PRÉFACE. XV
de Louis et de Marie-Antoinette reporte sa prisée sur cette longue chaîne de malheurs dont le premier anneau s'attache à son berceau; pour elle la fie n'eut point d'illusions, la hache révolutionnaire la rendit orpheline à cet âge où les impressions laissent des traces ineffaçables; mais, au milieu de ses peines cuisantes, ses yeux eurent toujours des larmes pour les peines d'autrui , sa bouché des paroles con* solantes, et sa main des dons à répandre. Ah ! que du moins les vœux des heureux qu^elle a faits arrivent à son oreille, comme les doux chants de la patrie pour abréger les longues heures de l'exil! Deux princes i, naguère assis sur un trône, maintenant bannis et calomniés, sont les objets de ses tendres soins; tous deux portent >ur leurs fronts la pieuse résignation des