et des yeux s'injectent ; parfois l'animal coliques et saig;ne des naseaux.

Les bœufs atteints de fièvre charbonneu meurent pas tous ; il en est qui guérissent ; c'est cependant une exception.

Les symptômes sont à peu piès les même* les chevaux, qui ont en outre de la diarrhée sa nolente et meurent dans les convulsions. Les résistent un peu plus.

Chez les chèvres el les moulons, les cas de

312 l'élevage dans les COLONtES

foudroyante sont plus nombreux. L'animal cesse de îr, piétine sur place, tourne, tombe, perd du >ar toutes les ouvertures naturelles et meurt, les cas moins rapides, les symptômes sont e chez les bœufs, avec au début un ballonnedu ventre.

porc est beaucoup moins sensible. L'affection mifeste par une sorte d'angine, des taches s sur la peau et les autres symptômes généraux. 'S les cas de mort rapide, la maladie peut durer q à six jours.

omme peut être atteint par la maladie, lorsi touché, ayant des écorchures ou des excoriaune bête charbonneuse ; plus rarement il la icte en respirant ou en mangeant des germes ieux.

malades voient d'abord se gonfler les parties innant le point inoculé ; ils ressentent de viomaux de tête, ont des nausées, des vertiges, )missements, de la diarrhée et meurent dans avulsions.

traite la pustule maligne enpratiquant la scaion de l'endroit inoculé et en cautérisant la ir avec un fer rouge ou avec une solution phéj à 50/100; faire 20 injections de la valeur seringue Pravaz, chacune. Après la cautéri- , frictionner le malade avec une pommade tsée de 100 grammes d'huile phéniquée et de immes d'onguent mercuriel, à défaut de cette ade, frictionner avec de l'alcool ou de l'eaucamphrée, appliquer des cataplasmes anti-

septiques. Faire boire des cordiaux, des toniques, des vins généreux et une cuillerée à bouche toutes les deux heures d'une potion de 50 grammes d'acide phénique dans 300 grammes [d'eau de menthe poivrée.

Le charbon symptomatique ou bactérienne frappe guère que l'espèce bovine, on ne le rencontre qu'exceptionnellement chez le mouton, jamais chez l'homme.

Les symptômes sont identiques à ceux de la fièvre charbonneuse : inappétence, abattement, fièvre, refroidissement des extrémités, bientôt une tumeur apparaît à l'encolure, à la poitrine, à l'épaule, à la croupe ou à la cuisse. Elle se développe très rapidement; incisée, cette tumeur laisse couler un liquide d'un brun rougeâtre.

Pour le charbon symptomatique comme pour la fièvre charbonneuse il n'existe pas de traitement. Ces deux maladies guérissent quelquefois spontanément.

La vaccination préventive au virus atténué garantit les animaux de ces deux affections. L'opération d'inoculation se fait deux fois, une première fois avec un virus léger et 15 jours plus tard avec un virus plus actif.

La clavelée est une maladie spéciale à la race ovine. Elle se manifeste par l'apparition de petites taches rouges ou de pustules sur la peau et sur les muqueuses.

L'animal atteint de clavelée perd l'appétit; la

fièvre ne tarde pas à s'emparer de lui ; les boutons

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rouges grossissent rapidement, suppurent et se dessèchent ; les yeux s'irritent et il jette par le nez. La maladie est contagieuse ; il faut immédiatement isoler les sujets atteints. On ne connaît pas de remède efficace. L'inoculation préventive — ouclavelisation — peut seule préserver un troupeau.

Le farcin n'est qu'une complication de la morve dont il sera parlé plus loin. Il est caractérisé par dea boutons purulents à Fépaule, au poitrail, au ventre, près de la bouche et des naseaux. C'est une maladie contagieuse qui se soigne comme la morve par une cautérisation immédiate.

La fièvre aphteuse^t une affection qui bien qu'épuisant extrêmement les animaux n'est cependant pas souvent mortelle. Elle s'accuse par un état fébrile et par une éruption de doches remplies de liquide. L'animal malade salive abondamment, il ne mange plus, a des frissons et des tremblements. La fièvre dure environ 2 jours, au bout desquels les vésicules crèvent et se dessèchent.

Des soins hygiéniques, des barbotages de son, des frictions astringentes sur les parties malades ont vite raison de cette affection qui est contagieuse et demande les mesures de désinfection ordinaire des locaux occupés par les animaux malades — et l'isolement de ces animaux dès le début de la maladie.

La gale est une maladie cutanée contagieuse qui sévit sur l'homme et les animaux. Elle se manifeste par de très petites et très nombreuses vésicules se brisant facilement et laissant à leur place des petites

croûtes sanguines. Ces vésicules sont l'habitat d'un parasite du genre Acarus.

Quel que soit le genre de gale qui frappe les animaux, gale sarcoptique, psarotique, symbiotique, dermatodectique ou folliculaire, on les en débarrasse en les tondant, en les lavant avec du savon noir et en les frictionnant ensuite avec de la benzine, soit avec de la térébenthine, soit avec une pommade soufrée (fleur de soufre 200 grammes, sous-carbonate de potasse 1 00 grammes , graisse saine 800 grammes) .

La morve est une maladie infectieuse frappant les chevaux, les ânes et les mulets plus particulièrement; mais susceptible d'être transmise aux autres animaux et même à l'homme. Il a été dit plus haut que le farcin n'est qu'une localisation de la morve à la peau. La morve est une affection très contagieuse et contre laquelle il faut agir rapidement pour empêcher la propagation qui peut s'opérer par l'intermédiaire des harnais, des couvertures, des litières... C'est par le j étage nasal que se produit ordinairement la contamination, quelquefois aussi par les sécrétions des ulcères.

Les symptômes principaux de la maladie sont le jetage par les deux museaux d'une mucosité verdâtre, jaune et parfois sanguinolente; des chancres apparaissent dans la muqueuse du nez ainsi qu'une glande dure et bosselée, fixée dans l'auge à la mâchoire inférieure.

La morve débute par des frissons, de la fièvre et de l'abattement ; plus tard, on constate un engorgement des membres et des abcès sous-cutanés.

l'élevage dans les colonies la morve ai^uë, l'évolution rapide amène en le temps l'amaigrissement et la faiblesse de lal qui meurt en moins de 15 jours, souvent

ns la morve chronique, la marche de la malait fort lente ; les lésions peuvent être internes, sées aux poumons.

ez l'homme la morve se développe en S ou 6 , L'infection s'est le plus souvent attrapée en ant des objets contaminés. Une tumeur appalors au point inoculé ; puis viennentles ulcères la bouche, des chancres dans le nez, l'écoulenasal, les pustules. En cautérisant immédiait la tumeur très profondément, on peut quelis éviter la mort qui dans le cas contraire ml généralement entre la troisième et la quae semaine.

cautérisation doit être faite au thermocautère défaut avec un fer rouge. Prendre dans un 'eau, en deux fois dans la journée (le matin et r) une solution composée de 4gr. 50 d'acétate ', 1 gr. d'alcool rectifié et gr. 50 d'éther acé- Soigner les abcès et les ulcères par la médi- I ordinaire ; prendre desbains sulfureux et se ; à une aUmentation tonique, voi t d'après les conséquences terribles de cette ie toutes les précautions dont on devra s'en- ■. Non seulement l'isolement immédiat des malades s'impose ; mais aussi la désinfection eaux et de tout le matériel qui a pu être souillé urs déjections.

La péripneumomie contagieuse est une affection qui s'abat surtout sur les bêtes bovines. Elle est fort grave et se propage avec une grande rapidité.

Les principaux symptômes sont l'abattement, la fièvre, une respiration difficile et un peu sifflante. La toux est faible et pénible, les narines jettent des mucosités, le ventre est ballonné et l'animal a de la constipation. L'auscultation du poumon révèle des troubles dans les poumons. Il n'existe aucun traitement efficace. Isolement des animaux malades, abattage et désinfection des locaux.

La peste bovine est une maladie originaire de l'Extrême-Orient qui lorsqu'elle s'abat sur une région cause des ravages considérables. Elle se propage avec une rapidité vertigineuse. Des troupeaux entiers sont frappés et succombent en fort peu de temps. La durée de la maladie varie cependant chez les animaux qui en sont atteints de 2 à 8 jours.

Les principaux symptômes de cette maladie sont les tremblements accompagnés d'une fièvre qui augmente graduellement, puis les yeux deviennent larmoyants ; l'animal est pris de coliques auxquelles succède une diarrhée d'abord grisâtre puis sanguinolente. Une éruption cutanée éclate et s'étend sur tout le corps et la mort arrive après des accès de stupéfaction de plus en plus rapprochés et prolongés.

Le nombre des animaux qui survivent à la peste bovine est très restreint, à peine un dixième des malades.

Toute médication est impuissante. Aucun traitement prophylactique n'est encore connu.

3i8 l'élevage dans les colonies

Les mesures d'isolement et de désinfection sont plus encore que dans toute autre affection recommandées aux propriétaires.

La tuberculose est elle aussi une maladie infectieuse qui sévit sur les ruminants, se propage par contagion et se transmet par hérédité. La question de savoir si l'homme est ou n'est pas susceptible de contracter la tuberculose par la transmission des animaux, est encore, quoi qu'on en ait dit, fort discutée aujourd'hui. La contamination se produit par le moyen des matières expectorées qui, humides ou sèches, fraîches ou déjà vieilles de plusieurs jours, conservent leurs propriétés virulentes. L'infection a lieu par les voies respiratoires et quelquefois mais plus rarement par les voies digestives.

La maladie a une évolution lente et les premiers symptômes n'apparaissent souvent que longtemps après que l'animal en est atteint. Ils se manifestent dans l'ordre suivant : petite toux sèche, se produisant quelquefois par quintes,particulièrement le soir et le matin, ou quand les animaux boivent. Puis la toux devient plus fréquente, les naseaux commencent à jeter des mucosités grisâtres ou jaunâtres, l'animal maigrit, sa respiration devient plus courte et moins régulière, il s'essouffle très vite, le poil se pique, la peau adhère aux côtes. Enfin la toux est devenue plus forte, secouant tout le corps, les naseaux jettent avec plus d'abondance une matière grumeleuse, fétide, striée de sang, la respiration est hachée et bruyante et l'animal meurt dans un état d'amaigrissement extrême.

PniNClPALES MALADIES CONTAGIEUSES

Rien jusqu'à ce jour n'a pu combattre ce ribic maladie. Dès qu'une bêle est reconnuet de tuberculose, Téieveur dans l'intérêt de so peau ne doit pas hésiter à l'abattre et à proi toutes les mesures de désinfection emploj pareil cas.

La rage est une maladie virulente prop chiens et aux chats et transmissible à l'hoi aux animaux.

Nous indiquerons les symptômes généran rage chez les principaux animaux domeslîqi commençant par le chien qui le premier pt cause du fléau.

Le chien qui devient enragé est triste, i agité; ses allures et son regard sont étrange pas croire que le chien enragé ne boit pat une erreur ; dans le début surtout de la m le chien a soif et il se désaltère. — Il se l'écart, loin de la lumière, se couche, se rel peut rester en place, court au hasard, hap( venture dans le vide. 11 perd l'appétit ou gloutonnement des ordures, du fumier, de la a des fureurs à la vue de ses semblables élans vers eux pour les mordre ; n'en est pa: affectueux pour ses maîtres, qu'il ne mord qu'involontairement dans un accès. Le syn le plus caractéristique de la rage chez le ch au début un changement dans le timbre de qui parait voilée, quelquefois rauque. I ment d'un chien enragé commence par un ment ordinaire suivi d'un hurlement aigu be

l'élevage dans les colonies ;ievéde ton. Quelques chiens restent muets et ;ule béante. Le cours de la maladie se pourn accusant des boiteries et une paralysie du de derrière.

tz le chat, les symptômes sont les mêmes; on remarque en outre les yeux qui sont fulgu- ; il a une salivation abondante et cherche à 'e et à griffer tout autour de lui.

:z le cheval, l'âne et le mulet, les premiers j5messontles mêmes : inappétence, tristesse, itude; l'animal continue à boire, l'œil devient lis, des accès de stupéfaction succèdent à des de violences; puis apparaissent les sueurs, tmhlements, les mâchoires sont sanscesse agijne bave écumeuse découle des lèvres, l'anije, mort, se déhat et meurt paralysé, z le bœuf mêmes symptômes auxquels s'at des beuglements sourds très souvent répéanimal piétine, donne dans le vide ou contre ■des coups de tête et de cornes violents. La un chien excite surtout sa fureur.

z le mouton tous ces symptômes s'augmenl'un bêlement souvent plaintif, quelquefois e,

z le porc, l'agitation est extrême, la voix e, le regard fixe ; la bouche laisse couler une boudante.

qu'un anima) est mordu par un autre ani- )upçonné de rage, on doit cautériser la moru fer rouge le plus vile possible, à cette codseuleonpeut espérer sauver l'animal. Il sera

en outre isolé et mis dans l'impossibilité de pendant deux mois.

La vaccination par le système Pasteur a d'excellents résultats pour le cheval et le mais on ne peut malheureusement pas to dans les colonies y avoir recours.

Il faut aussi citer parmi les maladies conta^ le rouget, maladie infectieuse spéciale à I' porcine. Elle débute par de la fièvre, des fri de l'inappétence. L'animal se couche, son \ hérisse, quelquefois des vomissements se prodi puis des taches routes se montrent au bi oreilles, sous la poitrine et sous le ventre, vont de ia teinte rose pâle jusqu'au rouge v Souvent l'animal succombe en quelques b d'autres fois la maladie dure une semaine pi laquelle l'animal a de la diarrhée, un comi ment de paralysie du train de derrière, une n tien saccadée.

La mort est en général le dénouement de ladie, contre laquelle on ne connaît aucun r efficace.

La vaccination pastorienne peut seule en I en préserver les porcs.

La pneumo-entérite infectieuse est une aul fection qui ne frappe que le cochon. Elle est ment contagieuse. On la confond quelquefoi:

le rouget, parce que dans la dernière périod' maladie des taches rouges se montrent sur h des animaux; mais cette affection tient les qui en sont atteints beaucoup plus longtem|

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lades; son évolution, qui se termine presque toujours parla mort, dure de trois semaines à un mois.

Les premiers symptômes accusent de la fièvre, de rinappétence, de la constipation bientôt suivie d'une diarrhée abondante. Les déjections sont liquides, jaunes et fétides. Le train de derrière se paralyse. Bientôt la respiration s'embarrasse, les Hancs battent d'une manière saccadée, des quintes de toux secouent l'animal.

Aucun traitement cura tif ou préventif n'est encore connu.

De quelques affections spéciales à la race chevallDe

Parmi les nombreuses affections qui atteig'nent les chevaux, il en est qui, plus fréquentes, peuvent être sinon arrêtées du moins très atténuées lorsqu'on les prend au début. Nous en indiquerons quelques-unes avec la médication qu'elles comportent.

On appelle atteintôy une contusion avec ou sans plaie dont les animaux souffrent dans le boulet ou au-dessous dans le paturon ou la couronne. Elle est dite légère quand la peau seule est touchée, compliquée lorsqu'elle intéresse les muscles d'une manière grave. Elle cause le plus souvent une boiterie. On soigne les atteintes légères par des compresses d'eau alcoolisée ; les atteintes compliquées réclament des soins particuliers pour les plaies, des cataplasmes émollients de farine de lin ou de son bouilli, des bains ou des douches sur les parties malades.

Le clou de rue est une blessure à la face inférieure du pied par un clou ou par un autre corps tranchant qui pénètre à travers la corne de la sole ou de la fourchette.

Les symptômes accusent une boiterie plus ou moins prononcée, une chaleur au pied malade, une tuméfaction de la couronne et dans les cas graves un écoulement de sang ou de pus par l'ouverture de la plaie. On doit tout d'abord retirer le corps étranger, amincir la corne autour de la blessure, laver avec une solution antiseptique, appliquer des cataplasmes de farine de lin ou de son bouilli.

Le cornage est une maladie qui se présente souvent chez le cheval. Elle constitue en France un vice rédhibitoire lorsqu'elle est chronique, affecte les voies respiratoires et se manifeste par un bruit anormal delà respiration qui est dû le plus souvent à la paralysie d'une partie du larynx. Ce bruit tient à la fois du sifflement et du ronflement. On le constate aussi chez d'autres animaux mais beaucoup plus rarement.

Le cornage aigu n'est causé que par un rétrécissement momentané dû à une inflammation des bronches et des poumons. Il est guéri en général par une médication iodurée (dose de cinq à six grammes d'iodure de potassium, par jour) pendant assez longtemps.

Le* cornage ancien nécessite l'opération de la trachéotomie.

Le cheval couronné est un animal qui dans une chute s'est abattu sur un ou sur les deux genoux

â2i l'élevage dans les colonies

et s'est déchiré la peau. Quelle que soît l'étendue 'aie, il faut immédiatement la lavera grande mettre les lambeaux en place, appliquer des sses d'eau alcoolisée. S'il se produit une ition, on débandera, on cautérisera, s'il est ire, et l'on recouvrira d'un pansement iodo- A.près fermeture de la plaie, douches et bains

•apaud est une maladie qui attaque la corne )urcliette, s'étend à la sole et gagne quelquenuraille du sabot. Les premiers symptômes nt un ramollissement de la fourchette, des ions apparaissent, un écoulement purulent î se produit, le sabot se décolle par parties, la maladie n'est pas d'ordre lymphatique, vient de la malpropreté dea écuries et d'un nent prolongé dans les eaux sales ou l'urine, [t aussitôt enlever les parties du sabot attat faire des applications de substances astrinet légèrement caustiques, eau phéniquée, ; d'arnica étendue d'eau, alcool camphré, n. Quand le crapaud n'est pas accidentel, il nner à l'animal des purgations et des dé-

1 les colonies le crapaud est à redouter pour s qui séjournent trop longtemps dans les basses et marécageuses.

ifforls très fréquents chez les chevaux sont idents à la suite desquels les tendons, les its ou les muscles de certaines régions sont is ou froissés.

L'effort du boulet est caractérisé par un gonflement de cette partie de la jambe qui devient douloureuse au toucher. L'effort du tendon se montre aussi sous la forme d'un engorgement du tendon. Tous les deux se soignent à Taide de bains de rivière, de douches et de frictions d'essence de térébenthine.

L'effort de reins, plus grave, doit être l'objet de plus de soins parce qu'il peut en résulter des complications. On le reconnaît à ce qu'au pas l'animal balance sa croupe à droite et à gauche, ses jambes se croisent et se heurtent à chaque instant et il ne peut reculer que très difficilement. Le cheval sera placé dans une loge étroite, lui serrant les hanches de façon à Tempécher de remuer ; on pourra le soutenir par une sous-ventrière, fixée aux parois de la loge, on le frictionnera avec du vinaigre chaud ou de l'essence de térébenthine et on lui administrera de légers purgatifs pour lui tenir le corps libre.

Uemphysème pulmonaire appelé moins scientifiquement pousse constitue, pour les chevaux, les ânes et les mulets qui en sont atteints, un vice rédhibitoire.

C'est une sorte d'asthme chronique ; l'animal est dit poussif j il a de brusques soubresauts des flancs au cours de sa respiration irrégulière, surtout après un temps de trot ; cette gêne s'accompagne d'une toux quinteuse et sèche et quelquefois de j étage par les naseaux.

La marche de cette affection est en général très

lente; cependant il arrive quelquefois que l'animal

326 L' ELEVAGE DANS LES COLONIES

maigrit tout en conservant Tappétit, son ventre devient très gros et ses côtes se dessinent sous la peau.

Cette maladie ne frappe guère les chevaux audessous de six ans. Quand on peut la prendre au début, on parvient parfois à Fenrayer ou à ralentir sa marche, en diminuant la nourriture de Tanimal, tout en le faisant tout de même un peu travailler. Mais d'une façon générale on considère l'emphysème pulmonaire comme une maladie incurable.

Véparvin est une tumeur osseuse qui se développe à la partie inférieure interne du jarret.

Il est de nature héréditaire ou vient à la suite d'efforts. Il détermine de temps en temps une boiterie, surtout quand l'animal va au trot. On le traite par des frictions avec une pommade vésicante ou par l'application de pointes de feu.

L'éparvin sec est une flexion convulsive de l'articulation du jarret qui se produit pendant la marche.

On ignore la cause de ce défaut et par conséquent le moyen d'y remédier.

La four bure est une inflammation des tissus comprimés dans le sabot ; elle est très douloureuse et détermine une boiterie prononcée.

Cette maladie ne se déclare pas seulement chez les animaux excédés de travail, on la constate souvent aussi sur des chevaux, ânes ou mulets laissés en repos depuis longtemps, surtout lorsqu'ils ont reçu une nourriture trop copieuse. Elle se manifeste par un abattement général, la perte de l'appétit, la fièvre, une grande chaleur aux sabots malades ♦

AFFECTIONS SPECIALES A LA RACE GHSVAi4lNE 327

Uanimal a de la peine à se tenir sur les jaml^s qui le font souffrir, la marche lui devient difficile et souvent même impossible ; les reins sont raides.

Aussitôt qu'un animal est fourbu on le saigne au cou, on le déferre et on le place soit dans un ruisseau d'eau courante, soit dans un bassin d'eau fraîche où on le laisse une heure ou deux. On le frictionne ensuite avec de l'essence de térébenthine et le soir on entoure ses pieds de cataplasmes astringents, de l'argile délayée dans une solution de sulfate de fer (vitriol vert) à la dose de 5 gjr. pour 100 gr. d'eau.

Lorsque la fourbure n'est pas soignée dès le début elle s'aggrave très vite, des hémorragies suivies de suppuration se produisent, la corne se décolle et il n'est pas rare que, la gangrène intervenant, entraîne la mort de l'animal fourbu.

La fluxion périodique est une affection particulière aux chevaux. Elle s'accuse par des accès inflammatoires de l'œil, à époques plus ou moins rapprochées, menaçant à la longue la vue de l'animal. Cette maladie dont les causes peuvent être l'hérédité ou une prédisposition lymphatique, est aussi parfois le résultat d'un froid humide contracté par le cheval.

Pendant les accès, on constate une grande sensibilité de Tœil, de la fièvre, un larmoiement, une tuméfaction des paupières, rougeur de la conjonctive ; puis l'inflammation diminue, un dépôt se forme troublant la lucidité de la cornée et le mal se dissipe, mais pour revenir à des intervalles de moins

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en moins longue durée. L*animal atteint de fluxion périodique est fatalement condamné à perdre la vue. Aucun traitement n'a pu se rendre maître de cette affection qui constitue un vice rédhibitoire.

Les formes sont des tumeurs calleuses, dures et douloureuses de la région phalangienne du cheval. Elles peuvent être héréditaires mais aussi provenir d'une contusion ou d'un effort; elles déterminent en général une boiterie. On les guérit quelquefois par l'application des pointes de feu.

La gourme est une maladie inflammatoire de la muqueuse des naseaux et de l'arrière-bouche chez les chevaux. Elle est contagieuse, chez les jeunes sujets. La gourme se déclare en général entre la troisième et la sixième année. Elle débute par une fièvre légère, de Tinappélence, la tête s'alourdit et penche, les glandes de la ganache s'engorgent, les naseaux jettent en abondance des mucosités blanches et floconneuses, une éruption cutanée se produit, parfois localisée, d'autres fois générale. La gourme se complique assez souvent d'abcès dans diverses parties du corps, plus rarement de péritonite ou d'affections de la poitrine.

Dans ces derniers cas, il faut soigner simultanément la gourme et la maladie qui la complique.

Les animaux malades sont isolés dans des locaux bien aérés mais où l'on a évité les courants d'air ; on leur fait des fumigations avec des infusions de plantes aromatiques et on leur donne des boissons tièdes, de l'eau miellée ou édulcorée avec de la poudre de guimauve ou de réglisse. On assu-

rerale pansage des chevaux — la gourme n'est pas transmissible à Thomme, — on leur donnera une nourriture substantielle et tonique avec un peu de kermès.

Le jardon est une tumeur osseuse comme Téparvin qui se développe à la partie inférieure externe du jarret ; quand elle est accidentelle, on peut la résoudre avec des frictions vésicantes et des pointes de feu.

Le javart comprend plusieurs affections des pieds ou des parties inférieures des membres du cheval. On distingue : 1® le javart cutané, sorte de furoncle qui n'intéresse que la peau et se termine par suppuration. Il se guérit assez facilement par l'application de cataplasmes émollients, par des bains tièdes et des pansements antiseptiques ; 2° le javart encorné a son siège dans le sabot, à l'origine de la couronne, se traite par les mêmes moyens et un amincissement de la corne au-dessous de la parlie malade ; 3° le javart tendineux et le javart cartilagineux sont des affections plus graves qui intéressent l'une les tendons, l'autre le cartilage du pied. On arrête la suppuration, on cicatrise la plaie en faisant des injections de teinture d'iode dans les fistules et si l'on n'obtient pas de résultat, il ne reste plus qu'à attaquer directement la nécrose par le système d'une opération.

La paraflégiCf assez fréquente chez le cheval, est une maladie qui lui paralyse le train de derrière. L'animal qui en est atteint est pris de faiblesse, de tremblements, de sueurs, les yeux s'injectent, la

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respiration est pénible, les urines sont noirâtres. Cette affection peut survenir à la suite d'un refroidissement, chez des animaux nourris trop abondamment. Aussitôt que les premiers symptômes ont été constatés, soigner le cheval, lui faire des frictions sinapisées et lui donner des lavements purgatifs ou à Teau savonneuse.

Les sehnes sont des fentes perpendiculaires à la couronne qui se forment dans le sabot lorsque la corne devient trop sèche. Elles se produisent quand la corne est trop mince, après des efforts ou par suite d'une ferrure défectueuse. Si la seime est peu profonde, il suffit d'entretenir le pied bien gras pour la faire disparaître ; si, au contraire elle est complète, et s'il y a écoulement de sang ou de pus, on amincit l'épaisseur de ses bords avec une râpe, on enveloppe le pied dans un cataplasme de farine de lin, ou dans des compresses antiseptiques, acide borique, salol, lysol, etc.

Quand les pieds des animaux sont régulièrement visités et graissés, il est rare que des seimes s'y produisent.

Le suros est une tumeur ronde et dure qui se développe sur le canon, chez les animaux de la race chevaline. Quand cette tumeur a une forme allongée elle prend le nom de fusée. C'est le plus souvent le résultat d'un effort chez les animaux mis trop jeunes au travail. On le traite comme Téparvin.

Les vessigons sont des sortes de tumeurs synoviales molles plus ou moins volumineuses qui se produisent dans les régions des genoux et des jar-

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