ES LE LIVRE DU COLON
Cette méthode de traiter le grain et de l'utiliser me semble celle qui, dans la plupart des circonstances, et surtout la première année, convient le Mieux au colon qui a du bétail et qui Peut s’exempter de vendre son grain,
Bétail
Le vros bétail, sur une ferme, comprend : les chevaux, ou bœufs de travail, les bêtes à Cornes, les cochons et les moutons,
Pour élever des chevaux et en faire un commerce, il faut d’abord des Connaissances que vous n'avez pas plus que moi, sans doute, puis Pas mal d'argent Pour commencer. Il faut ensuite ättendre plusieurs années fVant que cela ne paie, et __urir des risques que vous n’êtes Pas en état de supporter.
TU ne faut done Pas songer à l'élevage des chevaux. Ayez Un où deux bons chevaux de ferme—des Canadiens autant que possible, —prenez-en soin. élevez les poulains que vous en obtiendirez, pour les vendre à l’âge de 3 Où À ans ; mais n’allez pas plus loin.
Dans les vicilles paroisses, où on est proche du village et de la beurrerie, un 8T0s troupeau de vaches peut rapporter de gros bénéfices en Pérmettant äu cuitivateur de placer tout son Jait et d'élever des cochons qu’il vend un bon Prix ; mais, placé comme vou: êtes peut-être, à quelques milles du village et trop isolé des Voisins pour songer à fonder une beurrerie ou une fromagerie, vous ne pouvez pas songer encore à l’industrie laitière; ce sera pour plus tard.
Il peut, je le sais, v avoir des circonstances où le colon Peut garder plusieurs vaches Avantageusement, mais ces ctrconstances sont exceptionnelles.
Ayez donc une, deux Ou trois bonnes vaches—des canadiennes autant que possible—pour les besoins de la famille et pour élever anelques cochons, mais n'allez pas plus loin tant que vous serez éloigné d’un centre.
— Mais. direz-vous. qhe reste-t-il à élever ?
Il reste Zer moutons.
Quelques mots sur tout cela :
mble prequi
Chevaux—Quand on n'a pas d'argent, on ne fait pas ce qu’ou veut, mais ce qu'on peut,
Je n'ai donc pas de conseils à vous donner sur le choix d’un cheval. Inutile de vous dire au’un trotteur n’est pas ce qu'il faut. Tâchez seulement d'acheter un cheval qui a Îles pieds sains, Un cheval qui à de mauvais pieds ne fera jamais rien de bien bon dans les souches, les montagnes et les bordées de neige. Si vous pouvez trouver à acheter dans la région même où vous êtes, cela vaudra mieux, Enfin, faites pour le mieux, en profitant des occasions et en tenant compte des circonstances. Au reste, si vous n'avez pas beaucoup de charriage, ne vous pressez pas trop d'acheter un cheval que vous serez obligé de nourrir à ne rien faire,
En été, le chevai peut. à la rigueur, coucher dehors, mais je vous conseille de lui bâtir une écurie au plus tôt. Le bois ne coûte rien, les voisins vous donneront un coup de main et vous serez tranquille ; un refroidissement est vite attrapé et 830 per- «lues, pour un colon qui commence, c’est un désastre.
Un vieux tapis, une couverte ou deux vicilles catalognes cousues ensemble, où même des poches cousues de la même facon, pourraient, dans bien des cas, sauver la moitié de la valeur d'un cheval de $200. Dans les écuries qui ne sont pas bien finies, cette couverte est surtout d’une grande importance.
Quand, le soir, on met son cheval, qui à travaillé toute la journée, dans une écurie froide, on est tout simplement cruel pour un serviteur utile,
Par les temps froids, surtout lorsqu'il y a une tempête, frottez vigoureusement vos chevaux avec un bouchon de paille aussitôt qu’ils rentrent du travail, puis mettez leur la couverture sur le dos jusqu'au moment où les poils sont secs. C'est le moyen de leur éviter une foule de maladies qui n'ont pas d’autres causes que la négligence sous ce rapport.
[ne faut pas donner au cheval une forte ration d'avoine au moment où il va travailler : c'est rendre sa digestion plus difficile et le rendre moins propre au travail. On doit donner
uppiément de nourriture la veille, quand on veut préparer te
cheval à un surcroît de fatigue. Si sa ration du -oir est aug-
mentée, il pourra, le lendemain matin, fournir l'effort qu'on lui demande,
La jument poulinière doit travailler tous les jours, mais sans excès, Quelques semaine ; avant qu'elle pouline, il est bon de lui donner une nourriture qui se digère aisément, telle que du grain moulu échaudé, du son de blé, de ir moulée d'avoine, ete, Quand la chose est possible, il vaut mieux laisser l'animal en liberté, c’est-à-dire au pacage,
Pour ajuster un collier à votre cheval, trempez ce collier dans l’eau Jusqu'à ce qu’il soit bien amolli, puis passez-le au cou du cheval, bouclez ferme, et laissez sécher. On peut alors atteler la bête à une grosse charge ; de la sorte, le collier prend absolument la forme du cou du cheval et ne le blessera Jamais,
Boeuf de travail En quelaues régions, les colons emploient ies bœufs à la place des chevaux : cet usage a beaucoup de bon, parce que le bœuf convient mieux que le cheval aux tra- “aux de défrichement (loggage, charroyage, ésouchage, etc.},
È parce qu'il est plus persévérant, plus entêté à l'ouvrage et moins violent que le cheval. Ajoutons que, Sur une terre neuve, un cheval court le risque di s'estropier, et que cet accident est un malheur d'autant plus grand qu'il est irréparable et représente une perte sèche, tandis qu'un bœuf estropié peut toujours être engraissé et vendu à la boucherie,
Un bœuf à, de plus, lavantage de coûter moins cher d'entretien qu'un cheval et de manger des herbages qui ne conviennent pas à celui-ci.
Cela ne veut pas dire qu'il faille se contenter de Jui donner des pesats, mais cela veut dire qu'avec une nourritur, moyenne un bœuf donnera plus de travail utile qu'un cheval. La nourriture qui convient au bœuf de travail est à peu près celle qui ConVient aux vaches, mais il faut lui donne: moins de nourri-
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ture liquide, parce que cette nourriture, qui, chez la v rise Îe lait, a, chez je bœuf, le défaut d’affaiblir,
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