VO
Du foin sec, des bonnes pailles, un peu de gruin par ci par là quelques bouettes, des racines (betteraves, patates, etc.), voilà donc ce que le colon servira de préférence à son bœuf, 11 aura soin aussi de l’étriller de temps en temps—uu moins trois lois par semaine,—non seulement parce que c'est propre et que la propreté est le plus bel ornement d’une étable bien tenue, mais parce que ce pansage favorise la croissance du bœuf, lui fouette “sang, augmente con appétit, le réveille, et par conséquent le rend plus alerte, plus vigoureux et plus apte à donner un bon service. Noignez donc votre bœuf comme si c'était un cheval Pur sang, et vous en serez content, [ei comme partout, vous en aurez pour votre argent—beaucoup si vous donnez beaucoup de soins, presque rien si vous lésinez.
Vacl”® à lait. Ta vache à lait, surtout notre brave cana- ‘ienne, est le trésor du colon : mettez-vous cela dans la tête une fois pour toutes.
Lait, beurre, fromage, fumier, veaux, viande de boucherie, cuir, débris animaux propres à engraisser la terre, la vache donne tout cela, et elle épargne à elle seule bien des dix piastres qu'il faudrait autrement consacrer à acheter du lard, du beurre, des chaussures, etc.
Très sobre, la vache canadienne trouve facilement dans les bois francs une nourriture succulente et s'hiverne facilement avec de la paille où du foin de second: qualité et des lécumes.
Les ctrouilles, les choux de Siam. les betteraves, le blé d'Inde à vache, les panais, les carottes, les patates, lui conviennent admirablement. Surtout n'avez pas peur de la bien nourrir, de la traiter comme un bon serviteur et comme un ami qui vous rend d’immenses services. Les colons qui laissent leurs vaches dépérir pendant l'hiver ne feront jamais rien de bien bon. Que votre étable soit chaude et surtout bien éclairée. L’obscurité est l’âme des maladies,
Si vous mettez du foin dans le grenier de votre étable, veil-
lez à #0 que lee plafond: da
qu P Ù 5 ne pouvez avoir des plafonds Émoeeie . étendez au moins des
: si vous
12 LÉ LIVRE pt COLON
écorces où même des vicilles SUZOUtES sous Votre foin. Pour em pêcher la poussière de Passer à travers les fentes et de tombes dans Pétable, Ce te boussière non setlement salit vos bêtes, Mais leur pénètre dans les veux, lea Narines, la gorge, los rend malades et peut favoriser la tuberculose où des bronchites pernicieuses,
L'automne venu. entrez quelques brouettées de terre bien “èche dans votre écurie ; mettez cette terre dans un entre-deux, el toutes les semaines + 18 en Mettrez quelques pellotées sons la Mtière de vos vaches, Certaines tourbes absorbent aussi I urines d'une façon remarquable et on AüUgmentera de Ja Lorte Jos engrais en les améliorant. Ne néglicez Pas non plus los Jitià. res elles-mêmes, changez-los Souvent ; pour cela, faitesen une bonne provision. Les Matières suivantes peuvent, à part les pailles et les Prsats, Servir de litidres : terre sèche, fanes de F'tates, roseaux, fougères, framboisiers, Jones, sciure di bois {Surtout la seiuro d'épinette, de pin ou de sapin), et les fouilles mortes mêlées à de la naille,
ne faut pas négliger de donner du sel aux vaches : elles doivent en avoir tous les jours,
Un cultivateur recommande le sel pour les vaches qui s'étouffent en mangeant : * Ma vache. ajoute-t-il, s'était étouffée ‘n mangeant une citrouille, Lai tenant la tête en l'air et sa langue de côté, je mis dans sa gueule une poignée de sel commun et je la tins dans cette nosition pendant une minute afin que le sel pt descendre dans la gorge, Elle paraissait Presque morte, mais l’obstruction disparut e4 maintenant elle est bien. ”
En hiver, donnez de l’eau dégourdie à vos vaches au lieu de leur donner de l’eau glacée.
Il y a quelques années, On a fait à ce pronos l'expér'ence suivante : en hiver, deux vaches d’une même fécondité laitière ont été mises au même régir:e et à la même nourriture, mais À la première on donna de l’eau froide tout le temps. tandis qu'à lä seconde on ne donna que de Peau dégourdie. Celle-ci. cestà-dire celle qui ne buvait que de l’eau dégourdie, à donné un tiers de plus de lait que celle qui n'avait eu que de l’eau iroide.
Où a TECONNU, d'après plusieurs observations sérieuses,
Out en
tomber = bêtes, les rend tos per-
re bien re-deux, sous Ja les urirte les = Jitiè.
en une rt les nes de le bois
euilles : elles
ni s’éouffée ot sa nmun que le
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qu'en moyenne Île temms de gestation d'une vache dure 9 mois et Ÿ jours,
(On comprend par le mot gestation le temps qui s'écoule di puis l’époque de l’accouplement jusqu'au vélage,)
Cette observation peut étre utile à ceux qui veulent avoir des veaux à telle où telle époque de l'année plutôt qu'à telle ou telle autre, où qui veulent avoir du lait l'hiver,
Dans ce dernier cas, on recommande de faire vêler Les vaches en octobre, novembre où décembre : l'accouplement devra done avoir lieu environ 9 mois avant l'une ou l'autre de cos épooues, c’est-à-dire en janvier, février où murs.
La cause la plus commune de l'avortement des vaches, est la nourriture endommagée par li mois ssure au'on leur donne parfois. Les moisissures sont toujours plus où moins poison et suffisent en général pour affecter une vache pleine,
Il faut souvent rattacher à cette mauvaise nourriture les maladies qui attaquent les troupeaux et qui font croire qu'on à affaire à une épidémie où à un sort. La plupart du temps, c'est Phabitant lui-même qui se jette un sort en traitant son bétail Comme sil était payé pour le maltraiter,
Pour Les vaches aui perdent leur uit, on recommande de faire prendre aux travons un bain d'eau dans laquelle on à fait bouillir du tan ou de l'écorce de pruche où d'aulne. Si la vache est rétve, on fera une pommade avee du
tan et de la graisse et on en graissura CRD.
“ONX,
Lailerie —Anussitôt que vous aurez une vache,
tächez de trouver le INoven de vous faire le bon laiterie, Bätiss Z là Sur un buton ou faites une rigole autour en rejetant la terre en dedans, Mettez la laiterie du cû.6 nord, os posé au froid
& l'ombre autant que possible,
Kecouvrez-là en cales, puis mettez un rang d'écorces, puis
D Piéolleces out doux da HO ire Tin d'évorces rotetiites
par des perch < où des quartier e bois. Laissez un * ventila-
teur” pour aérer l'intérieur, ou faites-en un en percant de part CN part deux où trois trous de tariére, en arrière de la laiterie et aussi haut que possible, Si vous trouvez de belles pierres plates, dallez l'intérieur, à moins que Vous n'avez de la glaise ou du mortier ; en ce cas, foncez la laiterie en beton—mais ménaïez une petite rigole nour laisser sortir l'eau quand vous laverez où qu'il se répandra du lait.
A la sortie de la rise voue, des roches et des branches pour empêcher d'entrer :es souris, muis ‘'aissez assez de petits trous pour laisser cireul: l'uir.
Il ne faut pas mettr. l'intérieur di la laiterie en communication avec un drainage dont les ma: vaises odeurs nuiraient à vos produits laitiers,
Inutile de vous dire que la laiterie, c’est pour le lait, Je beurre ct la crème, mais rien de plus, et que l'huile à lampe, le tabac, les légumes, ne peuvent s'y mettre sans empester le Jait et donner au beurre un goût désagréable,
Si vous avez quelques objets à mettre à l'abri, faites plutôt un petit hangar ouvert, avec des écorces étendues sur des traverses couchées sur des fourches.
MoutonsT + a de l'argent, beaucoup d'argent à faire sur une terre neuve, avec des moutons,
Un journal américain dit à ce propos :
“I faut peu pour les nourrir et ils vivent largement avec
“ee que les autres bestiaux ne mangent pas. [ls donnent des “ profits rapprochés : agneaux et laine tous les ans. Une “ bonne brebis donnera environ huit livres de laine qui, à 23 “ cents la livre, donne un total de $2.00, Un agneau devra peser “100 livres à quatre mois et demi et se vendre $3.00 (aux Etats, “ils se vendent 45.00), Ainsi les moutons donne un revenu de #5.00 par an. Après avoir soustrait la valeur de leur nourri- &
ture, il v aura un bon profit. ?
Le mouton a de plus la réputation de mancer plus de 300 especes de mauvaises herbes, tandis que les chevaux, les vaches et et les cochons n'en Mangent que quelques-unes, Mais pour que les moutons paient, il faut les SOI£Ner UN peu mieux que ne le font généralement les eultivateurs des vieilles paroisses.
Avec un bon stock d'animaux de choix —des canadiens tou-
le part aiterie pierres slaise is méus la-
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muniient à
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avec des Une FR essor tats, l ue
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hes que
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LE LIVRE DU COLON di
jours—de bons pacages et une bonne bergerie bien sèche ct régulièrement nettoyée au moins deux fois par semaine, on peut tenter l'aventure et on trouvera qu'il y a plus de profits de ce côté au'avec un troupeau de bêtes à cornes,
Quand la région sera plus avancée, on pourra peut-être entreprendre autre chose, mais en attendant. il vaut mieux n'avoir qu'une où deux vaches, les chevaux strictement nécessaires, quelques cochons et des moutons, des moutons et des moutons tant qu'on en peul nourrir.
(IL est cependant bon de vous dire qu'ici comme ailleurs il faut réfléchir avant d'agir, et qu'il existe des régions où l'élevage du mouton ne conviendrait pas et serait plus désastreux quwutile, En ce dernier cas. il faut plutôt s'efforcer d'agrandir son stock de bêtes à cornes, en autant qu'on peut profitablement en écouler les produits,
Autant que possible achetez vos moutons reprouuctieurs bélier, brebis) dans la région méme où vous êtes établi SES sont plus acclimatés et par suite souffriront moins du changement. Les bêtes communes : moutons canadiens. croisés, ete, peuvent donner de beaux profits. Le Shropshire est aussi très estimé et me paraît devoir convenir tout partieulièrement dans les bois en attendant que nos grands éleveurs parviennent à perfectionner la race canadienne. qui a toutes les qualités voulues pour devenir la meilleure,
Mais on conçoit qu’un colon ne peut songer à ces CXpériences, Vous prendrez done ce que vous trouverez: vous carderez les brebis les plus belles en vendant les autres, vous changerez le bélier de temps à autre en achetant toujours meilleur, et avee un peu de soin et d'intelligence, vous aurez bientôt un beau trou- Peau qui vous paiera plus, en consommant tous les produits de votre ferme, que si vous n'aviez d'autre ambition que celle de ruiner votre terre pour fournir de l’avoine et du foin au marchand de bois, Ici. comme partout, commencez doucement, étu- Giez bien votre affaire, lisez, observez, et vous verrez !
Ï ue in race ce
ces animaux, mais encore de la nourriture qu'on leur donne,
Des moutons nourris avec du bon foin et des lécumes, ou His dans de bons Pacages, donneront une ain abondante, riche. xale, tandis qu'en les Jaissant ronger la porte des étables ou manger du mat: ais pesat on n'aura qu'une laine dont le brin scra inégal et qui ne vaudra pas cher,
Les moutons sont une banque its parent en proportion de ce qu'on leur donne et ne sont pas obligés de faire des miracles,
Les moutons à qui on donne régulièrement un peu de sel produisent une laine beaucoup plus soyeuse et plus jongue, Le cel, d’ailleurs, est bon pour tout Le bétail.
Cochons.— Aussitôt qu'il aura une vache, quelques légumes ct un peu de grain, le colon achètera un où même deux jeunes cochons, qu'il nourrira avec les produits de la ferme, en évitant autant que possible de recourir aux achats de moulée, qui lui Iangeraient beaucoup de ses profits.
Les cochons doivent être logés dans un compartiment bien aéré ct propre : le cochon, malgré sa renommée, ne dédaigne pas la propreté.
Essayez, et vous verrez que les cochons entretenus proprement engraisseront mieux ct plus vite et donneront un meilleur lard que ceux qui logent dans Ja pourriture,
Nettoyez donc la souille aussi souvent qu'il le faut, donnez à vos cochons de la Paille fraîche ou des pesats on litière, de l'eau propre, et vous m'en direz des nouvelles,
Le mode le moins feux et le meilleur de garder des cochons en été, c'est de re au pacage. IL faut avoir soin de leur faire un petit à atre le soleil et les vents les plus
froids, et de leur donner beaucoup d’eau pure et fraîche, Avce cela, de la bonne herbe, du petit lait ou lait écrémé et les restes de la cuis e, un cochon se tiendra en bon état ct donnera une viande .-ine, profitable et de bon goût, Il ne faut même pas avoir leur de laisser les cochons Pacager dans le bois, surtout <i] Va du hêtre où du chène dans les environs. Les cochons SV nourriront de faînes et de glands et reviendront tous les soirs, surtout Si vous leur donnez régulière .t une petite bouctte ct si vous les traitez comme il faut.
Plusieurs cultivateurs ont l'habitude de suranner Jes COchons dans le but d'obtenir une plus grande pesanteur chez ces
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LE LIVRE DU COLON ot
anitnaux, Cest-à dire qu'ils gardent ces animaux Jusqu'à l'âge de 15 à IS mois. [Is leur donnent peu de nourriture en été. et en hiver tout juste ce qu'il faut pour les empêcher de crever de faim. C'est un mauvais calcul : un jeune cochon de 19 mois qui est toujours bien nourri coûte moins cher et pêse souvent autant qu'un cochon de 1S mois qui a eu de la misère pendant un an.
Ni vous hivernez quelques cochons (reproducteurs, ete.), veillz à ce que votre norcherie soit suffisamment chaude et confortable pendant l’hiver ; car les porcs souffrent beaucoup plus qu'on ne le croit généralement du froid et du manque de soin.
Il n’y a pas berucoun d’avantauc à donner du son au porc “ tal
‘et on doit ne leur en donner qu'en autant qu'on est à court d’au-
tre chose, Le pore mange assez bien le son, mais ça ne lui profite pas beaucoup.
D'aucuns prétendent que le son, quoique peu nutritif, a sa valeur, à cause des propriétés purgatives qu'il possède. I] serait bon de vérifier par l'usage, et de limiter l'emploi du son aux cas où il semble donner de bons résultats.
I n’y a pas de meilleure nourriture pour les jeunes cochons qui commencent à manger seuls que la bonne avoine battue. Si elle leur est donnée seule et sèche, ils la mâchent pour en manger l’amende, mais trouvent le moven de ne pas avaler l'envelopne.
Toute nourriture donnée au cochon qu'on va tuer, douze heures avant qu’on le tue, est perdue, et elle rend la chair plus sujette à chauffer. Tes intestins. plus gonflés, sont aussi plus difficiles à sortir de la carcasse. One ne doit pas non plus faire boire les cochons le matin de la boucherie. T1 est important de les tuer vivement. Plus vite ils meurent et sont débarrassés de leur sang. meilleure est la viande.
Les cochons tués au commencement de l'hiver. quand le temp« est assez froid pour qu’ils puissent se refroidir en une nuit, se conservent mieux que si on les tue plus tard, quand ils courent le risque de geler. Si la viande gèle, elle renfle et se remplit d'air. Mi: en baril dans ces conditions, la viande se
gâtera. Quand on met la viande en baril avec les côtes et les os, elle se conserve mal pendant les chaleurs, parce qu’il v a toujours de l'air autour des os et que cet air favorise la décomposition. 11 est impossible de conserver du lard dans un baril qui a déjà renfermé du bœuf, mais on peut garder du bœuf dans de “ieux barils à lard, pourvu qu'on ait le soin de les ébouillaner.
Basse-Cour
Dès qu’il le pourra, le colon fera bien de s’acheter des pou- Ps ; cela ne coûte pas cher et pourvu qu’on se donne la peine « en avoir soin, elles sont d'un bon rapport.
D'habitude on en laisse le soin à la ménagère ; c’est un tort, le colon lui-même devrait surveiller la basse-cour, nettoyer souvent le poulailler, le clôturer proprement, etc.
Quelques dindons et des oic: complètent bien une bassecour.
Si vous avez de l’eau à portée des bâtiments, un ruisseau, un petit lac, une grenouillère, vous devriez avoir quelques canards. Ca coûte peu et ça paie d'autant,
Bâtissez-leur une cabane sur un terrain see, dornez-leur une bouette de temps à autres et laissez-les faire : ils trouveront leur vie à barbotter et à manger des loches, des insectes, des grenouilles, des vers, des chenilles, de Ja grassette, des miettes, de la folle avoine, etc., etc.
Choisissez seulement de gros canards lourds : ils ne seront pas tentés de s'envolcr avec les canards sauvages, qu'ils attireront, au contraire, et que vous pourrez tuer au fusil si vous êtes
adroït.
On recommande de mettre des ripnes de bois dans leg poulaillers, parce qu’elies tiennent les volailles plus chaudement, et parce que l'odeur du bois chasse la vermine. En outre, les ripnes pourrissent plus lentement que la paille, et le fumier qu'on obüent de cette facon convient très b.en aux terres fortes.
.. Une poule ordinaire peut pondre envire 500 œnfs dans ça vie.
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LE LIVRE DU COLON où)
La 1ère année, elle pond de 16 à 20 œufs.
La ?e année, elle pond de 106 à 120 œufs.
La 3e année, elle pond de 120 à 135 œufs.
La 4e année, elle pond de 106 à 115 œufs.
La 5e année, elle pond de 60 à 80 œufs, La 6e année, elle pond de 50 à 60 œufs.
année, elle pond de 35 à 40 œufs.
La 8e année, elle pond de 15 à 20 œufs.
La 9e année, elle pond de 1 à 10 œufs.
La ‘e
Il ny a donc pas de profit à garder des poules plus de quatre ans.
Plusieurs poules ont le défaut de manger des oeufs. Il suffit, pour les décoûter à Jamais de cette habitude, de faire tremper dans l’huile de charbon (huile à lampe) deux ou trois œufs qu’on laisse à leur portée.
Pour détruire la vermine d’un poulailler on l'empêcher d’y venir, il suffit de barbou ler de temps en temps les juchoirs, nids, ete., avec un peu d’huile de charbon. On en met aussi un peu dans les plumes des volailles qui ont des poux ; ça ne les incommode pas. On met aussi de la cendre dans des boîtes en bois à portée des poules, On blanchit à ja chaux, chaque annéa, à poulailler, :
Engrais et fumier
Aussitôt qu'il aura bâti son écurie, le colon choisira une place bien sèche pour + mettre le fumier. ‘il peut recouvrir cet endroit avec un toit d’écorce ou de croute tant mieux.
On dit bien que les terres neuves n'ont pas besoin d’être engraissées, parce qu’elles sont déjà riches en humus, ou en terreau. Mais c'est comme si on disait qu'un millionnaire n’a pas besoin d'argent,
Ce n'est pas quand une terre est ruinée qu'il faut songer à l'engraisser, ct le colon qui se metira cette vérité-là dans la tête dès la première année n’aura jamais besoin de vendre sa terre pour émigr
Prenez done pour ligne de conduite de payer vos deites.
Quand vous enlevez une récolte à votre terre, c’est un emprunt
que vous Jui faites, car vous lui prenez un peu de sa richesse, En la payant de suite, en bon fumier, vous êtes quitte, mais si vous attendez deux, quatre ou dix ans, vous aurez à payer des intérêts tellement élevés que vous n’en finirez plus.
Donc, dès la première année, dites vous que voire tas de fumier est un petit Klondyke : avez-en soin comme d'un tr'sor et vous n’aurez jamais besoin d’acheter des engrais chimiques de #30 à #40 la tonne, comme on le fait dans les vicilles paroisses Pour ramener des terres épuisées, parce qu'on a attendu trop longtemps avant de es engraisser,
Un culivateur peut se passer de ces engrais chimiques s’il a soin, dès le commencement, de ramasser tous les engrais qui se trouvent à sa portée : cendres, suie de poêle, os, raclures de rigole:, fruits pourris, mauvaises herbes, sarclages, feuilles mortes, bran de scie, balayures, déchets de boucherie, vicilles guenilles, pailles pourries, ete., et d’arroser ces monceaux de richesses avec des eaux de lessive, eaux de savon, eaux sales de toute sorte, urines, etc., sans parler que Ça tiendra les alentours de la maison beaucoup plus propres. On recommande à ce propos de placer un vieux baril à la porte de la cuisine pour y jeter tous les déchets, et quand le baril est plein de le verser sur le tas de fumier, Ajoutez de temps en temps un peu de terre à ce tas d’ordures : ca le grossira d'autant, et bientôt la masse entière vous donnera un compost d'autant meilleur que la terre absorbe micux les gaz et les sels, qui s'évaporeraient sans cette précaution.
Encore une fois, songez à cela dès maintenant : plus tard il stra trop tard de reconnaître que sans engrais on ne peut rien faire en agriculture. Auprès de ce tas de fumier, où en tout autre endroit convenable, placez des latrines. En attendant mieux, contentez-vous d’une boîte d'emballage dans laquelle vous percez un ou deux trous, et dans laquelle vous mettez une couche de fumier de cheval où de terre pour absorber les urines.
En mettant une bonne cramne de fer à un bout de cette boite, vous pourrez la faire traîner par un cheval sur une de vos pièces de terre pour la vider. Afin d'empêcher les mauvaises odeurs qui peuvent se répandre du tas de fumier ou des latrines, fous pourrez ÿ jet r de temps en temps un peu de charbon de
esse, En Si Vous
intérêts
» tas de n tr'sor ques de aroisses
du trop
es s’il a s qui se de rigomortes, lenilles, es avec e sorte, maison acer un léchets, . Ajou- : Ça le era un
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1x tard it rien n tout nmdant quelle °z une irines.
\ cette de vos vaises rines,
on de
LE LIVRE DU COLON il
bois, écrasé en poudre. Remarquons, cn passant, que, pour cette opération, la tourbe ou la terre de savane est préférable.
Contrairement à ce que font plusieurs colons, ne mélangez pas vos cendres avec le fumier de vos étables, mais recusillez-les soigneusement à part. Vous n’ignorez pas que cest un engrais merveilleux, mais encore faut-il en avoir soin. La cendre qui a servi à la lessive mérite aussi d’être conservée pour engrais ; elle convient surtout aux jardinages et aux prairies. Surtout, n'allez amais vendre votre cendre à moins d'y être forcé par une cxtrème nécessité, car ceux qui vous l’achèteraient même au prix de %5 cents le minot seraient les premiers à se moquer de vous.
2e PARTIE