ET CE QU IL DOIT SUIE
Par les lettres et les cbaniODS qui précèdent , 4m peEt comprendre qu'il se fak un travail in^mense dan^ le CompacaonagetLa traditi^on j^att aux Compagnons et les flatte singulièrement, «t pfMirtaot ils jettent les yeux au loin dans l'avenir et rêvent progrès et réformes sociales.
Les hommes se disputent, se contrarient pour des f4Uilîtés. et ils se comprennent facilement sur de grai^des choses de princines. Parler contre la fabuleuse antiquité de leurs origines, contre leurs vieux usages, quelque mauvais qu'ils soient; contre leurs prétendus titres et BrivilQges, vous les Uessez.protbi^dément; parlez k ces mêmes hommes de leurs intérêts communs;* de la nécessité où ils sont de se réunir et de s'entendre pour se rendre plus forts et plus heureux, ils vous écouteront sans jieÂne, ils vous comprendront avec plaisir.
je suis «e|)endant forcé de toucher aux choses par où les hommes sont le plus sensibles ; je dois parler librement du passé et blâmer ce qui me parait blâmable, afln d'être plus à mon aise en parl^ de l'avenir et en proposant ce 4ue je .crois juste « utile et bon.
On doit se pénétrer de cette vérité que tC|us les hommes sont frères, et que les plus noi d^entce eux '§o&t ceux q^i ont les plus '*^
reux sentiments et oui se montrent les plus dévoués à leurs semblables. Ayant admis ces principes qui sont Vrais pour les individus, disons ()u*une Société ne doit pas non plus se
£ revaloir de son ancienneté pour abaisser et umilier une autre Société; Pancienneté n'est rien par elle-même, et si au lieu d'expérience, de modération et de sagesse, elle ne donne
Î[u'une fierté insolente et ridicule à ceux qui a possèdent, ellQ est un mal; il faut alors en démontrer toute Tinsuffisance, et saper se$ folles prétentions.
Nous avons à parler du Gompagnonage et I remonter, si cela est possible, à sa véritable source, à son origine; cette origine remontet-elle à la fondation du temple de Salomon ?
Les Compagnons, sans être à même d'en don^ ner des preuves suffisantes, disent : oui; et les savants, sans avoir daigné examiner sérieusement la chose, disent : non. Les Compagnons, tout versés dans les travaux manuels et dans ce qui se rapporte spécialement à leurs industries, n'ont |H)int écrit leur histoire, et ceux 2ui font métier d'écrire l'histoire, ont laissé e côté la vie de l'ouvrier comme une chose trop chétive pour les occuper. Us nous parlent cependant de diverses associations connues en Egypte et en Syrie, dont les membres se nommaient Thérapeutes. Pharisiens, Saducéens, Esséniens, etc. Ces oerniers surtout, si nous en croyons Joseph, historien juif, et Phîlon, savant de la même nation, qui écrivait trente ans avant la naissance de Jésus^hrist, auraient existé dès la plus haute antiquité en association dans la Judée. Il y avait chez les
Esséniens des initiations, des cérémonies, des secrets, plusieurs ordres hiérarchique, et, il fallait, avant d*arriYer à un ordre quelconque, un an de noviciat. Le chef de l'association était élu par tous les associés, et à la pluralité des Toix; tous les membres vivaient en commun et en fi'ères* Quand deux d'entre eux se rencontraient pour la première fois, quoiqu'ils ne se fussent connus en aucune manière, ils se traitaient comme des vieux amis. Le membre qui se comportait mal avec ses frères, n'était ni mis en prison ni puni de mort, mais chassé honteusement de la Communauté, laquelle le repoussait à jamais; je sais que cette association n'est pas le dompagnonage, mais elle j ressemble sous beaucoup de rapports.
Puisqu'on nou« a laissé des détails sur les Esséniens, les Saducéens et tant d'autres sectes, on aurait dû nous en laisser également sur les ouvriers de l'antiquité.
Comment vivaient les ouvriers qui ont élevé les pyramides et les temples gigantesques de la vieille Egypte? Comment vivaient ceux qui ont bâli les remparts tant vantés de la riche Babylone ? Comment vivaient ceux qui créèrent les monuments de Palmyre et de Balbec, dont les ruines immenses saisissent d'étonnement et invitent aux profondes méditations ? Comment vivaient ceux qui dressèrent le parthénon d'Athène, le tombeau de Mausole, le colisée romain, et le temple de Salomon , célèbre dans Funivers ? Vivaient-ils en associations ? Se transportaient- ils en masse d'un lieu'A ira autre quand il s'agissait de grandes const"**''tions, ou bien isolément et un à un? Persi
né le sait, ni les historiens, ni les archéAk^ves^
ni les philosophes.
Demander seulement comment rivaient les ouvriers qui bâtirent Notre-Dame de Paris, ou la cathédrale de Chartre, ou celle de tlouen et tant de rieux et solides ponts répandus çà et là sur la terre de France? On vous répondra avec beaucoup de peine quelques mots sur Mattte Bon-Œil, tailleur de pierre disting[ué, qui, aprîs avoir achevé Notre-Dame de Paris , partit en 1370 pour Upsal en Suède, avec des Compagnons et des bacheliers ; on tiourra sPétendre autant sur les frères pontifis ou râiseurs de ponti, â la tête desquels marchait, en 1180, saint Be« nezet , jeune oerger du Vivarais.
Si nous interrogions les Allemands et les Italiens, les uns pourraient nous dire quelque chose des Compagnons constructeurs des cathé* ~clra1es de Cologne et de Strasbçurç; les autres, de celle de Milan. Si nous remontions dans la plus haute antiquité, la bible et les chroniques assiriennes et égyptiennes, nous diraient qu'à la construction de tels et tels monuments, les ouvriers étaient très-nombreux et divisés en plusieurs ordres ou catégories; mais tout cela est fort incomplet, et ne nous apprend pas comment les ouvriers vlTaient, comment leurs associations se sont fermées, organisées et perpétuées de siècle en siècle.
Dans tous les temps on s'est occupé des monuments, de leurs dispositions ^ de leurs destinalions^de leurs transformations successives et de leurs moindres débris; on a parlé de tout cela bien lons^uement et plus ou moins savam-
"'^t; mais des ouvriers , qui, à force de génie
et âe constance, ont életé ces grandes massa» de pierres, de bois et de métaux, on n'en a ja- !mais rien dit de bien positif et de yraiment sa^ Aisf^isant. Il y a là de Tingratitude; pourquoi idédaigner une 'partie si nombreuse et si utile idu peuple?
Comme dans les pays d'Orient on a tu de rtout temps des associations religieuses et mys^ itiques, les ouvriers ont commencé là à connaître ces sortes d'associations , et depuis ils les I ont toujours nratiquées. Les constructeurs de ! tant de temples et de tant de palais , étaient associés à peu près comme les ïsséniens; ils ' avaient des noviciats, des initiations, des tè-^ tes particulières, des secrets, des reconnaissances ; et, quel que fut le nom dont ils se paraient» ils constituaient le vrai Compa^nonage. Le
d'abord, l'ai cessé de croire ensuite, et aprè$ avoir feuilleté bien des volumes et m^étre livré â un examen plus approfondi, ma première croyance ne me parait plus absurde et con* traire à la vérité. Si, du moins, le Compagnon nage n'a pas été inventé là, il a pu y recevoir une forme, une organisation plus parfaite.
Du temps de Samuel, la Judée avait trèspeu d'ouvriers; les Juifs, amis de l'agriculture et des troupeaux , ignoraient les arts et l'industrie. Du temps du roi David, on forma des ouvriers dans le pays d'Israël, et l'on en fit Tenir des pays étrangers. Du temos de Salomon, son nls, encore plus; car, si 1 on en cr la bible, les ouvriers qui travaillèrent au te
pie, étaient innombrables. Tous ces récits oai
paraissent exagérés, et peuvent Tétre; mais nous considérons que dans des temps , si loii de nous 9 on n^ayait pas nos procédés expéditii pour couper les bois et la pierre; que les hom mes n^étaient pas éguillonés par la coocarreoce; qu'on était dans des pays très-mool ^neux, qu'on manquait de machines et puissants moyens de translation; qu'il fallait porter sur les épaules tout ce qui pouvait porter ainsi^ et rouler sur des morceaux Dois cylindriques au travers de longs espai inégaux, les pierres énormes qu'on retirait d4 carrières profondes; qu'on réfléchisse à tout! cela, et les récits de la bible paraîtront moinsl exagérés. Calculez seulement combien il a fallu] de journées d'ouvriers pour transporter robé-j lisgue de Louqsor, de la Seine à son piédestalf qui n'en est cependant pas éloigné, vous verrez que^ malgré toutes les inventions et tous /es] avantages que nous possédons, il en fallut beaucoup, et vous comprendrez que cette pierre a! coûté immensément. Je dis donc, que les lem-i pies, que les palais, que les murs de Jérusalem furent bâtis par des ouvriers du pays et par des] étrangers en plus grand nombre; que les villes I de Palmyre et de Balbec, qui renfermaient tant de merveilles et dont les orientaux attribuent la fondation à Salomon, furent encore bâtira par les mAmes mains; que tout ce que Ton vit^ et de grand et de beau^ soit en Judée, soit Syrie, soit en Babylonie, soit en Egypte, î en Grèce, soit à Rome, fut fait par des asso-i1 çiations d'ouvriers, par des Compagnons; e ' Ils n étaient certainement pas dirigés par di
..J9ai»^ablc6 eiifapcipKeaeurs, nai* df^s îiidHsirMs intrig^nU dont îéfiqdm sec, dont Tâme frjM4e n'ont que For |»0ur tlicai et pour mobile.
(^ CoD^ptagûooage était quelque cbo^ de permanent, de vaçabon, de CQ&mopoiite; il te transportait retigieusemeat d'up lieu à uii .autre; il allait partout où liP$ gfands travacip. <le construction Tapp^^ait; il avait des chefs ^ris diajps son sein, qui ne |e quittaient janiaifi, «h^fe dont les arts, les sciences et \?t gktine liaient leurs seules passiioas, Ifeur seul fiinoiir» .^mour qui les f^uidait conslavimeot çt si irnHiy Cous Içs jours de leur vie.
Pu'imp^rte que la Judée ft lai Syrie^oespaj^s .originaires dq Coœudgciona^e, soient pa$sîs ,«ous la d^rmioation siioce^iye 4^s È^yptieQiS, ^es 3yrieas, des Per^, des Oteos, des Kotuaios I ^t des Turcs. I^es conquérants c^sp^r^^ient \q$ iiommes, renversaient les roonùmept^; puis> t'0rage passé, les pfiisibles ouvriers >ef réunissaient eneore-çt relevaient ce que des ||^t)ierrie?s farjéuoH^ avaient jeté par terre. Et c'est cep^n- «dant à ces d^miei's seulefioteat que jed faisforieqs, que les po^es prodiguent leurs veilles «t dis^Bsent les couronnes et la giloiro , pea- <)ant qu'ils laissent dans un injuste aâbbli , les hommes plus laborieux et plus utiles, qui, f^r leurs travaux rarement interrompus, effacent les traces des crimes, des ravages et de la dé- ;soIatiun. Cela prouve que Tor a été dans tous ^\es lieux et dains tous les temps entre les mâiUs les moins pures et les moins bienfaisantes, et que la masse des artistes et des savants fut toù*
i'^. jours vaine, ambitieuse et corruptible.
^t Si Ton me demandait si le ÇiÇl^p-^ùo
8*ést point modifié dans son langage, dans ms formes et dans ses cérémonies, je répondrais qu'il a nécessairement subi Pinfluence clés lieux ti des temps: il est chrétien en France, il a été hébreux et payen dans la Judée et la Syrie i ; de nos jours il va à la messe, il célèbre les fêtes de Pâques, de Toussaint, de Noël, etc., etc. An- 'Ciennement il faisait le Sabbat et fêtait des jours qu'il ne fête plus, et d'autres jours qu^ii fête «ncore. Le fond du Gompagnonage a toujours été fraternel, religieux; de là Tient sa longue existence. Mais comment est-il passé du judaïsme et du paganisme au christianisme? de rOrient en Occident? de l'Asie en Europe?
^mmeot a-t-il pu se répandre en France, en Allemagne^ en Italie et ailleurs? Nous allons^ essayer de le dire, mais il faut prendre la chose d'un peu haut; il faut remonter aux -croisades.
En 1095^ six cent mille hommes se croise- Tent et partirent en armes et en tumulte pour aller déliTrer le tombeau de Jésus-Christ; mais il ne faut pas croire que tous ces intrépides chrétiens fussent comtes, barons, ducs, etc., etc. ; il se trouvait parmi eux beaucoup de serfs, •deyilains, de manants, je veux dire de gens soi-disant sans noblesse, des valets ^ des
pondu à cela ce pen de mots : « On a nue rellçion avant d^aToir vn étal, et notre Compa^nonag^e reçoit les nommes dans son -tein sans ioierroger leurs croyances reliffieoses; il tait de )i 4|pe le CoropasBonafleaitoiQonrs fini par être de la religion do pays od il »e recmtail. » Je v'ai rien à «jouter aux parole» de»
'^^pasnons deNiraet.
paysans et des artisans. £h! n^en fallait-il pas * pour ouvrir des routes, construire des ponts, ^* des ibrtifications, et les machines de guerre qui " défendent ou attaquent les places en ouvrant la I brèche par où les combattants doivent passer. '' On ne connaissait point a'ors les canons, et les ^ sièges étaient communément d'une longueur ' extrême; cependant, quatre ans après leur déf part d'Occicient, les croisés avaient conquis 'a t' cité sainte et planté leurs drapeaux sur ses f murs sanglants; ils étaient maître de la Judée ^ et de presque toute la Syrie.
I A cette epoaue on vit se former dans Jéru- ' salem, à c(^té ne Tassociation religieuse et guer- ' rière des chevaliers de Phôpitai de Saint-Jean : qu'on appela plus tard chevaliers de Malte; ^ celle des chevaliers du Temple, connus sous le nom de Templiers; les ouvriers de la France, ' en contact avec les ouvriers nomades de l'Orient, très-habiles en théorie et en pratique, prirent bientôt d'eux des connaissances prorondes dans l'art de construire, et de plus, des formes d'association qu'ils n'avaient jamais connues. Dans la cité de Jérusalem, près du tombeau de Jésus-Christ et des restes du tem- , pie de Salomon , de ce roi juif, dont le nom est resté vénéré dans ces brûlantes contrées, ils s'associèrent aussi , ils adoptèrent le vieux Compagnonage qu'ils trouvèrent tout fait et qu'ils chrétiennisèrent un peu.
Les tailleurs de pierre, les premiers, se formèrent en société; ils furent Compagnons:
Etrangers et enfants de Salomon; les menuisiers ou charpentiers en nienu, et les serruriers qu'on nommait encore forgerons , suivirent -*'-
près; ils furent Compagnons de la Liberté, et reeoQourent également Salomon pour père.
Le nom de Compa^oneïra/i^^r, qui coa?enaît si bien aux anciens constructeurs de lait de monuments dont il ne reste plus que d^ vestiges , ne convenait pas moins à des ouvriers de la France associt^s dans des contrées si loijitaines. Le nom de Compagnon de la liberté n'était pas déplacé non plus; car, dans les psgrs de despotisme et de tyrannie, les petits s^uoi»sent tant qu'ils peuvent et se soustraleat à Te»clavage et à la misère au nom (le la liberté; et puis, pour ces associations ordinairement si pacifiques et reconnues si utiles pai* leurs travaux, le mot de liberté signifiait encore qu'elles étaient libres, qu'elles jouissaient de certaines fraochises , qu'elles étaient autant dire indé()eiidanto des autorités civiles et mi itaires.Ainsi,eii All^ magne on appela les associés tailleurs de pierre, Maçons francs, ou Francs maço/u. Cependant les Compagnons de la France , en Judée et en Syrie, comme '«s moines guerriers^furent armés; comme eux ils portèrent l'épée; dans un pays que Ton colonise, tous les artisans constructeurs et co onisateurs sont soldats an besoin, il faxit protéger les travaux de la colonie. Si de nos jouis on met entre les mains de ces hommes (comne aux colons de l'AJgérie) des armes, à feu,^ on ne pouvait mettre a'ors, par les raisons les plus
aussi, il n'y a pas encore bien long-tem[>$^ cbacua le sait. Mais ce droit leur fut conquis dans la Palestine, il ne put leur venir que de là.
Ainsi, les tailleurs de pierre, les charpentiers en tfietiu et les ouvriers des forges, apportèrent en France, avec le Compagnonage d'origine Jadéenne, dont les formes étaient nenves pour nm c'imats , les goûts les p^us hardis et des conmdsssrnces profondes dans Part de construire. 'Cefnt à la suite des croisades qu'on vtt s^élever tant de cathédrales aux Yongnes flèches, char- ^géesde tontes parts d^ornements et de sculptures originales, et embellies dans leurs intérieurs de chaires à jprécher et autres boiseries si remariquablesl te fût en ce temps que Paris, Chartres, 'iVouen, Saint-Quentin^ taon, élevèrent leurg cathédrales colossa!e$; queritaHe, PAlIemagne virent s'élever des constructions si grandi(yses, que rOrient sema^ par le Compagnonage et par
que
France avant les croisades , et ceux que Ton fit immédiatement après, on ne sera pas tenté de me contredire.
Les ouvriers allemands nui bâtirent les cathédrales de Cologne et de Strasbourg, dans le courant du 13* siècle, étaient associés; i's se nommaient francs maçons^otL maçons francs, où maçons libres; car tous ces noms signifiaient la même chose; les statuts de leur association^ dite frano-maçonnerie, étaient tecpeis; elle admettait successivement aux grades d'apprenti, de compagnon et de maître, grades qui répondaient à cejux des Compagnons ff9iù<^\s. Elle avait des fMes, des cérémonîps , des signes , des attouchements et des motr tkuUers pour se reeonnaltre. Son but et
former 9 en excitant Témulation, des artistes habiles^ et de donner du bien-être à tous les associés; le Compagnonage, en France, avait encore le même but. Cette Association de francs maçons allemands qui taillaient la pierre et élevaient les cathédrales, n'existe plus, mais elle a donné naissance à la franc-maçonnerie des symboles, répandue de nos jours sur tous les points du monde. Pour prouver aue pour appuyer des folles prétentions je n^invente i>as des fables à plaisir, j'emprunte à l'histoire d'Allemagne^, par M. Lebas et publiée dans la
siècles l'art fut déplacé, et passa des mains des moines dans celles des laïques, ces derniers, à l'exemple de leurs devanciers, liés entr'eux dans tous les pays par une confraternité qui leur assurait aide et secours, ou bien encore, à l'imitation des artistes byzantins et arabes qui avaient continué les corporations romaines, s'unirent entre eux, formèrent une confrérie qui se reconnaissait à certains signes et cachait au vulgaire les règles de son art. En Allemagne cette association, déjà commencée par les architectes de la cathédrale de Cologne >, nese
^ Torae 2, page 42 U M Lebas a beaaeoap paisé daus la Det>rNplion de la Cathédrale de Cologne, par Boiœrëe, et dans VHittoire de l'Architecture, par Sliesliz; ces deux oofrag(» soot â la bibllolbëqae royale, le preoiier est tradailen fiançais, leseeondesl eiicor<^eD allemand et mannserll. Let Cora.iaguons qui voudraient le lire derront se faire aider dlm camarade allemand.
* Non par l«s archUeetet, ear ee mot nVlalt point d^otaset is par les tailleun de pierre. Mailre Gérard, le directeur de
répandit généralement aue du temps d'Erwin de Steinbach , à la fin au treizième siècle. Les membres qui la composaient se divisaient en maîtres et en compagnons^ et se donnaîeot le nom de francs-maçons, à cause de certains priYÎl^es dont jouissait le métier de maçon ^ Cette association se divisait à son tour en associations parliculières qui portaient le titre de loges, du nom donné à Fhabitation de Tarchitecte * près de chaque édifice en construction. , Les statuts de la franc- maçonnerie étaient tenus secrets; avant d^étre reçus, les frères :s'engageaient sous serment à Tobéissance et à garder un silence absolu sur tout ce qui concernait leur union. L^ maximes de Vart iie devaient jamais être écrites; elles étaient exprimées par des figures symboliques empruntées à la géométrie ou bien aux instruments d'architecture et de maçonnage , et la connaissance de ces symboles n'était communiauée qu'aux seuls inities* Cette absence de toute leçon écrite avait le double avantage de conserver l'art, comme une chose sacrée, au-dessus de la portée du vul-
faire, qui l'eût profanée et affaiblie, et de forcer l'apprentissage pratique tous ceux qui voulaient devenir artistes. On n'était reçu francmaçon qu'après avoir fait des preuves de malce grand tratall, n*est conna, dam les papiers do temps, qae eomme lailleor de pierre; il en est de même de maitreBoaau, direeteur des travaux de la cathédrale de Paris.
« u mol de maçon et celai de AalUcnr de pierre sisnlfialent la même cbose, il en est encore de même dans plnsienrs pro- Tluces méridionales.
9 On entendra dorénavant par les arrbitedes les maîtres Datons et les compagnons chargés de diriger les tnrranx d*Qa édiftee.
\iim daM nv «xamen d'aotrait p1«» «évère «I d^attiant frfiM seri»piilfux, qu« la cc^ofVârie ré* pondliildu talent de ara iMmbres, </<p«f^iuiii< sou¥êmi Ses maWre$y le$ eanducteurB, Uê compagnons «fà\ devaitnt «BtrffHYndre un édifiée, ka encourageatit, lea néDrimandaat et ka puDîaaaiit aèlèa le mérite de leur oay»h^. L'eaprit mailiéia^tique des airebiteolea dii noyen^fje, «e veyûit le bien et le beau et renaemble quf dana la symétrie, Tordre et Pharmonie des parliea^ aviaa de somneCtre à des règlea inTiotablea, HOihaeulenient la conduite dé Ifartiate, mais encore la conduite morale des fra^ies-maçoDa, La rie de chacun^ derait être relig^ieiise, hoonéte et tranquitie. Ud règlement maçonnique fait à Torgrau. en 1462, par Ira maltrea de Magdebottrg , d^Halberatadt , d'Hildeçibeim* etc. eonaeri^é de noa jours k Bocbllta, eit reate coraide un cnneux monument des atatuts de PAsaoeisati^Li Les rapporta les plus inifM^rtanta comme le» plus inaigniiraiîta en appafenee des ^^chitteies * et dea ouvriera, y sont atl>îcieinent réglés , «ans menace incesaaaite de punitibn; et oitte punUion n*était rien moiaa^ en ptusl<)nra cas, que d0 se wr expulaé de la confrérie coi^inë mam^ds iujet, ou déclaré amina honneur. Le mensonge, la calomnie, reo?ie, une vie débauchée étaient ^ chez les CénipagnonSf punis par le renyoi, et tout porte à croire qo^une pareille condamnatioD lèS' privait de leiàT métier. Chez les Maîtres, ces mêmes fautes amenaient le même réaultat :
' J*al étik dit q#Mi ne coDosIttait point M d?»cblledfl^ ai«1» des aiMcifë ploi «n «Miins elt? e$ dau kt ordrai et dé* peudaol toujours de raiMcUUoii.
îU étaiciit auffêî déclaré» satu honneur, ta iQoindre négligeoce dans te tpavaii, et jusque d9Ps rentretien des iDstoumeoU ft des ^ulils, élait ^àlemeiil; pqme de peines déterRiieéeB* lieux tlribunaiix, Tun supà^isur et Tautre inférieur, coonaissaient àtè délits et jugeaieni tous les différends. Le premier de ces tribunaux siégeait tous les trois ans, dans le chef-lieu de chaque confrérie particulière; le second se tenait dans la loge de Farchitecte, qualifiée de Ueu séteré; enfin la grande loge de Strasbourg prononçait en dernier ressort sur toutes les causes. Les maximes symbioliques ne servaient pas seulement à exprimer les maximes de Tari en général , elles étaient eneore employées comme signature par les maîtres et les ouvriers, q^ii devaient signer de leur marque fMirticulière chaque pièce d^ou¥rage> afin d'en faire connaître rauteur. Ces Quémes signes variés à Tinfini, servaient de clef à l'explication de Pédifice.
Au reste, si comme tout porte à le croire, une croyance plus élevée que celle du vulgaire avait
qu'à nos jours dans l'institution vnic^uement morale delà frano^magonnerie moderne.
« L'Association franc-maçonnique comptait quatre loges principales : la loge de Strasbourg^ la loge de Cologne, la lo^ de vienne et celle de Zurick. La première a?ait vingt-doux loges du midi de l'Allemagne sous sa dépendance; la se-»
Sodé, toutes les loges des pays du Rhia; laA~^ ^nci eelles d'Autriche, de w^me et M
ftie ; enftn la quatrième, les loges de la Suisse. La loge de Strasbourg avait en même temps la suprématie générale sur toutes les autres, et Farchitecte en chef de la cathédrale était toujours le grand-maltre des francs-maçons d'Allemagne. Mais au seizième siècle, Tesprit qui avait animé la confrérie s^était [)eu à peu retjré d'elle avec la science qu'elle avait été amenée à négliger tant par sa ))ropre faute que par suite dfts événements politiques. Le style de la renaissance qui vint s'opposer au style gothique alors dans sa période décroissante, et qui nit favorablement accueilli en Allemagne , fit bientôt regarder les préceptes de Part du moyenâge et de la firane-maçonnerie comme ruinés et usés; et quand à la fin du dix-septième siècle, une décision de la diètti impériale rompit les relations des loges d'Allemagne avec la loge de Strasbourg . parce que celte ville était devenue française, rassociation se trouva sans chef et ne se hâta pas d'en choisir un autre. Enfin , en 1731, une autre décision de la diète ayant défendu de tenir les règles de l'art secrètes comme par le passé, la franc-maçonnerie se trouva dissoute de fait, puisqu'elle n'avait plus de but, et elle disparut entièrement en tant qu'institution ayant l'art pour objet. »
Voilà comment s'expliquent, dans des ouvrages très-estimés , des écrivains pleins de sagesse et de profondeur.
J'ajouterai que les plus haut placés d'entre les anciens associés, ayant acquis des richesses, se sentirent de l'ambition au coeur; l'architeeture ne fut plus Tobjet de toutes leurs pensées, ils aimèrrat à fréquenter des gens étrangers à
leur art et d'une conditioo quelquefois élevée.
philosophique ^y ayant déjà un commencement d^existence, se constitua définitivement, s^é^ tendit à Tinfini, et du simple elle passa au fi-
la droiture, le niveau celui de l'égalité, le maillet celui de la puissance. Dieu fut appelé le grand architecte; les discours en prose et en
^ Celte assoelatloo Iramformée ainsi , ne répondant pins aux besoins desoovriers, ceux ci fondèrent une société noavelie, dite des Compagnons Maçons étrangers. Cette société d^ou- Triers,éludaDt l'ordonnance impériale de 1731, sVlenditdans Tombre et le silence. Elle finit etifin par se montrer au grand joar, par Iroaver une sorte de liberté et conquérir son droit de cité. \a» villes de Brème, Lnbeck, Hambourg, Rosiocfc, Berlin, Lunrbourg, Brunswick, Sigeberg, Danlzick, Leipzick,Gopenbaçue, etc., connaisseut les Compagnons Maçons étrangers. Mais dans ces derniers temps, en Tannée 1839 et en Tannée 1840, des contestations s'etanl élevées entre les Compagnons et les maîtres, Tanturil^ e»t inlerveune, les Compagnons ont été condamnés à des peines sévères, et la dissolution de leur société a été prononcée.
ai Ton en croit an arUcle du Journal tte Franfifort, du 14 décembre 184U, qie le Constitutionnel a reproduit dans son supplément dn 81 du même mois, /«/ Etrangers se eomporleraient fort mal; le Journal d'yUlemagne, écho des Propriétaires, les accuse hautement d'actions criminelles : J*aurais besoin dVntendre la défepse des accusés pour pouvoir apprécier justement cette affaire. Les ouvriers, je le sais, bien sonvent manquent au devoir et tombent dans la barbarie; mais ceux qui vivent de leurs labeurs, je le sais aussi, sont souvent des calomniateurs infâmes. Il faut se défier de leurs accusations trop intéressées. On a vu dans ce volume, page 99, de quelle sorte M. Hippolyle Lneas a traité des rapports des r*^pagnons avec les maîtres : je le répète, il faut se dèfin accusations que t*on porte sans cesse contre les oavrien.
— las —
Ters, relatifs à Tassociatioii, prirent le nom de pièces d*arcfaîtecture. Cn général , dans les ban-
ÏuetSj on appela les aliments deis matériaux, e pain fat la pierre; le sel et le poirre fàretat le sable; la ftmrcfaélie ftrt la piocne; la rtriller fût la truelle, et les assiettes forent des tuiles» On ne peut le méconnaître, rdilà bient la parodie des mots que la même association employait tout naturellement dans son état primitif. Malgré cette démonstration, beaucoup de firancsmaçons, beaucoup de membres de cette association des symboles, qui couTre en ce moment le monde, auraient bien de la peine à se persuader quHls sont issus d'une association <roii^ Triers*. Cela est Trai pourtant, comme il est Trai que les Charbonniers des en?iroii8 de N»»
{(les furent les initiateurs des Carbonaros de 'Italie et de la France, dont le but unique était le renyersement de toute royauté, comme il est Yrai que les Compagnons rondeurs, paisibles bûcherons, obscurs habitants des roréts, furent la souche d'une association toute politique, à* la tète de laquelle marchèrent, dit-oD, des généraux et des magistrats.
^ Au reste, comment les membres d'une association , dont les travaux sont tout spirituds et moraux, auraient-ils pu prendre le nom de
1 II pooTaU sans doute exister dépôts long-temps t en Aebor» des aitociallons d'ouvriers, plosieiirs assoelaltons secrètes, mais les ais^ei^s se rénoirent aux maf nos, oo se parèrent d» l«Dr nom, afin de ne pas élre suspects aux autorités. Il eu est de même des Carbonaros et des Feodeun. Les oUTriers, en s'anociant, n^ont q^un but, celui de se soulager entre eox; mais les hommes des conditions plus él<f?ées ne s*aMocleol pas touonrs avec des idres si restreintes. On lésait, on les obaenre^ e^ I on comprend qu'ils soient alors obliséi de se d^ut aoos ^nnes eisonsdesBomaqpd ne soûl pas leaUm.
maç0nAp qui n'était donné primîtivemetit qu^à ceux qui taiUaient la pierre, en se seryant d?june mace^ en fer ou en bois, avec laquelle .ilsi frappaient sur un ciseau en fer et acier. Qe .mace vint Je mot maçon» Les maçons des pays où la pierre était moins dure inventèreijit une sorte de marteau taillant ^^ayec lequel ils taillèrent la pierre, et le nom ^de tailleur de pierre remplaça peu à peu celui de maçon ^ que cependant ils portent encore dans plusieurs contrées.
Ainsi , les constructeurs de monuments qui , a la suite des Croisades, se répandirent en Allemagne sous la protection des moines armés * et de& moines sans armes,, se nommèrent francsmaçons (ceux qui se répandirent en France, tailleurs de pierre étran^rs et compagnons libres). Outre les francs-maçons, il y avait, et il y a encore dans le même pays, des compag^ns tonneliers^ des compagnons forgerons , etc., etc., mais ceux-ci n'ont point de rapport avec le Compagnoaage français qui nous a oc- 4xmé» et va nous occupn^ encore.
Les tailleurs de pierre étrangers, les menuisiers et les serruriers de la Liberté, se nommant tousiles compagnons iibres, vivaient unis comme de bons n'ères, et furent long-temps sans concurrents et sans rivaux. Mais une scission éclata à la fin chez les premiers; il en arrifa autant chez les seconds.
Les dissidents des deux associations furent
1 Aforw , e*e«t ainsi qo'on écrivait aicleDiusiaent le mot ■iMie*^ voyez 4e dictioDOiiire deBorel el oelui de Trévoux.
s Les cheyaUertlealODiqacs, ceux du Temple, etc.
pris 80U8 la protection de Jacques Molay, grandmaltre des Templiers. On sait que les Templiers avaient aussi apporté en France des tbrmes mystiques , et que Salomon et le temple n'étaient point oubliés dans leurs cérémonies. Jacques Molay appela donc les dissidents à lui , et en fi)rma deux nouvelles Associations : Tune de tailleurs de pierre, Compagnons passants ^ en opposition aux Compagnons étrangers ' ; l'autre, de Compagnons menuisiers et serruriers du Devoir, en opposition aux Compagnons de la Liberté «.
Le Compagnonage fut alors partagé en deux catégories bien distinctes; Tune marcha sous la bannière de Salomon , l'autre sous celle de Jacques Moiay, connu dans le Compagnonage sous le nom de Matlre- Jacques; de son titre de grand-maltre et de son prénom, on lui com-
1 0n eoDleste rarement anx Compasnons étrangers la qoalilé de Doyens da Compag^nonage. Des lerrnriers , enfants de maître Jacques, m'ont dit plusieurs fois : « nous reconnaissoof les CompaRnoni étrangers p nr nos pères en CompacpDooase. • En effeU si les enfants de maître Jacques eussent esîsté scnli, et si une fraction détachée de lenr société eût prit tout k coup» dans le douzième on treizième siècle , le nom A^ Entant de Salomon, on je me trompe, ou elle eut péri sons le poids du ridicule : on peut conclure de là quMl fallait être les premier» pour pouvoir adopter Salomon pour père.
s Les Compagnons de la Liberté ont toujours appelé' le oorp» de leur doctrine : te Ifevoir, et c'est pour cela outils Pajoutèrent par la suile an mot de Liberté, ce qni fit tompagnont du Devoir de Liberté \j» Compagnons tailleurs de pierre des deux parlis appellent aussi leurs CoJes : le Devoir, Les nos sont donc Compagnons du Devoir étranger ; les antres. Compagnon» du Devoir postant , mais on ne les nomme habiiuf llement que par les noms de Compagnons éintngees et de Compagnons passants»
posa ce nouvel assemblage de noms , qui s^harmonisait mieux à Pusage des ouvriers.
11 s'agit maintenant d'une troisième catégorie, celle des charpentiers de hautes-futaies^ou Compagnons bonariiies, dont le père Soubise est le fondateur. Celle-<;i -est la moins ancienne. Des charpentiers prétendront le contraire; il» me diront qu'ils passent avant tous les corps, et qu'ils sortent bien directement et tout d'une pièce du temple de Salomon. A cela je répondrai qu'anciennement, et surtout en Asie, on ne faisait pas usage de charpentes bien compliquées ^ par la raison que les maisons avaient là peu ou point de pente, et qu'on les couvrait par le moyen de longues et grosses poutres, qui reposaient par leurs extrémités tout simplement sur deux murs, poutres que les maçons euxmêmes se chargeaient de mettre en place ^ comme cela se pratique encore à Nîmes, a Avignon, à Marseille et dans tout le midi de la France, oîi les charpentiers sont d'une rareté extrême. Au reste, les sobriquets de lapin, de renard, de singe, que les charpentiers de hautes futaies se sont -donnés, ou ont volontairement acceptés cx)mme des noms propres, prouvent, si nous voulons donner des raisons peut-être nouvelles, mais vraies, qu'ils étaient constamment occupés, au milieu des forêts, à couper les arbres, à les équarrir et à les transporter où on devait les employer. C'étaient donc les charpentiers de hautes-futaies qui sciaient les arbres en travers et en long, et celui qui , dans ce dernier travail, était dessus comme cela se fait encore, était le sinp^e; celui qui était dessous était le renard, et l'apprenti qui faisait les
eommistioiis «t cwarait çà et là dins la êoftét était le lapia* Ces trais notns, fiorlés par des Itommee a(or« pea cîTiliité», et sans ce^sè occupés daûs les épaisseurs des bois à des travaux rudes et grossiers, ne purent feair que de la aorte. Les charpentiers de hautés^fuéaies ne jeuissaient donc pas , comme artisles ■ , de la même cansIdérâiUon que les eliarpentiers en menu, dont les travaux, portés, boisenes, meubles divers, étaient ^us apparenta et mieux appréciés. L^ charpentiers eb meau^ en arat- 4^nt davantage dans ia eiviliaation, adopté^
1 Oa nf a dit m les prenilàrei.inafioos af tôt élé ooKicnritai m b»li, le preAMr métier m. élre celui ae cbarp«iti«r> A cela Je réponds que dans l'étal sauvage « éb^reuu coiïstmisaiit ia baCte de ses Mains, \\ né peut y exUier de eharpemlen, et qift. ^aiid des hofntnes ont embrassé le métier de faieean 4e litutes, ceshoaunes ont dA faire, notre les paroU de rbabiu-
2 on, la porte, le berceau» et lous les peltls.iineuiyies de IMulêeur. Les chanyentiers , dont le notti, d'acres les meilieori ctionnaireh, dôriVè dé eftartloi, étaient trai ceei qM tniraiUaieni le bois \ ils f.ti»aient tons les oavrases ea bois ; ii tfjnUalent les coapes de foréis, lés carcasses des nnttéi. les mdibtes divers, les iustrumedjs de iransportét de labour, le» p<regses et les raies. Qnaiid la cWnisatioo «ut raffiné le gett «t reodQ cbaqne IraviM plos difficile , cet état primitif se di- Tisa eii plusieurs états. Ii y ent alors les charpentier» de baaies futaies. Tés cbarpenCiers eu mena, les éharpetitlri^ en To'rtores, tes cbarpeatieripoor les eaux. Des premiers; ^ne je eousidére «omme les ab^ltears d'arbres, sortirent tes ebarpcntiers proprement dits; des seconds \ti laisenrs de meubles; des Iroîsîèlnes, les earossiers, et dea quatrièmes, les totind^ers peutêtre. Toto ces états se sabdlvitferei/t encore et contlooeot à se subdiviser de ptats en>lus. Uti charpentier m*a dit il y a pco de temps, pour me prouTcr Tanciennetede son Coinpagnonaisè, que r«rche de Boe avait é'é faite par eux. Il s'a^fC là d*iine aie» vieflle'cbose, mais il me senrnle que cette arche devait être plotdt rœnvre des ebarpcultiers de marVue que de tous les autres, et l'on sait que les cbarpentkrs de .roariue, soumis â raptorite militaire, n^ont jamais Tait partie du Compaguooagt, 401 Tem ét9 bomkei iadependauts. J*jii faH Mi titkoiSm
rent déflnîtîyeiiient le nom de menuisiers ,. nom sous lequel je les désigaerai doréDavaoU Les charpenliers de hautes fulaies quillèrent aussi la seconde moilié de leur nom, parce que le nom de charpentier, n*élant plus porté que par eux seuls, leur suffisait. Dans les pa^s du r4ord,pays où les gros bois abondent, ils se muliiptièrcnt et se perfectionnèrent; leur état progressa de jour en jour, ils produisirent des escaliers tournants, pleins de grâce et de so'idite, des pavillons et des charpentes, chef-d'œuvre d assemblage d'art et de science. Ce fut alors que leur droit de cité fut conquis, et que le père Soubise, moine bénédictin, s'occupa d'eux, leur donna des lois et les unit au Compagnonage. Le lecteur ne doit pas être surpris de voir figurer parmi les fondateurs du Compagnonage des templiers et des bénétlictîns.Chacunlesait,les moines possédaient dans ces temps-là le dépôt de toutes les connaissances ; ils étaient les seuls savants, et leur influence sur les ouvriers de l'Europe fut grande et utile. Les trois catégories, quoique d'origines diver- . ses 9 se ressemblaient néanmoins sous beaucoup de rapports; elles avaient toutes un certain mélange ne païen, d'hébreu et de chrétien dans les. formes, et dans le fond un but louable.
ponr prouver que la pla* ou moins grande anctenoelé des étals «tait bien confase, et qu^an reste elle importait peu à la considéralioo de celui qai Texe rce. L'étal de mécanicien et Tetat de typographe sout peu anciens, vu que les machines sonl d1nveution récente, et que rimprimerie n*a pas élK découverte depuii plus de 400 ans. Il n*est cependant pas des états plus honorables ei mieux appréciés : ne cherchons donc plus la ^^**-
ératlon dans Panclenneté, mais lealemeat dans le r
t et dans rnlilllé.