LES QUATRE SAISONS
Après quelques jours de souffrance D un hiver triste et sans attraits, L'aimable printemps recommence, Célébrons ses heureux bienfaits.
Aux noirs frimats, à la froidure Succède un soleil radieux, Et tout nous dit dans la nature :
« Partez tous Compagnons joyeux. »
Du bruit de nos chants de conduite .
. Déjà les airs ont retenti :
Adieu ! Ton s'embrasse, on se quitte, Adieu! l'on part on est parti....* Cessez vos pleurs, jeunes amantes, Nous recherchons les vrais talents; Sachez toujours être constantes, Nous saurons vous être constants.
Si le printemps fait tout éclore.
L'été vient le mûrir après.
Aux suaves parfums de Flore Succèdent les dons de Cérès.
En tout lieu la terre embrasée If ous montre sa fécondité.
Du soleil et de la rosée.
EU» tient sa fertilité.
Sauvent au \ey& àtil'àùfdrê On voit de lestes Compagndns, Pleins de l'ardeur qiri tes deVdreV Traverser pleines et vallons.
A midi sous un frais ombragé, Ils évitent les feux du tour.
S'ils révent, c'est à ïefcr voyage, Ou peut-être encore à rameur.
Sur de riants coteaux , râiftomnè ' Nous promet le nectar divin.
On voit dans des vergers, Pomone Un panier de fruits à la main , Bacchus à l'ombre d'une treille, Avec les jeux et les amours, Célèbre en vidant sa bouteille' L'agrément des derniers beaux1 jours:
Déjà de la campagne aimable" Les dieux des champs ont déserté.
Déjà vers TOlimpe inolntuable Flore et Zéphir ont remonté.
Aquilon étend son enipïre, Dessèche les dernières fleurs Oui se fanant; semblent nous 'dite :
Hâtez-votis, jeunes voyageurs. , « Le règne delà mort commence.
Ihi sombré empire des frimats L'ouragan déchaîné S'élance.
Mugit et fond sur nos climats.
Tout a changé dans la nature Et semble être mort sans retour.
Plus de berceaux, plus de verdure, Plus de rossignor , plus d'amour. »
Pâr&otfRGtJiGWft La FltitaT*.
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