‹ Le livre du compagnonage (volume 2)Chapitre 55 sur 67 · LES ADIEUX DE DEUX COMPAGNONS · texte numérisé non relu

LES ADIEUX DE DEUX COMPAGNONS

Air : De la Briffant'ine.

La providence

Lia jadis.

Dans la Provence,

Deux vrais amis ;

Ils voyagèrent

Tous deux long-temps,

Puis se quittèrent

Un beau printemps. ( bis 2 fris.)

Dans ses alarmes,

L'un des deux fit

Couler des larmes

Par ce récit :

« Mon tendre frère,

« Nous nous quittons,

'e Plus sur la terre

c Ne nous verrons, {ois. 2 fois.)

« Dans ta chaumière

€ Près de ta mère « Oui t'aime tant; c Près de la mienne c Je vais aussi, c Calmer sa peine « Et son souci.

« B?08 D0? campagnes, « Chacun étant, c Eaux et montagnes « Nous séparant.

« Lors notre absence « Est un devoir, « Plus d'espérance « De se revoir.

« Maïs la pensée « Que les tyrans « Ont accusée, « Dans tous les temps € Par son essence, € Unit soudain, « D'intelligence, « Le genre humain.

c On peut par elle « Se réunir, « Et d'un saint zèle « S'entretenir.

« le tour de France, « Les Compagnons, « Par sa puissance, € Nous les verrons.

« Ami sincère, < Heureux retour! »

L'autre à son frère, Même discours.....

Lors s'approchèrent Et s'embrassant, Tous deux pleurèrent Amèrement.

Us se quittèrent, Ces cœurs aimants, Qui tant montrèrent De beaux penchants.

Le tour de France Aimait à voir, En eux constance, Bonté, savoir.

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