‹ Le livre du jeune françaisChapitre 36 sur 116 · X. Lettres encycliques de S. S. Léon XIII, da 29 juin · texte numérisé non relu

X. Lettres encycliques de S. S. Léon XIII, da 29 juin

tion du pouvoir public s'exerce partout. Nous l'avons rencontrée dans la commune et dans le département.

Le pouvoir public a reçu une organisation qu'il faut aussi que vous connaissiez.

Des principes nouveaux ont prévalu à cet égard depuis la Révolution, c'est-à-dire depuis qu'on a tout changé en France.

Vous douteriez-vous jamais, mes petits amis, que vous êtes ou que vous deviendrez bientôt une partie de la souveraineté nationale?

Dans la théorie révolutionnaire, aujourd'hui en vigueur, le peuple, en effet, est souverain.

C'est lui qui fait et défait les gouvernements, c'est lui qui donne le pouvoir et c'est par lui que régnent les chefs d'Etat. Autrefois, on disait cela de Dieu ; aujourd'hui on le dit du peuple.

Choisissez ce qui vaut le mieux des deux !

Quand vqus serez plus grands, si vous avez bien retenu les enseignements de la religion et de la raison, vous comprendrez mieux cette parole de l'Evangile que « tout pouvoir vient de Dieu » , le pouvoir politique, comme le pouvoir paternel. Croyez, en attendant, avec les hommes les plus sages, les plus autorisés, croyez avec l'Église que le pouvoir politique mis par Dieu dans la nation est, non pas conféré, mais simplement dévolu en certains cas par la nation à tel ou tel chef, roi ou président de république, et « par ce choix, c'est le prince qui est designé, ce ne sont pas les droits de gouverner qui sont conférés* ».

Le laboureur sème, le jardinier plante : est-ce qu'ils donnent à la semence et à la graine le pouvoir de pousser? De même, le peuple peut faire un chef, mais la vertu de l'autorité vient de Dieu, principe de tout droit et de tout pouvoir,

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