‹ Le livre du colon [microforme]Chapitre 4 sur 28 · IN LÉ LIVRE DU COLON · texte numérisé non relu

IN LÉ LIVRE DU COLON

le printemps venu, on met le feu, après quoi on raniasse les billots qui restent, et on les met en tas pour les brûler,

En usant de cette méthode, le colon gagne un peu de temps, mais court plus de risques d'abimer sa terre où d'incendier toute la région.

Quelle que soit la méthode que vous emplovez, observez les quelques remarques suivantes : attaquez toujours l'arbre que vous voulez abattre pur le côté où vous voulez qu'il tombe : faite une bonne coupe jusqu'au Cœur, puis, faite l’autre coupe ? ou 3 pouces plus haut. Veillez aussi à ce qu'aucune branche ne se trouve dans le chemin de votre hache : pour vela, coupez d'abord toutes les ferdoches qui penvent vous nuire,

Si vous étes piusieurs ensemble, criez au moment où votre arbre va tomber, pour prévenir les autres du danger,

Ne travaillez pas trop rapprochés les uns des autres. Xe Vous tenez jamais en face d’un camarade qui buche, La hache peut se défaire ou lui glisser des mains.

Ne vous ambitionnez pas : un effort ou une foulure du poignet est vite attrapée, et si une imprudence vous rend malade pendant quinze jours, vous serez moins avancé qu'avec le p'tit train va l'y,

Cultures de première année

Le colon devra, la première année. semer autant de lévumes que possible ; ça vient bien. ca ameublit la terre et ça vaut un labo

Il pou.ra, vers l’époque du retour des corneilles, faire une petite couche-chaude, avec une boîte ou des cales de cèdre bien rechaussées jusqu’au bord, et Y semer un peu de tabac, de salade, de choux, de radis, de concombre, ete. Sa femme en prendra soin. Il se rappellera seulement qu, quand le Jard se vend 15 cents, un quart d’arpent de jardinage paie mieux que deux arpents d'avoine, et il ne craindra pas de donner un coup de main à sa femnic pour bêcher le jardin.

Dès que les feuilles commenceront à pousser, il achâtera une vache, nne canadienne, I] lui attachera une clochette au

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coë et la mettra en pacage au bord du bois, après avoir fai une cloture d'ambarras avec de moyens arbres abattus du inûme côté, les uns sur les autre.

Cette vache ne coûtera rien de l'été, donnera du lait, du beurre et permettra d'engraisser un cochon. Ce qu'on gagnera de ce côté vaudra déjà la moitié du prix de ln vache, Le colon semera Un arpent de légumes (patates, navets, etc), un peu de blé.d'Inde et de citrouilles, puis le reste en nvoine, soit seule. soit avec de la graine de mil, I coupera cette avoise en vert elle lui servira, avec Les légumes, le blé-d'Inde et les citrouilles, pour hiverner «% vache,

Disons d'abord ou'il ne faut pas, la première année, trop s'occuper des roches ou des souches,

En travaillant la terre pour ensemencer, on se réserve quelques endroits où on jette les bouts de bois et les cailloux qu'on peui enlever à la main.

Quant aux pierres el aux grosses souches qu'on ne pourrait remuer sans avoir un levier ou un cheval, on les laisse : le temps en viendra bien à bout,

N'il y a, devant la maison, quelques souches plus ou moins creuses qu'on veut faire pourrir au plus vite, on les remplit de terre et on Y sème des capucines, de la verveine (verbena), de ia mignonnette, des graine de citrouille ou autres plentes qui tont touffe : c’est joli comme verdure, et puis ça entretient une fraîcheur qui fait pourrir le bois.

Pour détruire les souches, on recommande encore le moyen suivant :

Quand la souche est sèche, on y creuse, de haut en bas. un trou de Ÿ à 8 pouces avec une tarière : on remplit le trou avec du pétrole, on bouche soigneusement ce trou, puis, au bout de quelques mois, quand le pétrole s’est bien infiltré dans toutes les fibres de la souche, on y met le feu. Mais cette méthode coûte cher et ne pourrait servir que pour enlever les grosses souches qui nuisent trop aux alentours du chantier.

Encore une fois, autant vaut attendre : au bout d’un an ou deux, trois au plus, la plupart de ces souches s’arracheront aément avec un cheval ; la première année, le temps presse trop pour s’arrêter à ce travail.

Courtes notions sur les grains, légumes, etc, utiles au colon

Indépendamment des notions que vous apprendrez en interrogeant des voisins ou en lisant le Catalogue que je vous ai dit de demander au marchand de graines, voici quelques renseignements qui pourront vous servir :

Blé.— Doit-on recommander au colon de semer du blé ? Ca dépend : si vous êtes proche d’un moulin à farine, si votre terre est convenable, semez-en ; Sinon, abstenez-vous : cette culture, du reste, doit être limitée aux besoins de la famille, car vous ne pourrez guère en vendre ; c’est à vous de calculer toutes ces choses et de voir si CA VOUS paicrait,

Le blé vient bien dans les terres fortes bien égouttées ou dans nos terres franches ou légères bien ameublies, mais il préfère la terre forte, 1] demande une terre bien exposée au soleil. car il lui faut beaucoup de chaleur Pour mûrir ; un terrain abrité contre le vent du nord est préférable.

Seigle.—Dans certains sols, le seigle peut être semé plu- Sieurs années de suite sans trop fatiguer la terre. mais il est prélérable de s'en Nempter, parce que la premicre récolte vaut mieux que les suivantes et que cela peut favoriser ]a croissance des mauvaises herbes,

Usages. Mélanges à la farine de blé, la farine de seigle Ccnne un bon pain de ménage, économique et soutenant.

—On peut donner un peu de seigle aux animaux quand l'avoine est rare, mais Pas trop souvent, car ca les affaiblirait. Coupé en vert, le seigle donne un excellent fourrage pour tout le bétail, mais surtout pour les juments poulinières.

—La paille de seigle peut être donnée aux animaux, soit

s seule «soit avec un peu de foin : on en fait aussi des litières, des paili.:sons, des paniers pour les mouches à miel, où on s'en sert FOur couvrir lex bâtiments.

Orga—On dit que l'orge convient à tous les climats : elle redoute cependant l’'hamidité prolongée et préfère une b exposition chaude,

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Usages.—Scule, la farine d'orge donne un pain grossier, mais on la mélange avantageusement, en petites quantités, à la farine de blé. L’orge non moulue fournit une excellente nourriture aux volailles et au bétail : elle est plus rafraïchissante que l’avoine et convient mieux aux chevaux qui ne travaillent pas beaucoup en été, La paille cst plus dure et moins nourrissante que les autres : il faut la mélanger au foin ou la garder pour faire des litières. Coupée en vert, l'orge donne un excellent fourrage.

Avoine—L'avoine s'accommode généralement de tous les terrains, mais il vaut mieux lui réserver les terres légères.

Usages.—On peut faire moudre l'avoine en farine pour en faire de la galette, mais cette galette est noire et amère : il vaut donc mieux réserver l’avoine pour le bétail. L'avoine augmente le lait des vaches : elle donne aux cochons un lard ferme et de bonne qualité : elle engraisse bien les moutons et les volailles, qui pondent mieux et plus à bonne heure. La paille d'avoine convient aux chevaux, mais surtout aux vaches et aux moutons. Elle est très nourrissante et on doit par conséquent éviter de la mettre en litière quand on peut faire autrement. Les vaches nourries seulement à la paille d'avoine finissent par donner un lait amer qui gâte le goût du beurre : il vaut donc mieux varier la nourriture de ces bêtes. L'avoine coupée en vert donne un excellent fourrage.

Sarrasin—Le sarrasin redoute le froid, les grandes chaleurs, les vents secs, les brusques changements de température : il ne mûrit pas non plus régulièrement : c'est dire qu'il ne convient pas toujours au colon. Il peut venir dans les terres pauvres et maigres : il n’aime pas les terres trop fortes et humides : les terres riches—et les terres neuves sont généralement très riches —le portent à donner beaucoup de pesats, mais peu de grain : de plus, il prend plus de temps à mürir.

Usages.—On en fait une galette substantielle et économique : bien préparée, cette galette n'est pas désagréable au goût et tient lieu de pain pour un très grand nombre de nos colons et voire même de nos cultivateurs.

Non moulu, le sarrasin convient aux volailles, aux cochons et aux chevaux. Son pesat cs: généralement donné aux moutons,

mais C’est bien pauvre : faute de mieux, on emploie ce pesat Comme fourrage ou liticre.

Blé d'Inde Pour mûrir, 1 eblé d’Inde demande encore plus de chaleur que le blé ; il faudra done choisir des variétés très hâtives et les semer dans un terrain bien exposé au soleil et abrité du vent du nord. Les terres franches sont les meilleures, car le blé d'Inde redoute les terres trop fortes ou trop légères, la sécheresse et l’humidité.

Sur une terre neuve, on sème généralement le blé d'Inde de 3 pieds en 3 piels, dans de petites fosses creusées à la pioche. On peut mettre dans quelques-unes de ces fosses, de G pieds en G pieds. par exemple, une ou deux graines de citrouille avec les grains de blé d'Inde.

Usages Va farine de blé d'Inde sert à faire des galettes qui sont un peu sèches, mais Soutenantes ; on en fait aussi des gâteaux (Johnny cakes) : bouillie avec de l’eau et du lait, elle donne une bonne nourriture, On peut aussi Ja melanger à la iarine de blé pour en faire du pain de ménage, Le blé d'Inde en farine ou même en grain engraisse bien les cochons :t les volailles. I] remplace avantageusement l’avoine pour les chevaux, mais il vaut mieux le casser, parce qu’il use les dents. Les bouettes de farine de blé d'Inde, seule ou mélangée de patates cuites, conviennent aux vaches, aux bœufs de travail, aux moutons, etc. Les cotons de blé-d’Inde sont brûlés quand ils sont secs où employés à faire de la fumée pour boucaner les jambons, la viande, ete: les feuilles de la tige et de l’épi sont données aux vaches, Celles qui sont les plus fines et les plus souples font d'excellentes paillasses ; les tiges, coupées en petits mor- CEaUX, sont données aux vaches. Si vous en avez beaucou » coupez-les de suite avec 1ne hache, faites-les bien sécher à l’ombre et à l'air, puis, mettez-les au grenier par petits tas ; durant l'hiver, vous en donnerez de temps à autre à votre vache, après les avoir fait tremper pendant quelques heures dans l'eau chaude. avec un peu de sel,

Enfin, vous trouverez plus loin, dans les recettes de la ménagère, la manière de préparer le blé d'Inde lessivé.

Pois—Tes pois viennent bien dans les terres neuves : ils craignent cependant les sécheresses, les pluies prolongée: et les

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gelées suivies de chaleur. Les meilleures terres à pois sont les terres franches ; les terres fortes donnent plus de pesat qu'autre chose.

Usages—On connaît l’usage des pois en cuisine. Le pesat est donné aux vaches et aux moutons ; les pois, moulus ou entiers, cuits ou crus, conviennent aux vaches, aux cochons et aux volailles.

Prairies

Prairias.—Plus encore que pour le cultivateur des vieilles paroisses, les prairies sont, dans une terre neuve, la base de toute culture sérieuse, parce que l'éloignement des marché: pousse le colon à l'élevage ; puis, parce que la main-d'œuvre est rare et chère, et puis, parce que, assez souvent, les terres, placées en dévallage, sont difficiles à labourer.

Il faut donc soigner les prairies.

Au Canada, on ne cultive guère d'autre foin que le mil c'est un tort, car le mil n’est pas toujours ce qui convient le mieux à une terre, et il existe peut-être une cinquantaine d’autres plantes qui donnent un excellent fourrage et rendraient de meilleurs services. Malheureusement, le colon n’est pas en état de faire des expériences, et puis, il compte surtout vendre un peu de fourrage aux marchands de bois qui n’achètent que du mil : il faut donc en passer par là en attendant mieux.

Après avoir levé une récolte de légumes sur le terrain destiné aux prairies, on sème généralement le mil avec du grain : seigle, orge ou avoine. On préfère l'avoine qui se vend aux chantiers, mais l'orge favorise mieux le foin. L'automne venu. on récolte le grain et ce n’est que l’année suivante que la prairie donne.

Ici, laissez-moi vous recommander de ne pas imiter l’imprévoyance de plusieurs cultivateurs des vieilles paroisses, qui maintiennent leurs prairies pendant dix ou quinze ans sans les relever—une prairie ne profite guere que pendant 4 ou 5 ans, 6 au plus, et encore,

Dès qu'elle commence à faiblir, il faut la laisser en pacage pendant quelques années, puis labourer, semer des légumes, avec fumier pendant un an ou deux, puis du grain, qu’on coupe en vert, et revenir au foin seulement quand la terre est redevenue Propre et grasse, De la sorte, on se donne un peu plus de mal, Mais On n’est pas obligé de défricher cinquante arpents de terre Pour avoir le nécessaire à l'hivernement du cheval, d'une couple de vaches et de cinq où six moutons.

En général, il vaut mieux faucher les prairies assez tôt pour que les mauvaises herbes n’aient pas le temps de mûrir et de s'égrener, Un coup de herse légère, donné au commencement de l'automne, aère bien le sol et y étend les bouses plus uniformément.

Quaud donc vous verrez la mousse, la verge d’or, l’oscille, la marguerite où même les ferdoches, envahir votre Pacage, il n’y a pas à hésiter ; il faut relever la Pièce par un bon labour, enlever les souches pourries, épierrer, nettoyer, herser, répandre tout le fumier dont on dispose, herser encore Puis semer des légumes. AUX grands maux les grands remèdes. Je vous conseillerais même de ne pas attendre aussi longtemps pour faire ce travail.

On ne saurait trop recommander au colon de consacrer une bonne part de sa terre à la culture du trèfle, et surtout du trèfle blanc. alsike ou jaune ; on la vu réussir dans les régions les plus reculées du bas fleuve, et y donner des résultats très en- COurageants, Semé en prairie, il donnera deux fortes récoltes. La première Coupe fournira au bétail un aliment d'autant plus eubstantiel que ledit trèfle aura été coupé plus vert. Co n'est pas l'habitude de faucher la seconde coupe. On prétend que cela épuise le trèfle. On peut cnendant y mettre les animaux en pacage. Ajoutons que cette plante amende les terres au lieu de les épuiser.

Un mélange de pois et d'avoine coupés verts fait un excellent fourrage. On recommande de semer de bonne heure le printemps. Un minot de Pcis avec deux minats d'avoine fait un mélange bien Proportionné. On doit semer les pois environ une semaine avant l’avoine.

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Fourrages additionnels.—Vous ferez bien de donner des rameaux de pruche à vos animaux deux ou trois fois par semaipe ; çà les réchauffe et c'est bon peur la santé.

Je connais même des colons qui ont hiverné des vaches rien qu'avec cela, mais on conçoit que cette méthode n'est pas à recomiander. Les foins naturels qui poussent dans les marais ét dans les environs de quelques lacs : foin de castor, foin bleu, foin plat, etc, etc., peuvent encore rendre service au colon et l'aider à hiverner ses bêtes. Même si vous avez du foin et des légumes, recucillez ces nlantes si elles sont à votre portée : ça mettra de la variété dans le régime du bétail, ça vous permettra de changer les litières plus souvent et ca augmentera d'autant les proportions de votre tas de fumier.

Les feuilles de frêne, d’orme, de bois blane (tilleul), de bouleau, de merisier, d'érable, de tremble, d’aulne, de chène. de coudrier, de hêtre, et quelques autres moins communes, peuvent aussi vous aider à hiverner votre bétail quand le foin est rare. Mais ces feuillages sont d’autant plus nourrissants qu’ils sont cucillis plus à bonne heure en été ou même à la fin du printemps. En défrichant, vous en ferez donc des fagots que vous mettrez

debot * 1 ‘sscrez sécher à l'ombre et à l'air, et l'hiver venu, vous dc s fagots au bétail. Il mangera les feuilles, et

souvent même : écorce. Avec un peu de foin, quelques légumes par-ci par-là, une bouette our les jours de fête, cela lui suffira, faute de mieux. Il] ne faut cependant pas abuser de ces feuillages qui, tous excepté l'érable, le tilleul (bois blanc). et le merisier, sont très échauffants, peuvent provoquer des bronchites et diminuer le lait des vaches,

Il ne faut donc recourir à ce moyen qu’en cas de malheur, car un colon doit savoir trouver sur sa terre le foin, la paille et les légumes voulus pour hiverner son bétail.

Recoltes.

Notions.—Tci comme dans les autres chapitres, je ne puis que grouper quelques conseils généraux sous peine de donner à mon modeste volume les dimensions d’une encyelopédie.

Aussi bien, pourrez-vous toujours recourir à l’expérience

des anciens de la place, qui sont encore les meilleurs juges pour les détails de la Pratique, et qui vous donneront de bons conseils sur la façon de faire une gerbe, une moyette ou une meule, de fabriquer un rateau, une fourche de bois, des liens en écorce “orme ou de bois blanc, de battre au fléau, de vanner, de faire un brancard pour transporter vos récoltes si vous n'avez pas de voiture, etc,

Surtout, n'ayez pas honte de demander un renseignement : la faute ne consiste Pas à ignorer une chose ; elle consiste à né gliger d'apprendre quand on le peut,

Les foins.—Pour les foins, il ne faut Pas craindre de faucher de bonne heure, c’est-à-dire aussitôt que la fleur du mil est à peu près formée, On obtient de la sorte un foin plus tendre, plus nourrissant et qui fatigue moins la terre.

Frais coupé, le foin n’a Pas peur de la pluie, mais s'il est à moitié sec, un orage suffit pour le gâter,

La poussière grisâtre qu’on remarque souvent sur le foin en grange où en meule provient de la moisissure qui s’y est développée parce que le foin a été engrangé sans être complètement sec. Cette poussière est très malsaine,

Les légumes.—Pour avoir des patates nouvelles avant la grande récolte, grattez la terre au pied des plus belles tiges, choisissez les plus belles patates et recouvrez bien l’ouverture en tassant la terre : cà vaut mieux que d’arracher complètement la plante,

La récolte générale se fait, chez les colons, avec une fourche ä dents plates (brock). On laisse les patates sur le terrain pendant quelques heures pour qu'elles se ressuient, puis on les ramasse /e jour même afin d'éviter la rosée du soir, qui les porterait à pourrir,

On les dépose ensuite sous un hangar, à l'abri de l'hnmidi. té de la rosée et des Ces possibles : au besoin, on les recouvre, le soir, avec un peu de paille, des branchages secs ou des SACS: au bout d'une quinzaine de jours, après avoir remué les tas de temps en temps, Pour que toutes les patates aient le temps de bien sécher, on les mot en cave où en caveau. On met des

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branches bien sèches ou des écorces sous les patates pour qu’elles ne touchent pas le sol de lu cave ; on en met aussi sur les côtés et en arrière du carré où elles se trouvent, pour les isoler. En observant ces quelques conseils, surtout dans les années huinides, on évitera la pourriture de ces tubercules.

Au printemps, évitez de donner des germes de patates à vos animaux ; vous pourriez les tuer.

Ne leur donnez pas non plus de patates pourries : la pourriture n’est bonne que pour le fumier.

Suivez les mêmes conseils pour les autres légumes récoltés : carcttes, navats, betteraves, etc., à qui on recommande de laisser leur: racines.

Les grains—Le grain (blé, orge, seigle, avoine, ete.) se récolte quand la tige est jaune dorée et que le grain, assez bien formé pour ne plus s’écraser sous les doigts, se laisse cependant rayer par l'ongle. L'épi est alors l’un jaune blanchâtre,

On récolte les pois quand le. osses, bien sèches, commencent à se tordre. On fauche ou on arrache les tiges : on les laisse faner en brassées ou en javelles pendant cinq ou six jours, puis on les met en bottes nour les transporter.

Quant au blé d'Inde, coupez-en la tige à deux ou trois pouces de terre, dès que le grain dureit et que les feuilles jaunissent, et mâtez-les en rang le long d’une clôture ou du chantier, au soleil, pour qu’il achève de mûrir en quelques jours : après quoi vous arrachez les épis, que vous éplucherez en famille où en donnant une épluchette ? avec les voisins. Comme, à cette époque, Vherbe commence à être rare dans les pacages ou les bois, vous donnerez une brassée de tiges de blé d'Inde à votre vache tous les soirs à l’étable ; elle mangera les feuilles et laissera les tiges. Vous hacherez alors les tiges, vous les ferez bien sécher en les étendant au soleil pour les empêcher de chauffer, vous les mettrez ensui e au sec pour les donner au bétail en hiver, ainsi que je l'ai dit plus haut. Quant au grain cultivé pour être coupé vert, on le coupe dès que le grain est formé ; on le laisse faner sur le champ. on le retourne pour activer le séchacwe, on le me veilloches ou veillottes, et on le traite exactement comme le mil ou le trèfle.

Et en

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