‹ Le livre du peupleChapitre 18 sur 28 · PIECE W« S · texte numérisé non relu

PIECE W« S

Citadelle de Port-Louis, 19 novembre 1836.

Mon cher M..,.,

Je ne reux pas quitter TEurope sans venir vous remercier des généreuses offres de service que vous m'avez feites dans une circonstance bien malheureuse pour moi. J ai reça^V6lre lettré à la prison de Strasbourg, je n'ai pu vous répondre avant aujourd'hui. Je pars le cœur déchiré de n'avoir pas pu partager le sort de mes cofipagnons d'infottune. J'aurais vouii; être trait^. commei eux. Mon entreprise ayant échouée mes inteutiopSraypilfi é^é ignorées , mon sort ayan^ été, ipalgré moi , différent, de celui des hommi^s dont j'avais compromis l'e^ystence , je passerai , aux yeux de tout le monde, pour t^n fou | un ambitieux , un lâche. . i •

Avant de mettre té pied en France, je* m'^^i^l^ais bien , en cAs de nbn réussite , aqx deux première? qualili«atioiis. Oinini S la ir'ôisfème, éHe est par trop cfuelleî

J attends les venu pour partît*^ sur lairëgdte l'Anthoitéède^ pour New- York: Vous pouvez m*y écrire pa9le restante. Je saurai supporter ce nouvel exil avec résigna- Ifon ; mais ce qui me désespère , c'est de laisser dajfis tes fers des hommes auxquels le dévouement à ta cause na* polëonienne a été si fatal. J'aurais voulu être b seule vic^ time.

Adieu ; mbn cher M/** ; bien des choses de ma part à madame ***. Je n'oublierai jamais les marques si toucbaA** tes que vous m'avez données de votre amitié pouninoi.

Je vous embrasse de cœur^

Signé : Napoléon-Louis Bonaparte.

P. 5. Il est faux qu'on m'ait demandé le moindre serment de ne pins revenir en Europe. ' ^

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