LES ADIEUX DE DEUX COMPAGNONS
Air : De la Briffant'ine.
La providence
Lia jadis.
Dans la Provence,
Deux vrais amis ;
Ils voyagèrent
Tous deux long-temps,
Puis se quittèrent
Un beau printemps. ( bis 2 fris.)
Dans ses alarmes,
L'un des deux fit
Couler des larmes
Par ce récit :
« Mon tendre frère,
« Nous nous quittons,
'e Plus sur la terre
c Ne nous verrons, {ois. 2 fois.)
« Dans ta chaumière
€ Près de ta mère « Oui t'aime tant; c Près de la mienne c Je vais aussi, c Calmer sa peine « Et son souci.
« B?08 D0? campagnes, « Chacun étant, c Eaux et montagnes « Nous séparant.
« Lors notre absence « Est un devoir, « Plus d'espérance « De se revoir.
« Maïs la pensée « Que les tyrans « Ont accusée, « Dans tous les temps € Par son essence, € Unit soudain, « D'intelligence, « Le genre humain.
c On peut par elle « Se réunir, « Et d'un saint zèle « S'entretenir.
« le tour de France, « Les Compagnons, « Par sa puissance, € Nous les verrons.
« Ami sincère, < Heureux retour! »
L'autre à son frère, Même discours.....
Lors s'approchèrent Et s'embrassant, Tous deux pleurèrent Amèrement.
Us se quittèrent, Ces cœurs aimants, Qui tant montrèrent De beaux penchants.
Le tour de France Aimait à voir, En eux constance, Bonté, savoir.