LA CHARITÉ ENVERS LE PROGHAIR
La fraternité humaine s*est universalisée comme rÉglise; en prenant le nom chrétien de charité, elle a transformé le vieux monde païen et enfanté le monde nouveau de l'Évançile.
La plus belle histoire que Ton puisse faire, c^est celle de la charité dans le mondes on y voit la fraternité en action.
Écoutez-la en deux mots :
Durant les premiers siècles de TEglise, les pauvres ont été assistés à domicile par des ministres spéciaux des évêques, appelés diacres. Après les persécutions, ils ont été recueillis dans de belles demeures hospitalières, divisées en autant de classes et appelées d'autant de noms différents qu'il y avait de misères à soulager.
Pour ne parler que de la France, de tels établissements pour les malades, les orphelins, les veillards, les enfants délaissés, ont continué de subsister du septième au treizième siècle, dans toutes les villes épiscopales, dans tous les centres monastiques et parfois même dans les plus humbles paroisses, où Ton n'a jamais cessé durant les âges chrétiens de soulager les souffrances, de rassasier la faim, de secourir la vieillesse, de protéger l'enfance. Et cela nous conduit jusqu'aux quatorzième et quinzième siècles, où nous voyons tant de milliers de maisons- Dieu, tant d'établissements de charité de toute sorte s'épanouir sur le sol chrétien*. De là, nous arrivons à cet admirable siècle de saint Vincent de Paul, le siècle par excellence de la charité.
Un savant, que l'on peut croire, a dit : « Au