‹ Le livre du jeune françaisChapitre 55 sur 116 · I. Gazeau, Hist, de France · texte numérisé non relu

I. Gazeau, Hist, de France

copie ces manuscrits que vous pourrez voir, mes enfants, dans les bibliothèques des villes et qui nous ont conservé la littérature et la science des anciens. Tout Tart, dont les bijoux et objets usuels de l'époque mérovingienne classés dans les musées, vous offrent des spécimens, tout Fart se concentre dans Téglise, appelée alors basilique, et elle est vraiment belle cette basilique des sixième et septième siècles, (c toute couverte de mosaïques depuis le pavé jusqu'au plafond, avec sa charpente apparente

3ui est brillante de pourpre et d'or, avec ses verres e couleur dans les trous de ses fenêtres, avec ses entrecolonnements en tapisserie, avec cette confession où repose le corps entier d'un martyr*. » C'est pour elle que travaillent les architectes, les sculp« teurs, les mosaïstes d'alors, et c'est par la construction de ces innombrables églises que l'art se forme et prélude aux merveilles du moyen âge.

Vous n'oublierez donc jamais, mes enfants, que dans ces commencements si troublés et si difâciles de notre histoire, la France doit à l'Église surtout sa nationalité, sa loi, sa civilisation. Elle-même a rendu hommage à cette divine influence en inscrivant en tête de sa première loi, la loi salique, notre grande loi nationale d'origine, ces paroles mémorables que vous devrez toujours retenir :

« L'illustre nation des Francs a Dieu pour fondateur : elle est puissante dans la guerre, fidèle dans la paix, profonde dans le conseil.

« Puisse le Seigneur des Seigneurs, puisse Jésus-Christ protéger leur royaume, conduire leur armée, les abriter derrière le rempart de sa foi et leur accorder miséricordieusement la paix, la foi et le bonheur.

« Voir le Christ qui aime les Francs I »

C'est ainsi que parlait la loi dans ce temps-là.

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