‹ Le livre du fellahChapitre 76 sur 104 · Amélioration. Maladies · texte numérisé non relu

Amélioration. Maladies

du mouton le plus de profit possible, le fellah doit utiliser toutes

En résumé, pourlrer

les ressources fourragères de son exploitation, faire des provisions de fourrages, bien nourrir son troupeau et lui donner un abri là où c'est possible ; il aura soin aussi de veiller à la reproduction : ilchoisira de bons béliers, ceux bien conformés, à belle toison ; il gardera ses plus belles brebis, el petit à petit il verra ainsi son troupeau acquérir de plus en plus de valeur. L'abatage des brebis pleines est interdit.

Maladies. — Le mouton prend le piélinlorsqu'il séjourne dans

l'humidité, il faut le faire passer dans un lait de chaux. Lorsqu'il a la qale il faut le frictionner avec du jus de tabac; il est enfin une maladie la clavelée (naqgra), qui, souvent mortelle pour les agneaux, est pourtant moins dangereuse pour le mouton. La clavelée se reconnait à des boutons qui apparaissent sur la peau dans les régions dépourvues de poils. Un mouton qui a eu la clavelée est à l'abri de cette maladie pendant un certain temps.

Pour éviter aux moutons en France de prendre la clavelée des moutons algériens qu'on y expédie, on ne laisse partir des ports que les moutons qui ont été clavelisés, c’est-à-dire à qui on à donné la maladie en leur inoculant le liquide contenu dans les boutons qui recouvrent le corps des moutons atteints de cette maladie.

IL existait autrefois à Moudjebeur (Alger), une école de bergers qui avait été créée en vue de former les indigènes à l’exploitation du troupeau : on se proposait en outre d'améliorer le mouton par le choix judicieux des reproducteurs au point de vue de la laine, de la viande, etc., par la mise en pratique des bonnes méthodes de castration et d'alimentation {choix des eaux, utilisation rationnelle des pälurages, elc., etc.). Cette institution était justifiée par l'importance de l'élevage du mouton qui seul permet la mise en valeur de la plus grande partie du territoire nord africain.

RÉSUMÉ

Le fellah qui a sa demeure fixe doit donner un abri au mouton. La brebis et l’agneau doivent étre bien nourris. Le troupeau doit être conduit par un bon berger qui saura utiliser parfaitement les pâturages. Le troupeau ne doit jamais pâturer dans desterrains marécageux et ne

doit jamais sortir que lorsque la rosée ou la gelée blanche ont disparu des champs. On doit faire boire le troupeau avant de le mener pâturer dans les chaumes ; il faut lui faire boire autant que possible de l’eau fraiche. Au commencement du printemps on tond les moutons. Il ne faut pas frauder la laine. La laine sert à faire des vêtements, des tellis, des tapis, des étoffes de tentes. Le fellah améliorera son troupeau en choisissant de bons béliers et en gardant ses plus belles brebis. Les principales maladies du mouton sont : le prétin, la gale, la clavelée.

QUESTIONNAIRE

Pourquoi et comment faut-il construire un abri au mouton? A quel moment se fait l’agnelage? A quel âge sèvre-t-on les agneaux? Comment les nourrit-on? Le troupeau doit-il être bien nombreux ? Pourquoi le fellah doit-il faire des provisions de fourrages ? Pourquoi le troupeau ne doit-il pas aller dans les terrains marécageux ? Comment conduit-on un troupeau dans un pâturage ordinaire? dans les chaumes? Comment peut-on nourrir le mouton? A quelle époque se fait la tonte du mouton? Comment se fait cette opération? Pourquoi ne faut-il pas frauder les laines? Comment le fellah peut-il améliorer son troupeau? Quelles sont les principales maladies du mouton?

ENSEIGNEMENT PRATIQUE

Suivre de près comment se fait la conduite des troupeaux de moutons dans la région. Apprendre à substituer les forces ou cisailles à la faucille, Assister à la tonte et aux opérations de clavelisation.

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