‹ Le livre du peupleChapitre 15 sur 28 · PROCLAMATIONS · texte numérisé non relu

PROCLAMATIONS

DO PRINCE NAPOLÉOBI'-LOtJlS B01»APABTE * ' AU PEUPLE FRAIHÇAIS. ;

Français,

On vous trahit; vos intéi^éts politiques, vos intérêts' commerciaux, votre honneur, votre {gloire sont vendus ù l'étranger. '

Et par qui? Par les hommes qui ont profilé de votre belle révolution , et qui en renient tous les principes. Estce donc pour avoir un gouvemeoient sans parole^ sadi/ honneur, sans générosité, des institutions sans force, des lois sans liberté, une paix sans prospérité et sans calme, enfin, un présent sans avenir que nous avons combattu depuis quarante ans?

En 1850, im imposa à 'fat France ua gouvernement safts cofisultef ni le peuple de Paris , ni te peuple des prOfvince, ni Tarmce française; tout ce qui a été fait sans vous est illégitime. .

^ Un congrès naiioBal, élu par tQus les cito) ensi! peut

seul avoir le droit de choisir oe qui convient le mieux à la France.

Fier de mon origine populaire, fort de quatre millions de vot^qf ^4 #s^i#fe|^ i« 4^ t i^ mrttvAc^ d#tnn| vous comme représentant de la souveraineté du peuple.

Il est temps qu'au milieu du chaos des partis , une voix nationale se fosse entendre ; il est temps qu'aux cris de la liberté trahie vous renversiez le joug honteux qui pèse sur notre belle France ; ne voyez - vous pas que les hommes qui règlent nos destinées sont encore les traîtres de 1814 et de 1815, les bourreaux du maréchal Ney? ;

Pouvez-vous avoir confiance en eux?

Ils font tout pour complaire a la Sainte- Alliance; pour lui obéir y ils ont abandonné les peuples, nos alliés; pour se soutenir, ils odt^^mé (e frère contre le frère; ils ont ensangUoté nos villes » ils ont foulé aux pieds nos sympathies, nos volontés, nos droits.

Les ingrats ! ils ne se souviennent des barricades que pour préparer les fortsdétachés; méconnaissant lagrande lu^tion^ ils rompent devant les forts et insultent les foib)^s. î^iAce vieux drapeau tricolore s'indigne d'étrepluslong-!, temps entre leurs mains ! Français ! que le souvenir du gran(} homme qui fit tant pour la glojrp at la prospérité de la patrie vous ranimé ! Confiant d^ps ,1a saioieté de ma^ cause » je me présente à vous ,^ lé testament de ïempereur Napoléon d'une main (1), spn épée d'Austerlitz

(1) 'C'est^ati passage liiivànt du testament de l'Emperear que le Prince fait anugion.

Je lègve mon doaa&ne privé. (aoD MiUiooa}, moitié ^i oftcierA et S^at| (lui restent de#arnié^$ françaises qui ont combatt», defMùs 1792 jusqu'en 1815, pour la gloire et rindépçndance de la nation (la répartition en sera faite au prorata des appointei^ients d'activité], moitié aux villes et campagnes d'Alsace, de Lorraine, de

de l^uife.iiarwpi*^ Mpuw.V^ peuple vil las idé^llaé en** sanglantées de César « ilir^¥^i?| ses by|N)Grite6 opproa» seurs. Français y Napoléon est pins grand que César ; il est remblèihe de la cirilisation da xix^ siècle.

Fidèle aux maximes de Temp^rçur , je ne connais d'inérét que les vôtres, d'autre gloire que celle d'éu*e utile à la France et à rhumanité. Sans haine, sans rancune, exempt de ^esprit dé paili ^ j'appelle sous Taîgle de l'empire tous ceux qui sentent un cœur français battre dans leur poitrine.

J'ai voué moû existence à* Faccompfissement d'une grande mission. Du rocher de Sainte-Hélène, un rayon du soleil mourant a passé dabs mon âme. Je saurai garder ce feu sacré, je saurai vaincre ou mourir pour la causé du peuple.

Hommes de 1789, hommes du 90 mars ISlo, hommes' de 1830, levez-vous! voyez qui vous gouverne , voyez

Forez, Banphiné , qiH auraient Molrert de Vvne on YwXirt t»-» vasion.

U fl»«« de eefte aommf , prék^yéun naUon powla ville de Wnmam et un mUUoo popr la yU^e de Méry. Viennent ensaite plosieon dons particuliers.

300,000 francs aux officiers et soldats du bataillon de ma garde de rUe d'Elbe, actueflement vivants, ou' h leurs* veuves et enfants ,' an prerbta des appointements, et selon l'état qai sera aivêté'par' mes, e^^ettteufs testeme^taire». I^ ampuiéi on bleii^ 9iéve* ment auront le douille. ,l.'ét,at en sera arrêté par Larre^f et Mn^. mcry.

100,000 francs pour être répartis entre les proscrits qui errent en pays étrangers. Français, Italiens, eu Belges, ou Hollandais; on Espagnols» on des départements 4n Rbin , sur ordonnance le' mes exé- CQtenn lestameiitaireB.

200,000 francs pour éu^ répartis entre les amputés ou blessés grièvement de Lîgnj, Waterloo^ encore vivants, sur des états dres- ^ ses par mes exécuteurs testamentaires, auxquels seront Joints Gambronne, Larrey, Percy et Emmery, n iera donné donble à Ta garde» t|il«ilniple • cçta 4« lUe <PBtte,

Kaigte V enitlèiiie de gloire , symbble de liberté ; et cttoi* mse^l Vire la France! Vire la liberté ! » '

* ^ Sijw : NÀPOiioN.

A l'armée.

Soldats!

I^ moment est venu de recouvrer votre ancienne splendeur! Faits pour la gloire» vous pouvez moins que d'autres supporter plus long-temps le rôle honteux qu'on vous fait jouer. Le gouvernement, qui trahit nos intérêts civils, voudrait aussi ternir notre honneur militaire. L'insensé! croit-il que la race des héros d'Arcole , d'Austerlilz> de Wagram, soit éteinte?

Voyez le lion de VTaterloo encore debout sur nos frontières; voyez Huningue privé de ses défenses; voyez les grades de 1815 méconnus; voyez la Légiond'Honneur prodiguée aux intrigants et refusée aux braves; v.oyez notre drapeau il ne flotte nulle part où nos armes ont triomphé! Voyez, enfin, partout trahison, làcbeté, influence étrangère» et écriez-vous avec moi : Chassons les barbares du Capitole ! Soldats , reprenez ces aigles ' que nous avions dans nos grandes journées : les ennemis de la France ne peuvent en contenir les regards i ceux qui voua gouvernent ont déjà fui devant elles ! Délivrer la patrie des traîtres et des oppresseurs , protéger le» ' droits du peuple, défendre la France et ses alliés contre' ' l'invasion : voijà la route où l'honneur vous appelle ; voilà quQlle est vot^e sublime mission !

Soldats français, quels que S(Ment vos antôcédents, venez tous vous ranger sous le drapeau tricolore régénéré ; il est Temblème de vos intérêts et de votre gloire. La patrie divisée, la liberté trahie, rhumanilé souffrante, la gloire en deuil comptent sur vous : Vous 3^rez à la bau- ^ teur des destinées qui vous attende*

* SohtitK dé la république , soldats de Femplre , qw mon Donp réveille en vous votre ancienne ardeur. Et vous Jeunes soldats 9 qui êtes nés comme moi au bruit du canon de Wagratn, souyenez-Vbus que tous étés les enfants des soldais de Is grande armée. Le soleil de cent victoires a édtiré noute bercesÉu. Que nos liaiits faits ou notre trépas soient dignes de notre naissance ! Du haut du ciel « la grMfde ombrèdefNapoIêon guidera nos bras, et, contents de nos efiforis, cfDé ^édrrera : « Ils étaient dignes de leur^

Vtvèla Frince! vive la liberté! , . , ,

Signé : JSAveiMKé .

ÂktMns,

■it

A TOUS I1i6nneur d'avoir les premiers renversé une autorité qui, esc)ai[ç de la Sainte-AHiance, coinptométlait chaque jour dawouage notre avenir de peuple civilisé!. Le gonvemenenl de Lonis-'Phiiippe vous détestait yartieidîèremaity.bnrres Strasbourgeois, parce qu*fl déteste tout ce qui est grand, généreux, national. lia blessé votre honneur en cassant vos légions; il a froissé vos intérêts en consacrant les droits d'entrée, et «i permettant rétablissement de donanes étrangères qni paralysent votre commerce.

Strasbotir^eois voua avez mis la main sur vos blési&nfes, tous m'avez appelé au milieu de vous pouriiti.*ensemble nous vainquions et mourions pour la cause du peuple. Guidé piar vous et pur lés > a^kiats , je touche enfin, après un long exil, le sol sacré de la ^pst/ne. Ùràces TOtis ek sâiéht rendues ! Alsaciens ! mon i|om,6^t un drapeau qui doh vous rappeler de grands souvenirs ;

et ce drapeau, vou/s le savez inflexiblej 4ev«Bt te$^ptùihet t étranger, ne s^inpline ()ue dey^t ia m^jesi^ du peufile^ Hoimeufy p^trie^ liberté, yçilà jiçtj^i^ mobile >(K. nom bm. Paris, en 1890, noiis a.moiUré.fpixuqeitt m ren^ versé un gouvernement ^mpiç;. moiilM)9|ftr^i^-À'tt^ tour, comment pn consplji^dç l^s .li))^ë$ dHin ^mid

peuple. ... .. ' • .

Strasbburgeoîs ! demain 119,0$ pfç^rcb^ 39r Pfuria ptnr délivrer la capitale des traître^ ^i ,d!^ gppçefifimfs. Re^ formez Vos bataillons nationaux qui effrayaient iml {[a»*t vernement impopulaire; gardez pendant. ^oir« «absence votre ville , ce boulevart de Tindépendance de la France, aujourd'faitt tebéi'ceao der sa régénération. Que Tordre et ia paix régnent dans vos murs, et qiie le génie de la France veille ^vecypuf .$ur.;ro» remponsi

Alsaciens ! avec un grand peuple .on fait de grandes choses. J'ai une foi entière dans le peuple CraDçais.

Siqné : NiSPOLÉoiiu

Ces i^rocjiamaiiQmdât été rét>étiles dan^ tous les joiithaux, et M. t" Hoch dit jawv&caiflon : « Uy<à¥all, dans ces expressions, cette magie de parole» la* ^lis fiande ' j^^aftce de Napoléon, et capable de resspscîtn* Itnle -la! Mgi^ dies «âèi»-

venirs. »

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